Mali/Elections législatives: la synergie des syndicats de l’éducation appelle « les enseignants à renoncer au mandat de président de bureau de vote…»

20 Mars 2020 - 01:09
Mis à jour: 7 ans
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Mali/Elections législatives: la synergie des syndicats de l’éducation appelle « les enseignants à renoncer au mandat de président de bureau de vote…»
De graves menaces planent sur la tenue des élections législatives au Mali dont le premier tour est prévu pour le 29 mars prochain. Pour cause, la synergie des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 appelle « ses militantsà renoncer au mandat de président de bureau de vote, d’assesseurs et des délégués lors dudit scrutin ». -Maliweb.net- Les syndicats des enseignants changent de stratégies et passent à la vitesse supérieure. Après des semaines de grève, la synergie des syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016 appelle « les enseignants dans un communiqué à renoncer au mandat de président de bureau de vote, d’assesseurs et de délégués lors des élections législatives dont le premier tour est prévu le 29 mars ». Très critique,  la synergie des syndicats des enseignants estime que l’élection législative est un exercice démocratique dont le but est d’élire des députés répondant aux aspirations du peuple et non une manœuvre dilatoire du gouvernement à violer les lois de la République. Cet appel du collectif des syndicats des enseignants, s’il est suivi, compromet dangereusement la tenue des élections législatives. Ce, d’autant que  la plupart des présidents et des assesseurs des bureaux de vote sont des enseignants. Il serait très difficile souvent  de trouver dans certains milieux des personnes capables de faire le travail en dehors du personnel enseignant. Cette situation est d’autant plus inquiétante qu’elle intervient à moins de dix jours de la tenue du scrutin. Il faut dire que les présidents des bureaux de vote et des assesseurs sont désignés deux semaines avant le jour de l’élection. L’appel au boycott des syndicats des enseignants met l’Administration dans une situation très inconfortable. Faut-il depuis aujourd’hui procéder au remplacement de tous les enseignants ou faut-il attendre le jour-j pour réagir ? En tout état de cause, les autorités en charge de l’organisation des élections législatives doivent  désormais  revoir leur copie en mettant en place un plan B au cas où les enseignants mettront  leur menace en exécution. Ce qui n’est pas très évident. Quand on sait que la plupart d’entre eux ont vu une retenue considérable sur leur salaire pour cause de grève. Il n’est pas alors exclu que beaucoup d’entre eux rejettent l’appel des syndicats, dans la mesure où être présidents, assesseurs ou délégués lors des élections législatives leurs permettront d’avoir un peu d’argent pour arrondir les fins du mois. Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net

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Commentaires (7)

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Paysan
Paysan 7 ans
Tapez votre commentaire ici : le PM n'a pas ce privilège malheureusement.
Paysan
Paysan 7 ans
Tapez votre commentaire ici : M le premier ne peut pas abroger cette loi article 39. il faut connaître le droit pour s'impliquer dans les affaires de droit. '
Yacouba TRAORE à Paris
Yacouba TRAORE à Paris 7 ans
Il ne faut quant même pas confondre le rébellion du Nord et cel des enseignants, ce n’ est Pas du tout comparable. Les rebellions du Nord de notre Pays ont de soutiens de certains pays qui sont plus puissants que le nôtre, que ça soit en matière militaires ou politiques, donc notre pays et le gouvernement n’ont d’autre Chois que de chercher un issue par des accords. Soyons quant même raisonnable, les enseignants dépassent le borne, et en plus de cela, ils jouent avec l’avenir de notre Pays dont M le Premier Ministre ne doit pas laisser faire La justice malienne doit poursuivre les organisateurs de cette manifestation car ça ne fait que d’aggraver la crise de notre Pays.
Dolo
Dolo 7 ans
Monsieur ou habitez vous sur cette terre pour des propos de ce genre. Vous qualifiez le Mali de république bananière ou un premier ministre peu tout se permettre. Vous parlez de rébellion pour les enseignants. Ne connaissez vous pas la république de l'azawad ou le président du Mali ne peut se rendre sans autorisation des dirigeants de l'azawad qui sont traités comme des princes a Bamako. La réalité crève les yeux. Ne refendez pas indéfendable. Le réveil sera brutal. A bon entendeur salut.
kabacha
kabacha 7 ans
On ne peut pas comprendre que des milliers de militants se laissent entrainer par cela qu'eux mêmes ont choisi. Maintenant cette synergie politise le mouvement en demandant aux enseignants de refuser certaines fonctions dans le cadre des élections en ignorant qu'il y a des enseignants candidats. Il est temps que les militants prennent leur destin en main parce que leur mouvement est devenu impopulaire aux yeux de la population qui à un certain moment soutenait leur revendication.
GRÆ¥L¥0N
GRÆ¥L¥0N 6 ans
Bonjour Un peu trop de politique dans l'enseignement, ça manque de neutralité ...
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