Visite de l’Institut National des Arts (INA) : Le Ministre de la Culture et les membres du CNT s’indignent de la location de certaines salles de classe à des tierces personnes

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C’est le constat amer fait  ce lundi 7 décembre 2021 à l’Institut National des Arts (INA) suite à une visite des locaux par le Ministre de l’Artisanat, de la Culture et du Tourisme accompagné par les membres du Conseil National de Transition et des responsables du Ministère des domaines.  

maliweb.net – Cette visite fait suite à des débats que M Guindo Andogoly, Ministre de l’Artisanat, de la Culture et du Tourisme a eu avec les membres du CNT et il a jugé bon de les inviter à l’INA pour leur permettre de connaitre les réalités.

Car faisant partie du patrimoine architectural classé du Mali, l’Institut National des Arts (INA) est l’un des plus précieux témoignages de l’architecture coloniale soudanaise (le style néo-soudanais). Créé en 1933 sous le nom de l’École des artisans soudanais, l’INA assurait, à l’origine, la formation des artisans soudanais aux métiers manuels. En 1948, l’École des artisans soudanais prend le nom de la Maison des artisans du Soudan.
Après l’indépendance, en 1963, sous la première République, l’établissement prend son nom actuel avec la loi n° 63-98/ANRM du 30 décembre 1963 portant création de l’Institut National des Arts, INA. Un décret a été promulgué sous le n°04 PG-RM le 15 janvier 1964.

Pendant plus de quatre heures d’horloge, les membres de la Commission des Travaux Publics, de l’Habitat, des Domaines et des Transports ; Commission de l’Éducation, de la Culture, des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et ceux de la Commission des Finances, de l’Économie, du Plan et de la Promotion du Secteur Privé ont pu se rendre compte de la réalité et des difficultés de l’INA.

La cour de l’INA transformée en parking

Ce que l’on peut retenir de cette visite de l’INA, le constat était amer, indescriptible et inexplicable  car l’environnement dans lequel il évolue est malsain. Des commerçants ont entouré tous les abords de l’INA qui empêchent les étudiants de respirer et d’étudier.  S’interroge un membre du CNT Ramata Diaouré en colère, comment peut-on  comprendre qu’un bâtiment historique puisse avoir une partie de ces locaux louée aux commerçants… C’’est inimaginable. Comment une autorité peut tolérer cet environnement. C’est une honte pour la république. Pourquoi les autorités ne se sont pas assumées ?  En plus dans la cour des tas d’ordures, des parkings érigés par le comité AEEM de l’INA pour des motos et véhicules des particuliers , la salle de galerie est pratiquement à moitié louée à des tiers personnes .

Pour M. Niaré  de la Commission des Travaux Publics, de l’Habitat, des Domaines et des Transports, trop c’est trop. Il  va falloir résoudre tous ses problèmes  car il n’y a pas d’obstacles insurmontables, l’INA peut être dans les conditions idoines pour assurer la formation de nos enfants des futurs cadres . « Nous sommes dans une refondation de l’État. Et cela recommande que chacun s’y mette pour préserver le patrimoine de l’État, les acquis de l’État qui sont  les enfants.  La culture de demain ce sont les enfants , il faut que  ces étudiants soient dans toutes les conditions idoines,  si vous faites un tour dans les locaux, vous allez vous rendre compte que trop c’est trop.  Il va falloir revoir tout ça dans un bref délai, trouver les solutions idoines pour que l’INA retrouve ses lettres de noblesses », nous fulmine M. Niaré.

Mme Ramata Diaouré de la Commission de l’Éducation, de la Culture, des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication du CNT ajoute que l’INA ne doit pas être délocalisé comme le prévoit les autorités. « INA est ici et c’est INA qu’on doit sauver, nettoyer les alentours, l’assainir, on doit rénover cet établissement  mais il n’y a aucune raison d’aller ailleurs,  il doit être là où il est aujourd’hui, là où il a été historiquement installé… », explique-t-elle.

M. Guindo Andogoly, Ministre de l’Artisanat, de la Culture et du Tourisme très satisfait de cette  visite.  Il dira que ce constat leur a permis de s’imprégner des réalités tant à l’intérieur que dans les environnements immédiats.

« Nous avons pu remarquer que l’INA est submergé par le marché Dabanani… Les étudiants souffrent de toutes sortes de nuisance sonore, pollution dûe à des odeurs provenant des produits vendus par les occupants des alentours notamment les marchands. Il  reste à voir ensemble quelle solution envisager pour permettre aux étudiants d’étudier dans la condition plus acceptable sinon une condition décente parce que nous sommes à une ère où l’accent doit être  mis de façon particulière sur la formation…. », a conclut le visiteur.

Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net

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3 COMMENTAIRES

  1. faites les déguerpir et assurer la quiétude des lieux. Le MALI koura a un prix et cela pour tous y compris le citoyen lamda

  2. Mme ramata diouara merci pour tes propos, l état doit s assumé un point. Là où se trouve cette école des arts doit demeurer là bas avec une telle architecture, vraiment brave dame diouara du cnt je vous encourage suis le dossier et que le bon dieu vous protège.

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