Elections communales de novembre 2016 : Aucune Fanfaronnade n’amènera le Gouvernement à Organiser des Elections Communales à Kidal.

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Depuis avril 2014, c’est la  énième fois qu’on reporte les élections communales. La raison fondamentale évoquée c’est l’insécurité dans les régions du nord. Reportées à plus de trois fois, pour les mêmes raisons, quelle  mouche a piqué le Gouvernement afin qu’il se rende compte que les élections communales sont possibles désormais sur toute l’étendue du territoire. Lorsque  la date  des élections avait été fixée  pour le 25 octobre 2015, les Partis politiques avaient claironné  que l’insécurité était encore totale au nord et qu’une élection partielle au sud entraînera  de facto la division du Mali en deux Républiques à savoir le sud et le nord. Cette décision a été annulée par le Gouvernement contre la volonté du Ministre de l’administration territoriale. Ce dernier avait une longueur d’avance sur le Gouvernement et les Partis politiques. En effet, les élections pouvaient être organisées dans la partie sud du pays. Pour les îlots d’insécurité au nord l’Etat pouvait fixer une date. Mais en lieu et place des élections communales, le Gouvernement afin d’éviter un  vide juridique a préféré  s’inscrire  dans l’esprit de la constitution du 25 février 1992 et  a fait voter une loi de prorogation pour la deuxième fois du mandat des élus en poste. Cette fois-ci l’Assemblée Nationale n’a pas fixé  de date limite à cette prorogation. Elle restera en vigueur  jusqu’à l’élection  des nouvelles autorités communales.

A la faveur de la signature de l’accord d’Alger pour la paix et la réconciliation, les groupes armés ont refusé de parapher le projet d’accord sans prendre en compte  au préalable l’avis de leur population. Les recommandations issues de ces foras du nord ont amené le Gouvernement d’IBK et sous la pression de la France et de la Communauté Internationale à établir un accord subsidiaire dont l’objectif est la mise en place des Autorités Intérimaires dans les régions du nord. Après avoir vanté les mérites de l’accord d’Alger pour la paix et la réconciliation, le Gouvernement a également fait l’apologie et tous les mérites de la mise en place des Autorités Intérimaires.Malgré la saisine  de la Cour Constitutionnelle par les Parlementaires de l’Opposition Républicaine du Mali, à notre grande surprise, la Cour Constitutionnelle qui n’est d’ailleurs pas très souvent une Cour de droit a tranché en faveur de la décision du Gouvernement pour l’installation de ces autorités intérimaires . Aussi bien pour la signature de l’accord d’Alger, que pour la mise en place des Autorités Intérimaires, les fruits n’ont pas tenu le promesse des fleurs. Ces deux initiatives du Gouvernement vantées, comme étant une solution pour ramener vite la paix et éviter la guerre, n’ont amplifié  que la violence  avec une longue série d’attaques meurtrières avec son corolaire  de dizaines de victimes civiles et militaires et  les jeunes patriotes de Gao etc…

Il y a tout juste deux mois, que  de la branche armée de Kawralpulaku au centre du pays voyait le jour  avec  pour objectif  de combattre l’autorité centrale et les FAMAS. Ce groupe local au centre du pays accuse le Gouvernement d’être resté sourd aux appels des populations de cette zone centrale du Mali. Aussi, il accuse le Gouvernement d’avoir armé les bambaras de ladite zone contre les peuls. Ce groupe Kawralpulaku, en venant renforcer le Front de Libération du Macina du prêcheur Amadou KOUFA, a plus que jamais éloigné la paix dans cette zone du Mali. Les nombreuses attaques depuis la création de ce groupe peul, ont fait fuir, presque tous les maires, les administrateurs civils  qui se sont repliés sur le chef lieu de  région  Mopti. Ils essayent tant bien que mal de gérer les affaires courantes  Le Mali est à l’image aujourd’hui de la République Démocratique du Congo (RDC) où chaque région a son groupe armé. Au moment, où le Gouvernement sensibilise pour la mise en place des Autorités Intérimaires, voilà qu’un décret tombe pour fixer la date des élections communales. Le Gouvernement sait-il encore sur quel pied danser ? La confusion est totale. Il aura du mal à organiser des élections communales sur l’ensemble du territoire. La dite élection de notre point de vue se fera uniquement dans la région de Mopti sud, la région de Ségou jusqu’à Kayes. Dans  le reste du pays, l’insécurité empêchera la tenue des élections.  Kidal  ne sera pas concerné, car cette région est interdite aux   autorités  de Bamako.

IBK  lors de sa conférence de presse à Ségou, suite à sa visite officielle dans la  région en début d’année 2016, a dit pour répondre à la question d’un journaliste sur une éventuelle visite à Kidal, qu’aucune fanfaronnade ne l’amènera à Kidal. Cette phrase en dit donc long sur le statut de Kidal. Le chemin de la  paix est  encore loin pour organiser des élections dans l’Azawad.

Badou.COM

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