Participation à la Cop21 de Paris : Les efforts du Mali salués unanimement par les 54 pays africains

29 Déc 2015 - 00:57
Mis à jour: 11 ans
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Participation à la Cop21 de Paris : Les efforts du Mali salués unanimement par les 54 pays africains
L'équipe malienne, qui a participé à la 21ème session de la Conférence des parties (COP21) tenue du 30 novembre au 12 décembre passé au Bourget en France, a animé une conférence de presse, le mardi 22 décembre 2015, à l'hôtel Salam. L'objectif était d’informer les journalistes des grandes conclusions de cette Cop 21, des résultats réalisés par l'Afrique en général et le Mali, en particulier. C'était sous la présidence de ministre de l'Environnement et de l’Assainissement, Ousmane Koné. C’était en présence des membres  l'équipe qui ont honoré notre pays à cette rencontre mondiale sur le climat, sous la houlette de Aboubacar Diabaté, directeur de l'AEDD (Agence d’environnement et du développement durable) ; Dr. Modibo Sacko, point focal national ; Hussein Alfa dit Seyni Nafo, négociateur changement climatique pour le Mali et porte-parole du Groupe. Cette 21ème session de la Conférence des parties (Cop21) a eu à élaborer des grandes conclusions. Elle a aussi adopté un accord universel et ambitieux devant accélérer la lutte contre les changements climatiques mondiaux et stimuler les actions ainsi que les investissements garantissant un futur à faible émission de carbone et résilient aux changements climatiques. Cet accord dénommé ''Accord de Paris'' contient des décisions  et les éléments opérationnalisant l'accord de Paris et incluant des prévisions adoptant l'Accord de Paris ; des dispositions relatives aux contributions prévues déterminées au niveau national (CPDN) ; des dispositions devant garantir l'entrée en vigueur de l'Accord à partir de 2020 ; des éléments des décisions relatives aux dispositions pour le relèvement de l'ambition avant 2020. Ainsi, le préambule de cette décision nous enseigne «la nécessité de promouvoir l'accès universel à l'énergie durable dans les pays en développement, en particulier en Afrique, à travers le déploiement accru des énergies renouvelables ». Cet accord historique, adopté à l'unanimité par les 196 parties à la Convention Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), engage pour la première fois toutes les Nations, tant développées qu'en développement, à la lutte contre les changements climatiques sur la base du principe des responsabilités communes, mais différenciées et des capacités respectives. Il tient compte des responsabilités historiques, actuelles et futures des parties et de la différentiation entre les différentes catégories de pays. En effet, les conférenciers ont évoqué les résultats pour l'Afrique dans cette lutte, notamment le lancement des 2 initiatives continentales. Primo, l'initiative de l'Afrique sur les énergies renouvelables (IAER). Elle se donne pour objectif d'atteindre au moins 10 GW de capacité nouvelle et additionnelle de production d'énergie renouvelable ; d'ici 2020, et de mobiliser le potentiel africain afin de produire au moins de 300 GW, d'ici 2030. Les pays du G7 se sont engagés à appuyer cette initiative africaine. Dans le cadre de l'engagement conjoint pris par les pays développés de mobiliser 100 milliards USD par an d'ici à 2020 à partir de sources diverses, les pays du G7, accompagnés de l'Union européenne et de la Suède, se sont engagés à mobiliser au moins 10 milliards de dollars cumulativement pour 2015 et 2020 en faveur de l'initiative. Secundo, il y a l'Initiative de l'Afrique sur l'adaptation (IAA) lancée le 1er décembre passé par le président égyptien Al-Sissi, Coordinateur du Comité des chefs d'État africains sur le changement climatique (CAHOSCC). Pour mener à bien ses objectifs, quatre piliers thématiques ont été élaborés. Concernant les résultats du Mali, les conférenciers diront que les efforts de notre pays ont été unanimement salués par les 54 pays africains, notamment en ce qui concerne le développement des deux initiatives phares, susmentionnées et la coordination du processus de mobilisation des ressources ayant conduit à un engagement de plus de 10 milliards de dollars US de la part des pays du G7, de l'Union européenne et de la Suède. En outre, notre concitoyen Hussein Alfa dit Seyni Nafo, Négociateur changement climatique pour le Mali et Porte-parole de l'équipe a été désigné Chef du Groupe des négociateurs africains (GNA). Il a remplacé un Soudanais pour un mandant de deux ans. Aussi, avec cette présidence de Seyni, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, accède au Comité des Chefs d'État africains sur les changements climatiques, en tant président du pays ayant la charge de conduire les négociations pour le continent au niveau des experts. Seydou Karamoko KONÉ

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Commentaires (88)

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Huther
Huther 11 ans
Je me suis réjouis à l’idée que les Africains aient décidé de parler d’une seule voix lors de cette conférence. Assurément, si les dirigeants avait décidé de parler d’une seule voix, c’est qu’ils mesuraient la portée cette conférence au profit de l’Afrique. Cela a permis aux plus grands pollueurs mondiaux que sont les grandes puissances industrielles mondiales d’avoir un œil regardant sur l’Afrique qui subit impunément de leurs actes.
Le bourgeois
Le bourgeois 11 ans
Aujourd’hui, grâce à des travaux scientifiques de plus en plus précis, on peut dire avec certitude que le climat change et qu’une part importante de ce dérèglement est liée à l’activité humaine. Cependant, il a fallu beaucoup de temps avant qu’un cadre international pour la lutte contre le changement climatique ne soit réellement mis en place. La COP 21 a permis de donner une réponse sur le problème du réchauffement climatique à travers la conclusion d’un accord plus contraignant.
Mandé Diarra
Mandé Diarra 11 ans
Contrairement aux autres conférences sur le climat, la COP21 a eu pour objectif de définir les mesures à prendre pour contenir le réchauffement climatique global de la planète à 2 degrés d’ici à 2100, limite au-delà de laquelle ses conséquences risqueraient d’être irrémédiables.
Blanchard
Blanchard 11 ans
Le bouleversement climatique est une réalité en général dans le monde entier et en particulier l’Afrique qui en fait les frais sans toutefois être un continent plus industrialisé. En effet, la COP 21 a permis de trouver un accord plus contraignant qui obligerait les nations les plus pollueurs de dédommager les nations les moins pollueurs.
Soumagourou Kanté
Soumagourou Kanté 11 ans
Lors de la conférence de la COP21, j'ai fondé un grand espoir en cette conférence sur le climat parce qu’elle favorisera à de nombreux pays en développement comme le nôtre d’exiger dans ce cadre un soutien financier et technologique pour réduire leurs émissions et faire face aux impacts déjà ressentis.
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