Nomination des deux Commissaires de la CREE : Le copinage décrié

    3

    Dans notre livraison du 07 février dernier, nous avons évoqué dans un premier temps, des incohérences dans le procédé de l’avis d’appel d’offres, secundo, des rapports « étroits » qui lieraient le Président de la CREE, M. Moctar Touré et le magistrat de la Cour Suprême, M. Oumar Sénou (qui ne dispose d’aucune expérience en la matière et dont le statut ne permet même pas de postuler à ce poste de Juriste à la CREE); le cabinet Koni-Expertise dont le Directeur serait un ami de longue date, tout comme l’ancien Ministre Ouane qui n’aurait ménagé aucun effort pour conforter Moctar Touré à demeurer à son poste. Ainsi, nos investigations nous ont permis de comprendre primo que : – les rapports du Président Moctar avec ce magistrat ne datent pas de maintenant (à en croire nos informations) et dont il doit sa désignation suivant un « avis » de la Cour Suprême, secundo, que le cabinet « Koni-expertise » n’a pas respecté l’avis d’appel d’offres à cause de ses relations jugées « trop étroites » avec le patron de la CREE, celui-là même qui est à son troisième mandat si l’on en croit des spécialistes qui n’arrivent pas à comprendre son décret de nomination abrogeant celui de feu Amadou Tandia, démissionnaire seulement quelques mois après sa prise de fonction. Votre journal a tenté de comprendre pour vous.

     

     

    Nomination de Moctar Touré en remplacement de Amadou Tandia démissionnaire

    « Si aujourd’hui, la CREE est au devant de l’actualité, cela est du au fameux appel d’offres lancé par le cabinet « Koni-Expertise », très proche de l’inamovible Président Moctar Touré, peste un fin connaisseur. Tenez-vous bien, la désignation de deux Commissaires Juristes et Economistes a jeté de l’huile sur le feu. Et pour cause, il s‘avère selon nos investigations que les textes de la CREE ont été foulé aux pieds pour satisfaire un « ami ». De nos jours, la sélection d’Oumar Senou comme Commissaire Juriste, non moins Administrateur civil, est interprété comme une sorte de renvoi de l’ascenseur au magistrat de la Cour Suprême qui aurait joué un grand rôle dans la désignation de Moctar Touré en 2002, en remplacement d’Amadou Tandia, démissionnaire, quelques mois après sa prise de fonction.

     

     

    Les trois mandats de Moctar Touré…

    D’abord, le mandat de feu Amadou Tandia, n’a durée que quelques mois avant qu’il ne démissionne.

    Selon le décret N°02-364/P-RM du 15 juillet 2002, portant nomination d’un membre de la Commission de Régulation de l’Electricité et de l’Eau (CREE), a dans son article premier signifié que : « M. Moctar Touré est nommé membre de la Commission de Régulation de l’Electricité et de l’Eau en qualité d’Ingénieur Electricien ».  Mieux, le même décret dans son article 2 abroge: « les dispositions du décret N° 01-450/P-RM du 24 septembre 2001 en ce qui concerne M. Amadou Tandia, sera enregistré et publié au journal officiel ». Ce décret signé de l’ancien Président ATT, du Premier Ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani, le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, M. Hamed Diané Séméga, du Ministre de l’Economie et des Finances, M. Ousmane Issoufi Maïga.

     

     

    Le second mandat de 2006/2011

    Après avoir exécuté le mandat de feu Amadou Tandia de 2002 à 2006, voilà que Moctar Touré, travaille d’arrache-pied à sa reconduction mais cette fois-ci c’est avoir son premier mandat puisque celui qu’il vient de terminer ne compte pas. Ainsi, le 20 septembre 2006, le décret N°06-403/BIS/P-RM, portant renouvellement de mandat des membres de la CREE. Donc, il a été reconduit en même temps que M. Demba N’Daw, Commissaire ingénieur hydraulicien et M. Seydou Camara, commissaire analyste financier.

     

     

    Le troisième mandat de trop

    Il est intervenu le 03 novembre 2011 portant renouvellement de mandat de membre de la CREE suivant le décret N°2011-735/P-RM. Mais il s’avère que le décret N°06-403 BIS/P-RM du 20 septembre 2006, portant prorogation de mandat de membres de la CREE, alors qu’il s’agit de renouvellement. Et ce décret a été signé par M. Habib Ouane que certains accusent d’avoir pesé de tout son poids pour que le locataire de Badalabougou, non moins Ingénieur électricien, demeure à son poste malgré qu’il y avait des candidats, commissaires de leur état qui était mieux indiqué compte tenu de leur expérience. No comment ! A l’époque les stratagèmes mis en place ont été dénoncé, en vain puisque, le Président Moctar Touré sera reconduit même si le décret 735 du 03 novembre 2011, parle de prorogation de mandat. « Ce qui n’est pas juste si l’on se refait au décret 403 du 20 septembre 2006 », explique un connaisseur.

     

     

    Les rapports avec « Koni-Expertise »

    Selon nos informations, les rapports entre le Président de la CREE et le cabinet de Konimba Sidibé, ne datent pas d’aujourd’hui. Et pour cause, indiquent-t-on, les deux personnages se connaissent. Ils ‘avère aussi que tous els recrutements à la CREE ont été effectué par ce cabinet. A titre d’exemple, ils ‘avère que l’appel d’offres pour recruter un Commissaire analyste financier, a été déclaré infructueux, ensuite, repris pour recruter un candidat pourtant  déclaré pas conforme. Un acte qui a été qualifié en son temps de « jeu trouble » par des spécialistes du secteur de l’électricité et de l’eau.

     

     

    Enfin, il faut dire qu’en respectant l’appel d’offres, le magistrat Sénou ne devrait même pas être retenu sur la liste de candidature compte tenu de son statut à fortiori être désigné par le cabinet « Koni-Expertise » gagnant face à trois mastodontes dont : le juriste maison de la CREE, le chef du département juridique d’EDM S.A ainsi que un cadre de l’Inspection d’EDM S.A. Au moment où nous bouclons cette édition leur plainte en bonne et due forme se prépare et sera défendue par des téméraires du droit au Mali.

     

     

    Ainsi, s’ouvrira la seconde bataille pour le Président, le magistrat de la Cour Suprême qui a déjà pris fonction. De chaudes empoignades en perspectives. Il reste à savoir si le Président de la CREE pourra supporter les assauts lui, qui après nos révélations, à en croire nos sources, est paniqué et met la pression sur son personnel afin de savoir les tenants et aboutissants de ce scandale.

    A suivre !

    Bokari Dicko

     

    Commentaires via Facebook :

    PARTAGER

    3 COMMENTAIRES

    1. Ne me dites que vous ne saviez que les recrutements se passent ainsi. Soit par copinage ou au plus offrant.

    2. Prrrrrrrrrr ! … du n’importe quoi ! 🙁 …

      Très peu de journalistes maliens ont la capacité de faire du journalisme d’investigation. Tout le monde sait comment ça se passe.

      Ceux qui en veulent à Moctar Touré écrivent eux-mêmes leurs accusations, puis, ils paient les journalistes pour publier tout ça dans les journaux. :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

      • Mon frere Broulayi,
        Ces acussations sont-elles fondees ou non? Les capacites du journaliste ne me semblent pas importantes ici.Il a denonce des pratiques nefastes qui sevissent dans notre pays. Il appartiendra a M. Toure, a Koni Entreprise et autres d’ user de leurs droits de reponses ou de poursuivre le journaliste pour diffamation.

    Comments are closed.