Vente de 48 hectares à Koyan N’Golobala à Niono : Le Maire Moriba Coulibaly serait-il aux arrêts ?

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Rappel des faits. En réponse à des lettres du maire de la Commune urbaine de Niono,  le PDG de l’Office du Niger, à l’époque, Amadou Boye  Coulibaly,  donnait son accord, dans la lettre du 19 septembre 2011 à M. Moriba Coulibaly pour l’attribution d’une superficie de 56,5ha à repartir en deux lots pour non seulement la gestion des problèmes d’inondation mais aussi d’extension de la ville de Niono. Dans la même démarche, il était prévu de partager 48 ha entre le village de N’Golobala et la route butimée RR23. 8,5 ha de vergers situés au nord du collège ATT de Niono. Estimant que le droit n’a pas été dit, le Collectif des exploitants maraichers et fruitiers de Niono a fait appel. Comme s’il s’attendait un peu à cette décision du juge, le Collectif avait, le 30 janvier dernier, adressé des correspondances au Bureau du Vérificateur Général, au Premier Ministre et au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, afin d’attirer leurs attentions sur les pratiques peu orthodoxes du maire de la ville de Niono. Celles-ci consistent à vendre des parcelles comme des petits pains, et sur le dos de la mairie qui ne bénéficie que d’une portion congrue de la manne financière découlant de la vente illicite des lots. Des exemples sont énumérés dans les correspondances aux autorités citées ci-dessus. Ainsi, un particulier a fait condamner le maire à lui rembourser 3 millions de FCFA qu’il avait empochés à l’issue d’une vente peu orthodoxe de quatre lots. Le Préfet de Niono, Seydou Traoré, convaincu que le maire Moriba Coulibaly s’adonne à des pratiques frauduleuses et illégales dans le morcellement et la vente des parcelles, dans une correspondance en date du 6 février 2014, soit 24 h avant l’audience du Tribunal, a sommé l’élu communal d’arrêter ses agissements. Dans ladite lettre, on peut lire ceci: «Monsieur le maire de la commune urbaine de Niono, il me revient de constater que la commune urbaine de Niono a entrepris des travaux de lotissement dans le secteur de Koyan N’Golobala. Mieux, que des montants seraient perçus à titre de frais d’édilité en dehors de toute base juridique. En conséquence, je vous invite à mettre fin à ces pratiques et à vous conformer à la règlementation en vigueur». L’ampliation de ladite correspondance est faite au Gouverneur de la région de Ségou et au percepteur de Niono. Malgré cette correspondance du Préfet de Niono, 24 h avant l’audience du tribunal, la justice a tranché le contentieux en faveur de l’indélicat maire. D’où l’appel du Collectif  des exploitants maraichers et fruitiers et la saisine du Bureau du Vérificateur Général, du Premier Ministre et du Ministre de la Justice. Ainsi, au regard des charges méticuleusement présentées contre lui, l’étau est en train de se resserrer autour de l’élu communal Moriba Coulibaly. Car, depuis jeudi dernier, il serait interpellé au niveau du tribunal à Bamako pour répondre des faits à lui reprochés. Aux dernières nouvelles, il serait à la prison centrale de Bamako. D’autres sources nous informent aussi qu’il aurait payé une caution pour pouvoir recouvrir la liberté provisoire. Nos tentatives pour rentrer en contact avec le maire Coulibaly ont été vaines. A suivre !

Paul N’GUESSAN

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