Litige foncier : Scènes d’émeutes à Moribabougou

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Depuis le mardi 26 décembre, Moribabougou est en ébullition. Dans cette commune du cercle de Kati et située à la périphérie de Bamako, les jeunes manifestent contre la démolition de plus d’une centaine de maisons, selon nos sources, par Binta Sémega. Cette dernière, une riche dame, veut, coute à coute et avec le concours des forces de l’ordre, récupérer 400 ha qui, selon elle, l’appartiennent. « C’est donc à des véritables scènes de guérilla urbaine, des scènes d’une violence inouïe, auxquelles on assiste ici depuis mardi entre les jeunes et les forces de l’ordre », indique, joint par téléphone, un jeune de Moribabougou.

Routes coupés, pneus brulés, fumée âcre prenant à la gorge, activité économique au ralenti suite à la fermeture du marché, fermeture des services administratifs…C’est les scènes pittoresques que décrivent les témoins de « l’insurrection » des jeunes de Moribabougou.

Depuis le mardi dernier, les jeunes de ce quartier situé à quelques kilomètres de Bamako mènent un bras de fer avec les forces de l’ordre. L’élément déclencheur, selon nos sources, est l’obstination de Binta Sémega, de raser plus d’une centaine d’habitations de Moribabougou pour, dit-elle, récupérer ses 400 ha de terres. « Elle est venue avec des bulldozers et un important dispositif sécuritaire, plus de 200 gendarmes, pour complètement raser plus d’une centaine de maisons qui se situent, de son avis, sur ses terres. Les jeunes se sont donc farouchement opposés à son projet de démolition. Sur le site, il y a au moins 4 châteaux d’eau, d’une valeur de 4 millions de FCFA chacun, qui ont été démolis. Cela est inadmissible. Les gens ont investi des millions dans ces habitations. On ne peut se lever du jour au lendemain pour anéantir leurs investissements », a indiqué, joint au téléphone, Mohamed Adama Kéïta, un habitant de Moribabougou et témoin oculaire des événements.

Encore hier, mercredi 27 décembre, la tension était palpable dans le quartier où les jeunes restent déterminés à empêcher la démolition des habitations. Pour un retour au calme, les jeunes exigent l’intervention du président de la République ou du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Affaires foncières, Me Mohamed Ali Bathily. Ce dernier doit d’ailleurs, selon nos sources, rencontré aujourd’hui, le jeudi 28 décembre, les maires de Moribabougou et de N’Gabakoro droit, et les chefs de village de la zone afin de trouver rapidement problème à ce énième litige foncier au Mali.

M.K. Diakité

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11 COMMENTAIRES

  1. CHERS AMIS NE RACONTEZ PAS N’IMPORTE QUOI. SI ON A L’ARGENT ON PEUT BIEN AVOIR 500 Ha. CE N’EST PAS UN CRIME. CE QUI EST UN CRIME, C’EST PRENDRE CE QUI NE T’APPARTIENT PAS MAIS AUSSI INVESTIR SUR LE TERRAIN D’AUTRUI ET EN FAIRE UN ARGUMENT. MÊME SI TU INVESTIS 1 MILLIARD SUR LE TERRAIN D’AUTRUI CELA NE FAIT PAS DE TOI LE PROPRIÉTAIRE DU TERRAIN. ÇA AUSSI IL FAUT LE DIRE. SOYONS VIGILANTS QUAND ON ACHÈTE UN TERRAIN.

  2. Le maire de moribabougou Diarra Diarra est un grand bandit. Cette dame est une voleuse de terre aussi. Elle est folle ou quoi quand elle seule veut s’approprier de 400 ha ? Elle croit qu’elle ne va pas mourir bientôt? Le ne peut pas avancer avec ces gens jamais.

  3. ” (…) trouver rapidement problème à ce énième litige foncier au Mali. ”

    Attention, DIAKITE, je crois qu’il faudrait surtout ”trouver rapidement” SOLUTION à … au lieu de PROBLEME, sinon on ne s’en sortira jamais (sourire …). Et auquel cas, je vous rebaptiserez DIALLO.

    C’est le NEVEU des FOULAH.

  4. Comment se fait il que dans un Etat serieux une personne peut se targuer 400 ha à elle seule. Et qui est la personne habilité à octroyer 400 ha à une personne au Mali ?
    Vraiment il temps grands temps que l’on mette de l’ordre dans le domaine foncier au Mali sinon attendons le pire. Il est temps que les autorités coutumières, religieuses et Etatiques s’engagent à assainir le domaine foncier, combler toutes les lacunes et insuffisances de la legislation foncière et prevoir des mesures draconiennes aux eventuelles contrevenants.
    sinon ce que nous observons au Mali est loin d’être le signe de la BARAKA.
    QU’ALLAH SAUVE LE MALI

  5. ON N’ACHÈTE PAS UN TERRAIN N’IMPORTE COMMENT ET AVEC N’IMPORTE QUI. MÊME SI ON EST DANS L’URGENCE, PRENEZ LE TEMPS DE VOUS INFORMER LÀ OÙ IL FAUT. MALHEUREUSEMENT LE MALIEN AIME LE DJENIKAGNIMI. ET DANS LA PLUPART DES CAS ON PERD LES DENTS.

  6. La Propriétaire de ces 400 ha de terres, était où quand ces maisons ont été construites sur son domaine… ?
    Pourquoi, les propriétaires de terrains à Bamako et dans ses environs, laissent toujours leurs terrains en friches…, attendent que des Gens en aient besoin et y construisent, pour enfin se manifester… ? Ne peuvent-ils pas intervenir avant et éviter ces constructions anarchiques… ?
    Même l’ETAT Malien, laisse des promoteurs indélicats et des particuliers construire sur ses propres domaines, pour ensuite envoyer des démolisseurs…
    Aussi ces promoteurs immobiliers et les particuliers qui envisagent des constructions, ne pourraient-ils pas prendre le soin de se renseigner sur la situation d’un terrain avant de vouloir en prendre possession… ? Même s’il n’y a pas de Cadastre au Mali, prendre le soin de se renseigner, ça peut vous éviter des problèmes…
    Je ne comprends pas cette attitude des uns et des autres. Tous ces drames sont évitables, si les Gens sont de bonne foi… !

      • Il peuvent s’adresser à l’administration, la Mairie et la Préfecture… Si malgré tout ça, personne veut vous mettre sur la bonne voie. Faites constater votre démarche par un Huissier de justice assermenté…

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