Mali: qui est la katiba Serma, cible d’une opération antiterroriste?

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L’opération antiterroriste menée par Barkhane en début de semaine vers Boni, dans le centre du Mali, visait la katiba Serma.

L’état-major français des armées ne commente pas à ce stade, mais le raid d’envergure mené en début de semaine dans le centre du Mali a mobilisé forces aériennes et troupes au sol, selon plusieurs sources sur place.

En tout cas, c’est visiblement la katiba Serma qui était l’objectif des soldats français qui ont visé l’une des « bases arrière » du mouvement. Cette katiba porte le nom d’une forêt au sud de Boni où se cache cette cellule jihadiste qui a prêté allégeance au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans.

La katiba Serma est présente dans la région de Douentza depuis 2012. Elle prend racine alors que la communauté peule est déchirée par des conflits sociaux. Certains groupes sollicitent alors la protection du Mujao, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest.

Aurélien Tobie, chercheur au SIPRI, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, revient sur la naissance de cette katiba :

Il y a eu une sorte de vide (…) qui a été rempli par l’émergence de nouveaux groupes jihadistes, notamment la katiba Macina et la katiba Serma.

L’organisation de la katiba Serma reste très mystérieuse. On ne connaît pas son leader. Difficile également d’évaluer ses capacités opérationnelles ou le nombre de ses combattants. Des sources sur place affirment qu’ils viennent essentiellement de Boni et Mondoro. Leur action reste surtout locale : assassinats ciblés, enlèvements, menaces.

Néanmoins, des combattants peuls venus du centre du Mali ont pris part à des opérations terroristes d’envergure comme la dernière attaque de Ouagadougou, la capitale burkinabè, en mars 2018, ou encore Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire. C’est sans doute ce qui aura attiré les forces françaises dans la région alors que la menace terroriste se déporte de plus en plus vers le Burkina.

Par RFI Publié le 09-01-2019

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1 commentaire

  1. La France dont les actions sont relayées par RFI connait parfaitement qu’ils ne pas de djihadistes mais des peulhs indépendantistes du Macina derrière lesquels se cachent de lâches cadres libertins qui n’ont jamais voulu se découvrir. Mais au fond, ils sont nus comme des vers de terre.

    La katiba Serma n’est en fait pas une katiba au vrai sens du terme. Elle est une fabrication de l’élite peule de la région de Mopti. On peut citer entre autres : Pr Aly Nouhoum Diallo, Col. Ismaîl Cissé, Me Assane Barry etc… En temps opportun la liste complète des commanditaires ainsi que le projet de texte seront diffusés en facsimilé tels que mis sur la toile. Les internautes se souviendont que le projet de création de leur Association et la liste complète de ses animateurs n’ont fait q’une seule journée sur la toile. Il a mytérieusement disparu. Ils se sont ravisés certainement de l’erreur qu’ils ont commise en son temps ces lâches. Ces cadres se réunissaient à Boni pour ourdir ce complot. Ils le fabriquaient sur le dos de l’Etat malien qui leur a tout donné. Sous le régime de Alpha Oumar Konaré, ce satan de Aly N Diallo était le Président de l’Assemblée Nationale du Mali donc la deuxième personnalité. Le pays était dans les difficultés avec l’invasion djihadiste et le coup d’Etat de Amadou Aya Sanogo. Ces comploteurs peuhls ont choisi cette période critique de la vie de Nation pour lui porter un coup au dos en revendiquant clandestinement un territoire. Parallèlement à Amadou Kouffa qui ne partage d’ailleurs pas leur projet, ils se sont lancé dans le jeu.

    Un journal de la place avait signalisé entre 2013 et 2015 le débarquement d’armes à partir d’un hélicoptère affrêté pour la cause à Boni. L’Etat ne contrôlait pas, toute cette partie et ses représentants avaient quitté la zone.

    Les autres cadres de la région de Mopti ne sont des idiots. Ils suivaient toute la péripetie de leur complot contre les autres ethnies que les peulhs considèrent comme des noirs donc des sous hommes. Tout le monde sait que Mopti est habité par les peulhs, les bambaras, les bozos, les dogons, les sonrhaïs, les dafings…

    La katiba Serma (Association pour le Salut du Sahel) est alimentée par les peulhs de Boni, Mondoro, de Kèrèna, balkèrè, boulkessi et douma. C’est en 2017 avec l’appel du chef de village de Nawadiè suite à la mort dans un guet-apens posé par ses sujets contre un chasseur de Gondogourou que ces gens qui opéraient sur l’axe Douentza-Gao en passant par Hombori ont commencé à faire leur incursion dans Séno. Le fils du chasseur qui était derrière son père sur la moto a miraculeusement échappé a reconnu les comploteurs. Il est revenu dans le village peulh pour se venger. Le chef de Nawadiè est allé chercher ses compères de cette katiba qui, jusqu’à présent, ne connaissaient pas cette contrée du Séno pour le venger (une vingtaine de morts). C’est ainsi qu’une vingtaine de hameaux de Tolodiè a été détruite. Les habitants trouvés ont été tués. Les cases, les greniers pleins de mil ont été brûlés. Les animaux sur pieds ont été abattus.
    Les peuls de cette contrée : Karakindé, Bodowal, Naye, Binedama, Bombou, Diankabou, Séguemaran, Madougou et Sourindé sur l’instigation des cadres de Diankabou encouragés par cette présence pour rentrer dans la danse en rasant une dizaine de villages entre avril et juin 2018.

    C’est en mai 2018 que le premier village dogon a été complètement rasé : Sèrèmè avec 26 dogons brûlés vifs. Cette tuerie que le PM Soumeylou Boubeye MAIGA a vue a passé sous silence comme si ce sont des porcs qui été abattus à l’abattoir. Aucune opinion qu’elle soit nationale ou internationale n’en a fait cas. Seule une image des maisons et greniers calcinés a été montrée à la Télé. Il y a morts et morts. Les organisations des droits de l’homme qui sont en train de piailler connaissent-elles le nombre de dogon tués. Nous les informons que c’est le double de morts peulhs. Voilà la réalité sur le terrain. Allez-y vérifier au lieu dire qu’un élu peulh a dit ceci ou cela.
    Les Dogons ont été agressés pour les faire partir du Séno. Mais ils ont résisté héroiquement en s’orgasisant.
    Toutes les bombes artisanales posées, les véhicules braqués et les assassinats ciblés des personnalités dogons et sonrhaies sont l’oeuvre de ces peulhs de kèrèna, douma, boni… installés dans cette forêt de Serma.

    Le PM, les Gouverneurs qui se sont succédés à Mopti, les chefs d’Etat-Major et toute la hiérarchie militaire ont toujours été informés que les conflits dans les cercles dogons sont perpétrés par les peulhs et non par des djihadistes. Des juggestions ont été formulées par les dogons en avril 2018 appelant le Gouvernement à détruire ces bases peulhs auquel cas tous les conflits vont prendre fin. Mais ils n’ont pas été entendus. Aujourd’hui les conséquences sont là. Elles sont désastreuses pour l’Etat et pour les populations vivant dans cette Région de Mopti.

    On ne peut pas être plus spécialiste que celui qui dans sa chair ce conflit entre populations qui ont vécu des siècles sans un seul conflit communaire enregistré.
    Monsieur le Premier Ministre, les commanditaires de ce conflit intercommunautaire sont connus alors agissez pour que le pays retrouve la paix.

    Vous savez très bien que les dogons n’agressent jamais mais ils peuvent énergiquement riposter. Un dicton ne dit-il pas que la chèvre ne mort pas mais si on l’oblige il le fait.

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