Situation humanitaire au Nord du Mali : Plus de 2 millions de personnes dans le besoin

25 Jan 2016 - 00:04
Mis à jour: 11 ans
66
Situation humanitaire au Nord du Mali : Plus de 2 millions de personnes dans le besoin
Désenclavement du nord : La Phase 1 coûtera 236 milliards de F CFA
La situation humanitaire se détériore davantage au Mali. Une situation qui est due, en plus d’importantes problématiques structurelles avant la crise, au conflit armé et l’occupation des régions du Nord en 2012. Selon le dernier rapport d’OCHA, 2, 5 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire dans les zones affectées par le conflit au Mali. OCHA tire, ainsi, la sonnette d’alarme sur la détérioration de la situation humanitaire au nord du pays où la situation sécuritaire demeure précaire malgré la signature de l’accord de paix en juin 2015.   Dans son rapport 2016 sur les besoins humanitaires au Mali, OCHA dresse un tableau peu reluisant du cadre de vie des populations vivantes au Nord du Mali. Selon le rapport, 2 550 000 personnes sont en situation d’insécurité alimentaire parmi lesquelles, 2 235 000 personnes sont en insécurité alimentaire modérée et 315 000 sont en insécurité alimentaire sévère au nord du Mali. « Le conflit armé et l’occupation des régions du Nord en 2012 ont fortement contribué à la détérioration de la situation humanitaire au Mali où d’importantes problématiques structurelles existaient avant la crise. En effet, la population, estimée à 17 819 000 en 2015, subissait déjà les conséquences de crises nutritionnelles et alimentaires répétitives. Ces insuffisances structurelles ont été encore aggravées par l’insécurité persistante et les mouvements de populations liées au conflit », note le rapport. Ces problématiques, ajoute le rapport, sont plus accentuées dans les régions du Nord où la situation sécuritaire demeure précaire malgré la signature de l’accord de paix en juin 2015. Selon le rapport, la région de Tombouctou est en urgence nutritionnelle avec un taux MAG à 17,5% et de MAS à 3,5%, ce qui nécessite des interventions d’urgence afin de sauver des vies. Par ailleurs, le retour de l’administration et des forces de sécurité n’est toujours pas effectif dans plusieurs localités. « Les dernières enquêtes, évaluations et analyses des clusters font état de l’accès encore limité des populations à l’eau et aux services sociaux de base. En outre, la poursuite des hostilités dans certaines localités de ces régions jusqu’en septembre 2015, le banditisme récurrent, ainsi que le nombre croissant d’attaques portées à l’encontre des acteurs humanitaires, ont entrainé la réduction significative de l’accès humanitaire aux populations dans le besoin. », lit-on dans le rapport.   Situation sécuritaire précaire OCHA signale que malgré la signature des accords de paix en juin 2015, des attaques asymétriques entre groupes armés et des conflits inter et intracommunautaires persistent. « Cette situation affecte non seulement la sécurité des populations, mais aussi le relèvement immédiat de ces communautés qui demeurent très vulnérables. » Elle contribue, ajoute OCHA , notamment, à la contamination des zones où ont lieu les combats et où résident ces populations. Ainsi, la présence de restes explosifs de guerre et les activités des groupes terroristes, qui s’effectuent particulièrement à travers l’utilisation d’engins explosifs improvisés  continuent à menacer des vies humaines sur l’ensemble du territoire.  La volatilité du contexte sécuritaire a un impact significatif sur l’accès humanitaire et le modus operandi des humanitaires, particulièrement dans les régions de Gao, Mopti et Tombouctou. « Certaines zones encore sous contrôle des groupes armés restent peu accessibles aux acteurs humanitaires privant ainsi les populations d’accéder à l’assistance dont elles ont besoin. », explique le rapport.  Selon le rapport, les régions de Gao, Kidal, Tombouctou et Mopti (Youwarou,Tenenkou et Douentza) sont celles où les besoins sont les plus importants. « Elles constituent non seulement des zones particulièrement vulnérables aux aléas du changement climatique, mais elles sont aussi lourdement affectées par le conflit. » les humanitaires ont des problèmes pour accéder aux personnes dans le besoin malgré efforts fournis. Et pourtant, les conséquences de la crise sont encore perceptibles et les besoins en assistance humanitaire restent importants. Et Parmi les besoins immédiats exprimés par les personnes déplacées, retournées et rapatriées, note le rapport, l’accès à un abri occupe une place importante. Les populations retournées et rapatriées retrouvent leur logement dégradé à leur arrivée. Ils sont le plus souvent dans l’incapacité de reconstruire leur logement par leurs propres moyens et de reconstituer les biens ménagers volés ou détruits. Madiassa Kaba Diakité      

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (66)

User
Maraka
Maraka 11 ans
Si tous ces chiffres avancés par cette institution sont avérés,il faut vraiment dire que y a feu à la demeure. Mais les plus grands responsables de cette situation au nord Mali sont les groupes armés qui trainent les pas pour aller à la paix pour forçant ainsi les populations de cette zone à vivre dans des condition bizarres.
Ambassadeur
Ambassadeur 11 ans
La paix est la seule chose qui garantisse le bonheur et l'épanouissement de tout population. Les groupes armés doivent arrêter de prendre les populations du Nord en otage pour leur permettre de bénéficier des bienfaits de l’État pour leur permettre de vivre heureux.
Soundjata
Soundjata 11 ans
" Certaines zones encore sous contrôle des groupes armés restent peu accessibles aux acteurs humanitaires privant ainsi les populations d’accéder à l’assistance dont elles ont besoin." Effectivement, il faut que les groupes armés facilitent l'accès aux acteurs humanitaires afin qu'ils volent au secours de la population dans le besoin. Le faisant, c'est poser un acte humanitaire.
Asma2014
Asma2014 11 ans
" Ces insuffisances structurelles ont été encore aggravées par l’insécurité persistante et les mouvements de populations liées au conflit " Tout à fait. En effet, les flux de migratoire des population vers les zones sûres à cause de l'insécurité grandissante au Nord explique cette situation. En plus de l'appui des organisations humanitaires, il faut que les autorités et les groupes armés trouvent une réponse à l'insécurité dans le Septentrion condition d'une amélioration humanitaire et alimentaire.
Bouchra
Bouchra 11 ans
La recrudescence de l'insécurité dans le septentrion empêche les organisations Humanitaires à avoir accès dans cette zone. Du coup, cela affecte la situation alimentaire laissant les populations de cette partie dans le besoin. Il est temps et grand temps d'ailleurs que les parties signataires trouvent une solution à cette précarité humanitaire afin que la population vivant dans cette zone ait le minimum vital.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (137)
  • Nfp (116)
  • Sylla (43)
  • Kankan (42)
  • Citoyen dumonde (23)