Lettre ouverte aux chefs d’état de la CEDEAO

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Messieurs les Chef d’Etat de la CEDEAO,

Nous exprimons toute la gratitude du Peuple malien pour Vos initiatives et efforts inlassables à la recherche d’une solution négociée à la crise de gouvernance que traverse le pays. Cela est à Votre honneur de mandataires des peuples frères, voisins ou distants, qui ont souci du Mali.

Le Peuple malien est un peuple digne et mature, même si cela ne s’est pas toujours reflété dans les attitudes et comportements de certains de ses dirigeants accidentels et animateurs de l’Etat. Pour preuve, depuis plus d’une dizaine d’années, une crise de confiance règne entre les populations maliennes et leurs gouvernants. En règle générale, le discrédit avéré de la chose politique frappe tous ceux qui sollicitent des suffrages, supposés ne venir aux affaires que pour se servir, en bandes organisées, au lieu de servir la Nation.

Depuis l’arrachée sanglante de la démocratie pluraliste, en 1991, le pays, sous la 3è république, replongea peu à peu dans les eaux troubles de la corruption et de la délinquance financière, de la gabegie et des abus en tout genre. Le système vomi, balayé au prix du sang, se remit en place en toute impunité. Un pourrissement allant jusqu’à transformer le jeu électoral en un grand marché ou tout s’achète : achat de conscience ; vente aux enchères des voix d’électeurs ; trafic de cartes NINA et de cartes d’électeurs ; vices d’invalidation des votes ; achats des présidents et assesseurs des bureaux de vote pour la falsification des résultats ; achat des juges électoraux ; et, comble de dissolution : l’achat aussi de la voix des élus à l’Assemblée Nationale.

Ces vices et travers n’ont, certes, pas commencé aujourd’hui. La mal gouvernance a conduit à une crise profonde de société, où plus personne n’a confiance en rien. Seul l’argent finit comme maître du jeu, et tout est bon désormais pour en gagner : mentir, arnaquer, détourner, voler et même tuer. Pendant ce temps, d’énormes budgets sont décaissés et demeurent sans trace. Une criminalité transfrontalière a germé et prospéré au pied de cette gouvernance mal propre, avec son lot d’argent sale, d’argent facile, de fraudes en tout genre, de blanchiments et d’excès dans la débauche. On peut difficilement faire plus dans la malédiction. Combien de fonctionnaires et d’officiers milliardaires avez-vous dans vos pays respectifs ? Le cas du Mali défraie la chronique. Trouvez-vous cela normal pour un pays combien éprouvé, en guerre ?

Ma première question, Messieurs les Présidents, peut-on construire une nation sur la base de tant d’inconscience et d’insouciance de ceux qui président aux destinées de la collectivité ? Sans Vous manquer de respect, allez-vous admettre que cela se passe dans vos pays respectifs ?

Je voudrais que Vous daigniez Vous pencher sur le cas incontournable de Kidal, comme l’a évoqué S.E. Mahamadou Issoufou au Sommet du G5 Sahel en septembre 2019, à Ouagadougou. On admet aisément que c’est devant toutes ces injustices découlant d’une mal gouvernance chronique, aggravée au plus haut point par les pesanteurs d’un environnement hostile, que nos frères de l’Adrar ont à nouveau pris les armes contre l’Etat des prédateurs et fossoyeurs, se soldant par un conflit fratricide horrible, regrettable, avec des pertes de vie d’innocents, des violences qui endeuillent encore nos communautés.

L’usage des armes, autant le dire, est à mon avis un extrême désapprouvé. Des éléments étrangers mus par des intérêts inavoués sont venus greffer aux revendications de cette lutte d’intégration nationale des considérations raciales, sécessionnistes, religieuses et, n’ayons pas peur de le dire, le narcotrafic. Qu’a fait le régime d’Ibrahim Boubacar Kéita pour résoudre cette question de Kidal, vitale pour les Maliens ? Vous avez la réponse.

Les Maliens sont déçus. Le manque de crédibilité de nos hauts responsables, Vous en êtes des témoins privilégiés et même des premiers indignés. Cette situation affecte l’image de notre pays, la dignité de tout un peuple et de ses représentants, humiliés, de ses citoyens travailleurs honnêtes devenus la risée du monde. Non. Cela, nous n’allons plus l’accepter, plus jamais !

A présent, je m’en vais vous dire pourquoi j’ai décidé de Vous adresser cette lettre ouverte. La voix des Maliennes et des Maliens, de l’intérieur et de la diaspora, ne semble pas bien entendue. La demande de démission du Président IBK ne se fonde guère sur la seule mal gouvernance comme telle, difficile à évaluer en soi. Monsieur Kéita est accusé de fautes graves, pour lesquelles il doit répondre devant la loi. Ce qui est légal et constitutionnel.

  1. Ibrahim Boubacar Kéita s’est rendu coupable de parjure, en violant son serment, en violant la Constitution et en violant la séparation des pouvoirs. Des faits actés.
  2. Ibrahim Boubacar Kéita s’est rendu coupable de forfaiture et de haute trahison, en signant un accord de défense sans l’aval de l’Assemblée Nationale, document comportant des clauses restrictives sur la souveraineté de défense. Toutes choses qui l’ont bloqué (selon ses propres aveux) dans sa volonté d’équipement de notre Armée en moyens aériens. Comme si cela ne suffisait pas, Chef suprême des Armées, il a tenté de soustraire à la justice ses proches corrompus mis en cause dans des détournements par surfacturations et achats de matériels inopérants (avions cloués au sol, blindés factices.. .). Il aura à jamais sur la conscience la mort de nos milliers de soldats sacrifiés, livrés à la boucherie, et la souffrance de leurs veuves et orphelins, délaissés, abandonnés.
  3. Ibrahim Boubacar Kéita s’est rendu enfin coupable de crimes de sang, en ayant recours de manière illégale à la force antiterroriste, FORSAT, pour réprimer des manifestations pacifiques, d’abord à Sikasso, et maintenant à Bamako, et cela continue ailleurs, faisant 23 morts et plus de la centaine de blessés ; sans oublier les près de 15000 victimes civiles et militaires, au Nord et au Centre du pays, et quelques 400 villages détruits. Le régime poursuit malencontreusement les intimidations et arrestations de leaders du Mouvement, dont des

jeunes patriotes. Cela est inadmissible.

Je vous épargne le recours faits aux techniques des casseurs infiltrés et briseurs de grève pour confondre et discréditer le Mouvement M5-RFP, en saccageant des biens publics et privés. Les preuves existent et seront versés au dossier judiciaire. Nos consignes de nonviolence sont attestées, et les thèses de débordement, fumeuses.

Messieurs les Chefs d’ Etat,

Vous projetez de venir en terre africaine du Mali, chez Vous, c’est Votre droit, et Vous serez les bienvenus, l’hospitalité pour nous étant sacrée.

Vous voulez qu’ensemble, en famille, nous puissions dialoguer davantage afin de trouver une issue honorable et pérenne à cette révolte populaire, car il ne s’agit pas d’un mouvement d’opposition, même si des opposants y sont. Pour nous, l’issue doit être juste pour être durable.

Nous avons entendu de vos émissaires que le départ du Président de la République est une ligne rouge à ne pas franchir. En fait, Vous pensez pouvoir demander au Peuple malien de ne pas poursuivre et démettre son élu à la magistrature suprême, alors qu’il a manifestement violé la loi et la Constitution dont le Peuple l’avait fait gardien. Qu’est-ce à dire ?

En somme, on voudrait nous imposer d’accepter le parjure, la forfaiture et la haute trahison, les assassinats délibérés. Je n’ose commenter pareille audace car nous Vous respectons. Mais, pourquoi se dote-t-on alors de lois ?

Au nom de quoi, un Chef d’Etat serait-il au-dessus des lois pour ne pas répondre des fautes gravissimes commises par lui, quand la loi a souverainement prévu la poursuite et la sanction ?

Certains parmi Vous ont encore l’estime de nos peuples, prenez donc garde à ne pas Vous compromettre à vouloir sauver coûte que coûte un des Vôtres. Ce serait grave, car ce n’est pas une question de personne. Votre solidarité doit être au bénéfice exclusif de nos populations et non s’avérer une complicité syndicale contre elles.

Si cela ne Vous dissuade pas de Vous engager dans une mission formelle, à l’issue connue, malgré la répression programmée qui ne saurait être la solution, nous prenons à témoin les peuples frères de la CEDEAO et d’Afrique et l’opinion internationale. Aucun Président n’a à craindre un soi-disant “syndrome malien”, tant qu’il n’enfreint pas gravement aux lois de son pays. Les lois nous protègent tous, ou du moins, c’est ce qui se doit.

Nous reprochons au nôtre sa gouvernance et celle de son régime, et dénonçons son incompétence et les frasques inacceptables de son clan. Mais, c’est surtout pour les accusations fondées de préjudice à la Nation, comme exposées plus haut, qu’il est appelé par le Peuple malien à rendre sa démission. S’il persiste, nul doute que le Peuple saura décider de son sort.

Un nouveau jour se lève sur le pays de Modibo Kéita, l’espoir de la renaissance du Mali. Que nul ne s’y méprenne pour tenter de le briser. Une conférence souveraine prendra en compte les attentes de toutes les composantes nationales. Nous ne désespérons pas de voir nos parents de Kidal regagner au plus vite leur place dans la république débarrassée de la mauvaise graine dans les Institutions dévoyées. Avec toutes nos familles réunies, y compris la Diaspora forte de plus de 4 millions d’âmes, nous rebâtirons, dans la paix des cœurs, notre Nation porteuse de son destin africain d’humanité et de dignité.

Le Mali nouveau, MALI KOURA, sera encore plus beau de sa mixité métissée, plus fort de la foi commune, plus riche de sa diversité et plus prospère, à jamais terre africaine d’accueil.

Par Cheick Oumar Sissoko, cinéaste

 

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9 COMMENTAIRES

  1. Bamake
    Il vous arrive de jeter un regard sur la gestion des autres pays francophones depuis la chute du mur de Berlin?
    Faites le, vous allez vous apercevoir qu’ils ont en commun une CORRUPTION EXPONENTIELLE.
    Les deux premières puissances économiques de L’UEMOA ,la côte d’ivoire et le Sénégal,sont particulièrement dénoncés par leurs citoyens.
    Ils ont en commun aussi d’avoir dupliqué la LOI FONDAMENTALE de la république française.
    Les prédécesseurs d’IBK passent pour des héros car, malgré la corruption exponentielle, ont posé des actes.
    DANS UN ENVIRONMENT DE CORRUPTION EXPONENTIELLE, ILS ONT MAINTENU L’ÉCONOMIE DEBOUT,CONTRAIREMENT À MOUSSA TRAORÉ, COMME LE FONT AUJOURD’HUI LA CÔTE D’IVOIRE ET LE SÉNÉGAL.
    Les actes de développement d’AOK et d’ATT sont connus.
    Peut on en dire d’IBK en sept ans d’exercice?
    LA MAUVAISE GOUVERNANCE EST PLUS ONÉREUSE QUE LA CORRUPTION a dit un économiste tunisien dont le pays aussi fait face à une LOI FONDAMENTALE inadaptée,donc une corruption des hommes politiques dénoncée par la population.
    En d’autres termes, il faut respecter les règles de fonctionnement de l’État.
    LE MANDE MASSA pense qu’il est au dessus des règles de fonctionnement.
    Sa première décision a été de puiser dans les caisses de l’État pour l’achat de l’avion présidentiel alors que cette dépense n’était pas prévue dans la LOI des finances.
    Durant son exercice du pouvoir,c’est la règle édictée par le clan présidentiel qui était de vigueur bloquant plusieurs investissements, décourageant même les investisseurs.
    À t’on connu ça avec ses prédécesseurs de l’ère démocratique?
    Ce qu’on a reproché à ALPHA OUMAR KONARE et à AMADOU TOUMANI TOURE est fait à tous les chefs d’État de l’Afrique francophone.
    Cette corruption qu’on n’ arrive pas à maitriser n’est pas propre au Mali.
    En moins de dix ans de pratique de pouvoir en côte d’ivoire d’ALASSANE ,L’UNION EUROPÉENNE A RÉVÉLÉ DES MILLIARDAIRES DANS L’ENTOURAGE DU PRÉSIDENT QUI N’AVAIENT RIEN AVANT QU’IL N’ACCÈDE AU POUVOIR.
    Les POUVOIRS successifs du Sénégal ont eu leurs milliardaires dans la classe politique.
    Le cas du frère de M.SALL a fait l’actualité au Sénégal.
    Et pourtant ces deux pays sont considérés bien gérés par les occidentaux comme l’étaient les gestions d’AOK et d’ATT.
    On n’arrive pas à lutter contre la corruption à cause du pouvoir énorme donné aux hommes politiques dans la gestion de l’État.
    IBK, en plus de la corruption, gère mal l’État.
    C’est tellement grave qu’il affronte une situation inédite.
    Ce n’est pas la corruption qui explique l’échec patent d’IBK, mais son incompétence à gérer l’État expliquant plusieurs chefs de gouvernement en un temps record.
    IBK a été élu pour mettre fin à l’insécurité alors qu’il a été incapable de réformer l’ARMEE MALIENNE.
    Tant que l’ARMEE MALIENNE n’est pas reformée, elle ne peut pas faire face à l’insécurité.
    Pour ce travail, il faut un cadre de qualité c’est-à-dire animé d’une conviction de servir son pays,pas des cadres qui viennent s’enrichir comme cet ancien ministre des finances de MOUSSA TRAORÉ.
    Cinq ministres de la défense en un quinquennat montre éloquemment qu’Ibk n’était pas taillé pour la fonction.
    Ça complique le travail des hommes sur le terrain.
    Ce qu’on a tout le temps constaté.
    IL FAUT BEL ET BIEN SE RÉFÉRER AUX PRÉDÉCESSEURS D’IBK EN TERME DE GESTION DE L’ÉTAT.
    Ils ont bien géré l’État, contrairement à IBK, mais affaibli par une corruption exponentielle.
    Ce n’est pas à l’homme politique de lutter contre la corruption car obligé de collaborer avec certaines personnes qui ne sont intéressées que par les marchés de l’État pour sa réélection.
    Seul un pouvoir judiciaire indépendant lutte contre la corruption.
    Il faut le rendre possible pour permettre aux juges d’harceler permanemment les hommes politiques qui collaborent avec les hommes d’affaire pour financer leurs activités politiques.
    On voit l’exemple en Israël dont le premier ministre est constamment harcelé par les juges pour une affaire de pots de vin.
    En Italie ils ont fini par incarcérer BERLUSCONI.
    C’est cette procédure qu’il faut mettre en place au Mali, au lieu d’espérer qu’un homme politique va lutter contre la corruption.
    ALASSANE OUATTARA ne peut pas arrêter des personnes qui l’ont accompagné pendant ses moments très difficiles,mais les juges indépendants peuvent.
    Il en est de même de M.SALL incapable de poursuivre ses alliés au risque de perdre les élections,mais les juges indépendants peuvent.
    On a tendance à déterminer le bilan de nos présidents par leurs volontés de lutter contre la corruption, comme si elle est l’essentiel de la gestion de l’État.
    L’essentiel pour un homme politique, c’est l’application de son programme.
    Ce travail concerne deux des trois POUVOIRS :le legislatif et l’exécutif.
    Lutter contre la corruption et d’autres vices condamnables doit concerner le pouvoir judiciaire.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

  2. ARRETEZ DE REVER , IBK NE PARTIRA PAS CAR IL A LE SOUTIEN DU MALI PROFOND. CHEICK OUMAR SISSOKO QUI A EGALEMENT 75 ANS ET EST ANCIEN MINISTRE N’A DE LECONS DE PROBITE ET DE MORALE A DONNER A PERSONNE. QUE LE MOUVEMENT DU 5 JUIN CHERCHE DONC LE POUVOIR PAR LES VOIES DEMOCRATIQUES ET NON A TRAVERS UN COUP DE FORCE DEGUISE QUI NE PASSERA JAMAIS DANS NOTRE PAYS. NUL DOUTE QU’AVEC CES ENERGUNEMES ASSOIFFES DE POUVOIR , LE MALI IRA A LA DERIVE . PUISSE DIEU NOUS PRESERVER DES DESSEINS FUNESTES DE CES ISLAMO-POLITICIENS !

    • C’est lui le premier voleur , le projet qu’il a eu à diriger a été fermé faute de sa gestion calamiteuse aucun de ces bandits ne sera accepté encore comme responsable, on vous a compris bande de malhonnêtes.

  3. Très pertinente vôtre analyse monsieur le ministre . j’espère que vous serrez d’accord avec moi qu’aucun Régime n’est parfait . c’est vrais IbK a fauté comme les autres régimes précédents , peut-être il a fait pur mais reconnaitrons qu’il est aussi arriver en pleine crise c’est dire à un moment ou le pays n’avait pas toute son l’autonomie . pour terminer je dirais que tout ce qui réclame aujourd’hui son départ sont comptable de la situation que vit le mali aujourd’hui ( les leaders politiques ). réclamons les dents du panthère à lui celui qui a manger sa tête .

    • Si ces manifestations n’affectaient la stabilité et les fondements mêmes de mon pays j’allais dire que c’est bienfait pour IBK qui, le premier est allé chercher le concours des religieux pour accéder au pouvoir. L’homme doit s’importer des bornes dans la recherche de ses intérêts. Quant à Cheick Oumar SISSOKO; Mahamoud DICKO et compagnies, ils sont assoiffés de pouvoir et aveuglés par leur idéologie respective.
      En 2013, tout le monde connaissait IBK. Dicko a profité de sa position d’imam pour induire les gens en erreur (pas moi parce que je travaille avec mon propre cerveau) et ensuite il veut foute le pays une second fois en demandant d’enlever IBK par la force. Entre celui qui fout et celui qui casse tout, le choisi d’une personne soucieuse du devenir de son pays est vite fait. Comme IBK pense qu’on apaiser le Diable, sinon il doit envoyer tous ces casseurs pourrir en prison.

  4. Excellente lettre. Espérons que les chefs d’Etats des pays amis vont comprendre le sens de cette lettre. Je vois mal comment on peut sauver ce régime rejeté par le peuple. Autant expliquer au Vieux qu’il ne s’agit pas de fauteuil mais de la survie du peuple.

  5. Merci M. le Ministre Cheick Oumar SISSOKO de cet brillant exposé. Votre lettre est celle du Mali democratique , sans IBK et son régime qui ont plongé notre pays dans l’abîme. Nous allons accueillir nos frères africains qui viennent au secours du Mali. La sortie de crise passe nécessairement par la démission d’IBK. Soyons unis la victoire est certaine . Ce qui vient de se passer à Bamako et dans plusieurs localités maliennes , illustre la mal gouvernance décrétée par cet homme depuis son élection en z013.

  6. “… le pays, sous la 3è république, replongea peu à peu dans les eaux troubles de la corruption et de la délinquance financière, de la gabegie et des abus en tout genre. Le système vomi, balayé au prix du sang, se remit en place en toute impunité. Un pourrissement allant jusqu’à transformer le jeu électoral en un grand marché ou tout s’achète : achat de conscience ; vente aux enchères des voix d’électeurs ; trafic de cartes NINA et de cartes d’électeurs ; vices d’invalidation des votes ; achats des présidents et assesseurs des bureaux de vote pour la falsification des résultats ; achat des juges électoraux ; et, comble de dissolution : l’achat aussi de la voix des élus à l’Assemblée Nationale… ” … ///…

    :
    La situation est si désespérée qu’on en est à regretter les Régimes Modibo KEITA, Moussa TRAORE et Amadou Toumani TOURE… !

    C’est dire si ça va… !

    Dieu sait combien le Régime de chacun de ces Trois Présidents était honnis en son temps…

    D’ailleurs, les Régimes de tous trois ont été, soit balayés par un Coup d’ETAT, soit par un Soulèvement populaire ayant conduit à un Putsch.

    Le Président actuel a tellement déçu que par désespoir, les Gens simples et même des Intellectuels en sont à faire passer les Prédécesseurs de IBK pour des Héros, des références quoi. C’est dire où en est le morale des Gens… !

    Or si ces trois prédécesseurs de IBK avaient été bons, nous n’en serions pas là. Dans un pays dévasté par la mal gouvernance, les rebellions sans fin qui ont amené une criminalité jusque là inconnue de notre culture…
    Un pays dont la Population ne connait plus la Justice et l’Egalité sociale de traitement devant les lois du pays, les Devoir de Citoyen et les Droits Humains de chacun…

    Si les trois Prédécesseurs de IBK étaient des bons exemples de bonne Gouvernance, le Mali ne connaitrait pas l’explosion de criminalité et d’insécurité qui stressent les Maliens aujourd’hui.

    De grâce qu’on arrête de se référer à ses prédécesseurs…

    Mais plutôt que nos Elites réfléchissent à un nouveau Mali avec une Gouvernance plus responsable, plus soucieuse de Justices sociales.
    Une Gouvernance qui soit consciente de l’enclavement de notre pays. Qui mette en place les moyens pour le Développement socio-économique de notre pays en commençant par l’Education Nationale par l’Ecole.
    Et la Réussite possible pour tous par cette Ecole…

    Une Gouvernance qui veille à ce qu’on ne monte plus les Peulhs contre les Dogons et vice versa… Ou les Peulhs contre le reste du Mali et vice versa…
    Qu’on ne monte plus les Touaregs, les Arabes et les Sonkgoyes contre les Autres Populations du Sud du pays et vice versa…

    Une Gouvernances qui amène nos Frères Touaregs, Arabes et Sonkgoyes, à comprendre et accepter que nous sommes tous sur le même bateau-Mali, un même Peuple. Un pays dans une Région du monde à la Géographie et au climat difficile et impitoyable. Nous en avons hérité, nous n’en sommes pas responsables. Mais si nous le voulons, si nous faisons l’effort nécessaire nous pourrons nous le rendre vivable.
    Si le bateau-Mali coule, nous coulons tous avec…

    Disons, non au racisme.

    Non à l’ethnocentrisme.

    Non à la perpétuation des inégalités sociales.

    Non à l’ostracisme.

    Vivement le Mali pour nous tous.

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