Le cas Bathily ou un précédent d’Etat

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Le ministre des domaines n’a pas daigné mâcher ses mots à Koutiala, lors d’une récente sortie sur la grande problématique de Ras Bath, son fils biologique comme il le défend bec et ongles.  Et en dépit des attaques au vitriol contre le pouvoir, Me Bathily estime que son enfant ne se trouve que dans son rôle et que c’est son devoir de vérité qui lui vaut des tracasseries judiciaires de la part de ‘Pourti’, le sobriquet donné par le chroniqueur à son collègue Garde des Sceaux. Ce faisant, le ministre Bathily est pour le moins pris en défaut sur son devoir de solidarité envers l’équipe gouvernementale dont il demeure un membre. Pour un chef d’inculpation se rapportant à la démoralisation des troupes armées, en effet, un membre du gouvernement devrait faire le choix entre soutenir la position du gouvernement ou rendre le tablier. Au lieu de quoi, l’ancien ministre de la justice attend paisiblement que l’initiative de sa destitution vienne des hautes autorités. Il aura attendu en vain car sa posture n’aura pas déclenché le remaniement tant annoncé. Le cas Bathily devient ainsi un précédent d’autant qu’un ministre n’a jamais aussi défié l’Etat de l’intérieur sans coup férir.
Et dire que cela se passe avec un homme à poigne de la trempe d’IBK.

Le président Moumini Guindo soupçonné de délit d’initié

Le tout nouveau président de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite se trouve dans le viseur du Syndicat national des administrateurs depuis le déclenchement de la grande polémique autour de la loi instituant ce nouveau instrument répressif. En fouillant ainsi dans l’histoire de M. Moumini Guindo, les adversaires ou détracteurs de la commission qu’il dirige ont pu découvrir ce qui leur semble un délit d’initié ou un libre service. C’est par lui en effet, en sa qualité Secretaire général du ministère de la justice, qu’est passée toute la procédure d’élaboration des textes de la nouvelle structure finalement avortée. Il serait donc au fait de tout leur contenu en termes d’avantages et autres. De quoi expliquer les soupçons d’un positionnement pour les récupérer en tant que président, a confié une source proche de Syntade, en ajoutant que l’ancien Segal du département de la justice devrait normalement être disqualifié pour le poste même si les autorités n’avaient pas renoncé à l’application de la loi. S’y ajoute que les contempteurs dénoncent également son accession à la fonction par nomination alors que la structure est supposée  indépendante.

Association des voisines d’Ami

Les Maliens ont l’imagination très fertile lorsqu’il s’agit de profit. Tenez, depuis quelques jours, le catalogue des mouvements associatifs s’est enrichi à Bamako par une association dites des «Voisines et amies de la Première Dame». On ignore les objectifs et buts que peuvent viser une telle initiative atypique mais, à en croire nos sources, ce n’est point pour protester contre les désagréments causés par la famille présidentielle à son voisinage de Sebenikoro. Pour preuve,
l’organisation connaît une existence légale avec récépissé à l’appui. Puisqu’il s’agit des interêt de la famille présidentielle, les autorités chargées de le faire n’ont visiblement pas retenu l’inconséquence d’une association d’autant peu utile que son existence ne peut être que circonstancielle.
A moins qu’elle ait été encouragée par la Première Dame elle-même en vue de poser les jalons d’un second bail de la famille avec Koulouba.

La Rédaction

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