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sam 8 Mai 2021 - 17:13
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Au Mali, le pouvoir dominé par les militaires fixe la présidentielle à début 2022

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Les autorités de transition maliennes dominées par les militaires ont fixé jeudi à début 2022 des élections présidentielle et législatives, réitérant leur engagement à rendre le pouvoir aux civils à l’issue de ces scrutins.

Les premiers tours de la présidentielle et des législatives auront lieu le 27 février 2022, et d’éventuels seconds tours respectivement les 13 et 20 mars, a précisé lors d’une conférence de presse le ministre de l’Administration territoriale, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga.

Le chef de l'ex-junte militaire au Mali, le colonel Assimi Goïta (au centre), lors d'une conférence de presse, le 22 septembre 2020 à Bamako. Il est aujourd'hui vice-président du pays.
© MICHELE CATTANI Le chef de l’ex-junte militaire au Mali, le colonel Assimi Goïta (au centre), lors d’une conférence de presse, le 22 septembre 2020 à Bamako. Il est aujourd’hui vice-président du pays.


Ce double scrutin s’inscrit “dans le cadre strict du respect de la durée de la transition, c’est-à-dire 18 mois”, a-t-il souligné.

La présidentielle et les législatives seront précédées le 31 octobre par un référendum qui doit permettre une révision de la Constitution, longtemps promise mais jamais concrétisée.

“Cette date tient compte du temps nécessaire (à partir d’avril) pour mener des consultations, élaborer le projet de Constitution, l’adopter par le Conseil national de transition (CNT, qui fait office de Parlement), et enfin son adoption par référendum”, a expliqué M. Maïga.

Des élections régionales et locales sont également prévues le 26 décembre, a aussi indiqué le ministre.

L’annonce d’un calendrier électoral était attendue avec une impatience croissante par la communauté internationale et faisait l’objet de nombreux débats depuis des mois à Bamako, notamment sur la capacité ou la volonté des autorités de transition à les organiser.

Sous la pression notamment des pays d’Afrique d’Afrique de l’Ouest, les colonels qui ont renversé le 18 août 2020 le président Ibrahim Boubacar Keïta avaient mis en place en septembre-octobre dernier des organes de transition (présidence, Premier ministre et gouvernement, organe législatif) et s’étaient engagés à rendre sous 18 mois le pouvoir à des dirigeants civils élus.

En février, dans son discours de politique générale, le Premier ministre du gouvernement de transition, Moctar Ouane avait tâché de rassurer: “Tous les moyens seront mis en œuvre pour organiser, dans les délais convenus, des élections libres et transparentes”, avait-il affirmé devant le CNT, dirigé par un militaire putschiste.

Les partenaires internationaux du Mali, qui avaient au bout de quelques semaines pris acte du renversement du président Keïta et de la création de ces nouvelles institutions, au nom de la stabilité nécessaire dans un pays miné par la guerre depuis une dizaine d’années, ont récemment remis un coup de pression sur les hommes forts de Bamako.

– ‘Test décisif’ –

Au Conseil de sécurité de l’ONU début avril, les Etats-Unis ont réclamé un “calendrier définitif confirmant les dates du processus électoral”.

“Ces élections représentent le test décisif de la transition actuelle et une étape nécessaire vers le retour du Mali à la règle constitutionnelle”, a déclaré lors de la même réunion le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix.

“Nous encourageons les autorités de transition à accélérer les préparatifs en vue des élections de mars 2022”, avait dit l’ambassadrice française adjointe à l’ONU, Nathalie Broadhurst. Paris combat depuis 2013 les jihadistes au Sahel, avec actuellement 5.100 hommes. Ils y bénéficient depuis 2017 du soutien de la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Tchad, Burkina Faso, Niger).

Outre les défis institutionnels, le Mali comme ses voisins nigérien et burkinabè sont pris dans un tourbillon de violences. Des groupes jihadistes — certains affiliés à Al-Qaïda, un autre à l’organisation Etat islamique — ont essaimé sur le terreau fertile d’une absence de l’Etat dans les immenses zones rurales, de la corruption et des nombreuses exactions des armées nationales.

Des milices, parfois auto-proclamées d’autodéfense et parfois soutenues par les Etats, se sont également montées. Dans un rapport publié mardi, une coalition citoyenne d’ONG de la sous-région s’inquiétait que les “premières victimes” de ce conflit étaient les civils. Le nombre de civils tués “n’a jamais été aussi élevé qu’en 2020”, selon ce rapport.

ah/siu/hba

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4 COMMENTAIRES

  1. Assimi Goïta a dit que les jeunes colonnels n’ ont pas droit à l’erreur , je préciserai des erreurs telles que :
    1- donner le pouvoir à des civils qui vont répéter les scénarios des trente dernières années .
    2- en donnant la gestion du pays aux civils , ne pas jouer le rôle de garde fou ou d’ épée de Damoclès pour obliger les civils à la bonne gouvernance !
    Je pense que le Mali a besoin d’ une forme de démocratie basée sur ces deux conditions .
    Je pense que les jeunes colonnels sont des stratèges pour assurer ces deux conditions !
    En tant que patriote et n’ étant pas milliardaire , ceci est ma contribution .
    Que DIEU sauve le Mali !
    96172701

  2. Les civiles ont fait disparaître le malin au plus de son histoire, ce pays à besoin de tout ces enfants. Arrêtons de mettre ce genre de titre.

  3. If Mali previous government plus legislature had been as reliable as members plus former members of military have proven to be in what they have acknowledged would be their governing actions Mali would not be undergoing 2022 election. Mali would have stable government that is transparent, accountable plus well focussed on pursuing security plus development goals. Mali need leader who have sense of urgency required to manage terrorists problem by military domination, lead by example plus do great job at intermingling delivery of first class security with perpetually upgrading living conditions plus development.
    Mali need president who have been touched by Julu spirit Negroids possess when we led Mongol Empire in times of Mansa Kankan Musa. A time when we had great friends plus others lined up to kiss our ass if we let them.
    Where is that leader?
    Henry Author Price Jr aka Kankan

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