Gouvernance IBK dans le creux de la vague : La menaçante levée du bouclier social

10

La laborieuse réélection d’IBK à Koulouba n’a apparemment pas fini de faire des vagues. Avec pour corollaire, des actes de défiances du Premier ministre, des gouverneurs et d’alliés religieux du pouvoir. Le duo IBK-Boubou Cissé saura-t-il venir à bout de cette nouvelle phase de la crise qui secoue le pays ?  

Maliweb.net Sous une forme menaçante de désapprobation de la gouvernance du pays, des populations ne cessent de se soulever ces derniers jours à divers endroits pour défier l’autorité de l’Etat. Tombouctou, Kati, Kayes, Gao, Bougouni,          Bandiagara etc, des jeunes protestent, bloquent la voie publique, ou menacent de s’en prendre à l’autorité publique pour se faire entendre.

C’est ainsi que les semaines dernières pour plaider en faveur du lancement des travaux de certaines routes, des milliers de jeunes sont montés au créneau pour défier le pouvoir. Certains sont allés jusqu’à demander publiquement la démission du Premier ministre et de son gouvernement. Doit-on pousser le bouchon aussi loin pour une simple histoire de travaux de construction de routes ? N’y a-t-il pas derrière ces manifestations, qui semblent contagieux, des velléités cachées de contestation même du pouvoir, dont on sent la légitimité plutôt fragile ? Aucune hypothèse ne doit être négligée, mais tout semble indiquer qu’il y a une grande soif de dialogue et de discussions entre gouvernés et gouvernants. Comme un besoin de dialogue approfondi sur les insuffisances et les mécontentements au sein des populations. IBK a-t-il cette analyse de la situation ? Rien n’est moins sûr ! Car, interrogé sur le besoin de discussions souveraines entre Maliens, le chef de l’Etat s’est montré plutôt réticent et évasif. « Rien n’interpelle une conférence nationale souveraine comme certains se plaisent encore à le penser. Je crois qu’il faut mettre tout cela en ordre. Et chacun aura fait le constat de la nécessité aujourd’hui d’un dialogue en profondeur entre les Maliens sur toutes les thématiques qui s’offrent à nous dans le domaine politique, dans le domaine économique, dans le domaine social. Et surtout dans le domaine du vivre ensemble, les questions de paix et de sécurité. Voilà des sujets assez importants et assez préoccupants qui suffiraient à nourrir un échange entre Maliens. Donc, c’est un dialogue national inclusif entre Maliens. Si nous arrivons à le conduire sur ce terrain là, nous aurons servi le pays avec beaucoup de foi. C’est ce qui est attendu de nous. Il ne s’agit pas d’une conférence nationale souveraine », a déclaré le locataire du palais de Koulouba dans sa récente interview du 4 septembre.

Pendant ce temps, des voix ne cessent de s’élever pour dénoncer la mauvaise gestion du pays sur plusieurs plans, dont la justice, la sécurité, le transport et les infrastructures routières, la gestion des marchés publics, la vie chère, etc. Et IBK de déclarer que cette histoire de « Sirako » ne l’a pas du tout inquiété. « Je trouve que c’est très sain. L’agenda du chef du gouvernement a été rondement mené. Quand il a dialogué la compréhension est venue. C’est ça la démocratie »

Sauf que le chef de l’Etat semble perdre de vue le fait que ces différents petits débuts de soulèvements peuvent s’exacerber et entraîner une grande colère préjudiciable à la stabilité du pays. Déjà, ce lundi 9 septembre, les milliers de jeunes de Tombouctou n’ont-ils pas réclamé le départ du gouverneur et refuser d’écouter l’appel au calme des imams, au moment ou le Premier ministre s’est rendu à Paris ? Ce sont là des indices à ne pas négliger. Car, ce sont des petits affluents qui font de grands fleuves !

Malgré la communication du ministre Yaya Sangaré, il urge de circonscrire rapidement ce malaise social, qui pourrait être un ingrédient incandescent à la crise politico-sécuritaire déjà exacerbée dans le pays. A bon entendeur…

Boubou SIDIBE/Maliweb.net

Commentaires via Facebook :

10 COMMENTAIRES

  1. Les populations ont parfaitement raison de manifester leur colère . Elles ont été désabusé par IBK, qui leur a tout promis sans aucune réalisation dans aucun secteur. Ce mécontentement généralisé est le résultat de la mal gouvernance dans laquelle le régime s’est illustré . La mauvaise répartition des maigres ressources du pays est aussi à la base de ces protestations . Comment comprendre que des régions comme Kidal , Menaka , Taoudenit et autres qui ne produisent rien soient à la charge des régions du sud qui au delà des impôts et taxes qu’elles payent à l’Etat central, se sont battues pour le développement local ( Construction d’ecoles , de centres de santé , d’eau potable , etc… restent sans être désenclavées surtout qu’il ne s’agit que de routes nationales. Tout le monde sait qu’entre les cercles et la région il n’y’s pas route. Il faut poursuivre ces manifestations jusqu’a ce que le pays soit paralysé . IBK qui a montré toutes ses limites doit se démettre . Avant son élection le pays était plus meilleur que maintenant . Comme le pays régresse , il faut un changement de gouvernance . Je ne comprends pas à présent pourquoi les gens demandent la démission du Premier Ministre ou de tel Ministre, le mal du pays étant IBK lui même doit partir .

  2. “A bon entendeur…”!!!!!!?????

    Boubou SIDIBE, LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES NE T’A PAS DIT QUE LE PRESIDENT EST ATTEINT D’AUTISME?
    ADDRESSE… TES CONSEILS …. AU VENT.

  3. RIEN N’INTERPELLE UNE CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE« Rien n’interpelle une conférence nationale souveraine comme certains se plaisent encore à le penser. Je crois qu’il faut mettre tout cela en ordre. Et chacun aura fait le constat de la nécessité aujourd’hui d’un dialogue en profondeur entre les Maliens sur toutes les thématiques qui s’offrent à nous dans le domaine politique, dans le domaine économique, dans le domaine social. Et surtout dans le domaine du vivre ensemble, les questions de paix et de sécurité. Voilà des sujets assez importants et assez préoccupants qui suffiraient à nourrir un échange entre Maliens… IBK, QUELLE EST LA DIFFERENCE ENTRE UNE CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE ET LE DIALOGUE QUE TU VIENS DE DEFINIR PLUS HAUT?
    AS-TU REELLEMENT CESSER DE “LEVER LE COUDE” OU TU TE FOUS DES MALIENS….

  4. “…mais tout semble indiquer qu’il y a une grande soif de dialogue et de discussions entre gouvernés et gouvernants. ..” NON C’EST PLUTOT “LA SITUATION REVOLUTIONNAIRE’ DECRITE PAR V U LENINE UN SIECLE AUPARAVANT: LES GOUVERNES NE VEULLENT PLUS VIVRENT COMME AVANT ET LES GOUVERNANTS NE SAVENT PLUS COMMENT GERER LA SITUATION PRESENTE.”
    CE N’EST PAS MUR ENCORE. QUELQUES 6 MOIS OU AU PLUS UN AN, ILS CEUILLERONT IBK COMME UN FRUIT MUR,

  5. “N’y a-t-il pas derrière ces manifestations, qui semblent contagieux, des velléités cachées de contestation même du pouvoir, dont on sent la légitimité plutôt fragile ? …”
    BIEN SUR, LA LEGITIMITE ET LA LEGALITE DU POUVOIR IBK SONT ET SERONT TOUJOURS DOUTEUSES. SMB QUI EN DETIENT TOUS LES SECRETS “PRESSERA” AU MOMENT VENU IBK POUR AVOIR UN MAGE DE MANOEUVRE CONSEQUENTE.

  6. ” … Sous une forme menaçante de désapprobation de la gouvernance du pays, des populations ne cessent de se soulever ces derniers jours à divers endroits pour défier l’autorité de l’Etat. Tombouctou, Kati, Kayes, Gao, Bougouni, Bandiagara etc, des jeunes protestent, bloquent la voie publique, ou menacent de s’en prendre à l’autorité publique pour se faire entendre … ” … ///…

    :

    Le gouvernement commence à s’inquiéter de cette contagion de mouvements de Jeunes qui bloquent les routes.
    Mais pour toutes réponse à ces revendication le Ministre de la Communication et Porte Parole du Gouvernement dit que : l’ETAT Malien n’a pas les moyens… !
    Mais alors, ils sont là pourquoi… ?
    S’ils sont là c’est pour trouver des moyens de régler des difficultés du pays. NON… ?

    Et les difficultés du pays…, les revendications des Jeunes de Tombouctou, de Gao, de Bandiagar et de Kayes, en font partie.
    C’est au Gouvernement de trouver les moyens… !

    Je l’ai dit récemment, les Citadins de Bamako se fichent pas mal des problèmes que rencontrent les paysans, les ruraux… !

    Les Gouvernants à Bamako, ne pensent aux paysans que quand il y a pénurie d’approvisionnement de la Capitale en denrées alimentaires. C’est seulement à ces moments là qu’ils se posent des questions à propos des paysans.

    Tant que la Capitale est bien approvisionnée en denrées alimentaires et qu’il y a du thé et du sucre dans les ” GRINS ” … Tout va bien… !

    L’ennemi des Habitants de la Région de Kayes ce sont eux même. Ils ont 1000 et 1 problèmes, mais n’osent jamais aller trouver les Gouvernants ( Gouverneur, Préfets, Sous-Préfets, Maires, Consillers communaux et même les Chefs de Villages… ) pour revendiquer quoi que ce soit… !

    Leurs Jeunes préfèrent aller affronter le désert du Sahara et la Mer Méditerrané que d’aller revendiquer un minimum de considération de l’Administration Malienne à l’endroit des Habitants de leur Région… !

    Les Gouvernants Maliens qui ne sont pas de la Région de Kayes, considèrent les Habitants de cette Région comme des privilégiés… !

    Ils nous considèrent comme des privilégiés…, tout simplement parce que cette Région traversée par une Ligne de Chemin de Fer.
    Pour eux les Kayisiens n’ont pas de problèmes de déplacement… Puisqu’ils ont le Train…

    Il n’y a plus de train… !
    Ils s’en foutent qu’il n’y a plus de train… !

    Le Malheur des Kayisiens est que…, de Modibo KEÏTA, à IBK en passant par la gouvernance de Dioncounda TRAORE, Amadou Haya SANOGO, ATT, AOK et à la gouvernance du Général Moussa TRAORE… Aucun d’eux n’a réussi à développer le Chemin de Fer au Mali…

    Si les autres régions du Mali étaient aussi traversées par le Chemin de Fer, nous Kayisiens, ne serions plus considérés comme des privilégiés… !

    Aucun de ces Président n’a réussi à mettre le Mali sur la voie du Développement économique. Sinon, nous n’en serions pas là…, s’ils avaient réussi à relier touts les grandes Agglomérations du Mali par des vraies routes…, des Autoroutes. Mais aussi et surtout s’ils avaient réussi à créer un Réseau de Chemin de Fer qui relierait toutes les grandes Agglomérations du pays entre elles et à la Capitale, nous n’en serions pas là.
    Ils n’ont rien pu faire comme Chemin de Fer pour compléter ce que le Colonisateur, dans son infinie bonté, a bien voulu nous léguer. On n’a même pas été capable d’entretenir ce qu’il nous a laissé à plus forte raison de le développer.
    Le Premier Ministre Boubou CISSE a tout vu de nos problèmes. Mais qu’est ce qu’il pourra faire quand on ne cesse de dire, au sommet de l’ETAT que l’ETAT Malien n’a pas les moyens… ?

    Vivement le Mali pour nous tous.

  7. ET …UN GRAND BONJOUR A MONKOPIN …NFP !
    …ON EST EN TRAIN DE GAGNER ….
    BIENTOT LE RETOUR …APRES 18 ANS DE ….
    BON …BIENTOT FINI !
    JE TE MONTRERAI CE QUE LES GENS DE BHM SA NOUS ONT FAIT …
    HALLUCINANT ! ET NOUS SOMMES LOIN D AVOIR TOUT DIT ..PARCE QUE FAIRE DES FAUX VIREMENTS DE 6 MILLIARDS …POUR EXPLIQUER A GBAGBO QUE NOUS AVIONS FINANCE SA RÉBELLION …FALLAIT Y PENSER …
    MAINTENANT …HEUREUSEMENT QUE LE GARS N A PAS PRIS “”LES PRÉCAUTIONS”” …D USAGE …
    MOI ..CELA M A QUAND MEME VALU LA VISITE D UN DES PATRONS DU SERVICE DE RENSEIGNEMENT IVOIRIEN ..TOUS LES MOIS …ET TROIS OU QUATRE ANS DURANT !
    ALLEZ …!

  8. RIEN A VOIR ….MAIS IMPORTANT :
    LA LETTRE CONFIDENTIELLE DU MALI N 26 du 5 septembre 2019 – (Serge Daniel)
    La BMS DEBOUTEE A PARIS , 10 MILLIONS D EUROS SAISIS SUR SES COMPTES

    La Banque Malienne de Solidarité (BMS) s’enfonce un peu davantage.
    Dans l’affaire qui l’oppose à la Société ivoirienne de concept et de gestion (SICG), elle avait demandé une main levée sur les fonds saisis sur ses comptes. du droit des affaires en Afrique (Ohada),
    Le 4 septembre elle a été déboutée par la justice française. Les 10 millions d’euros sont donc toujours saisis.
    Des actions de la BMS sont également saisies.
    Selon l’un des avocats de la SICG, la prochaine étape va consister à « se faire payer directement ».
    Le 14 mars 2019, la Cour d’arbitrage et de justice de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (Ohada),a définitivement tranché le litige opposant la Banque malienne de solidarité, BMS à la Société ivoirienne de concept et de gestion (SICG)
    Selon le dossier, la Banque de l’habitat du Mali (BHM) et la SICG ont convenu de la construction et du partage des frais de vente des stands aux Halles de Bamako depuis 2000.
    Les frais générés par la vente devraient être versés dans un compte domicilié à la BHM.
    Mais, selon les accusations de la SICG, la BHM n’a pas respecté ses engagements. Aujourd’hui, ce n’est pas moins de 12 milliards de F CFA que la SICG réclame à la BMS, qui a fusionné avec la BHM.

  9. Le système démocratique avec des élections régulières pour évaluer la légitimité des autorités en place est un mode de gouvernance qui assure la stabilité sociale.
    Il va de soit que s’il n’est pas respecté,des agissements consécutifs aux mécontentements vont se produire.
    IBRAHIM BOUBACAR KEITA S’EST MONTRÉ INCAPABLE, PAS SEULEMENT D’APPLIQUER SES PROMESSES, MAIS DE DIRIGER L’ÉTAT PENDANT SON PREMIER QUINQUENNAT.
    Il est incapable de faire des choix basés sur la compétence et l’intégrité morale des cadres.
    IL EXIGE PLUS LA FIDÉLITÉ À SA PERSONNE, SON CLAN.
    Que le cadre soit incompétent, corrompu n’inquiète pas IBK.
    Cette méthode ne peut aboutir qu’à la souffrance de la population car elle est basée sur la médiocrité.
    IBK a fait le choix sur des hommes qui sont foncièrement convaincus que NE PAS PROFITER DES DENIERS PUBLICS PENDANT QU’ON EN A L’OCCASION, C’EST ÊTRE UN ENFANT MAUDIT.
    Il est entouré par ces gens là.
    Les rares qui essaient de bien faire finissent par se lasser.
    Le 12 août 2018 devrait être l’occasion de mettre fin à cette médiocrité à la suite des élections présidentielles
    IBK, BOUBEYE, AG ERLAF ONT DÉCIDÉ DE CONFISQUER LE POUVOIR POUR ASSOUVIR LEURS SOIFS DU POUVOIR.
    La souffrance du peuple est le cadet de leurs soucis
    On se dirige fatalement vers un soulèvement populaire car IBK est incapable de prendre des mesures contre des médiocres qui pullulent dans le clan présidentiel formé autour du fiston.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here