Gouvernance IBK dans le creux de la vague : La menaçante levée du bouclier social

10 Sept 2019 - 01:45
Mis à jour: 7 ans
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Gouvernance IBK dans le creux de la vague : La menaçante levée du bouclier social
Le pont de Kayes a été investi des manifestants déterminés
La laborieuse réélection d’IBK à Koulouba n’a apparemment pas fini de faire des vagues. Avec pour corollaire, des actes de défiances du Premier ministre, des gouverneurs et d’alliés religieux du pouvoir. Le duo IBK-Boubou Cissé saura-t-il venir à bout de cette nouvelle phase de la crise qui secoue le pays ?   - Maliweb.net - Sous une forme menaçante de désapprobation de la gouvernance du pays, des populations ne cessent de se soulever ces derniers jours à divers endroits pour défier l’autorité de l’Etat. Tombouctou, Kati, Kayes, Gao, Bougouni,          Bandiagara etc, des jeunes protestent, bloquent la voie publique, ou menacent de s’en prendre à l’autorité publique pour se faire entendre. C’est ainsi que les semaines dernières pour plaider en faveur du lancement des travaux de certaines routes, des milliers de jeunes sont montés au créneau pour défier le pouvoir. Certains sont allés jusqu’à demander publiquement la démission du Premier ministre et de son gouvernement. Doit-on pousser le bouchon aussi loin pour une simple histoire de travaux de construction de routes ? N’y a-t-il pas derrière ces manifestations, qui semblent contagieux, des velléités cachées de contestation même du pouvoir, dont on sent la légitimité plutôt fragile ? Aucune hypothèse ne doit être négligée, mais tout semble indiquer qu’il y a une grande soif de dialogue et de discussions entre gouvernés et gouvernants. Comme un besoin de dialogue approfondi sur les insuffisances et les mécontentements au sein des populations. IBK a-t-il cette analyse de la situation ? Rien n’est moins sûr ! Car, interrogé sur le besoin de discussions souveraines entre Maliens, le chef de l’Etat s’est montré plutôt réticent et évasif. « Rien n’interpelle une conférence nationale souveraine comme certains se plaisent encore à le penser. Je crois qu’il faut mettre tout cela en ordre. Et chacun aura fait le constat de la nécessité aujourd’hui d’un dialogue en profondeur entre les Maliens sur toutes les thématiques qui s’offrent à nous dans le domaine politique, dans le domaine économique, dans le domaine social. Et surtout dans le domaine du vivre ensemble, les questions de paix et de sécurité. Voilà des sujets assez importants et assez préoccupants qui suffiraient à nourrir un échange entre Maliens. Donc, c’est un dialogue national inclusif entre Maliens. Si nous arrivons à le conduire sur ce terrain là, nous aurons servi le pays avec beaucoup de foi. C’est ce qui est attendu de nous. Il ne s’agit pas d’une conférence nationale souveraine », a déclaré le locataire du palais de Koulouba dans sa récente interview du 4 septembre. Pendant ce temps, des voix ne cessent de s’élever pour dénoncer la mauvaise gestion du pays sur plusieurs plans, dont la justice, la sécurité, le transport et les infrastructures routières, la gestion des marchés publics, la vie chère, etc. Et IBK de déclarer que cette histoire de « Sirako » ne l’a pas du tout inquiété. « Je trouve que c’est très sain. L’agenda du chef du gouvernement a été rondement mené. Quand il a dialogué la compréhension est venue. C’est ça la démocratie » Sauf que le chef de l’Etat semble perdre de vue le fait que ces différents petits débuts de soulèvements peuvent s’exacerber et entraîner une grande colère préjudiciable à la stabilité du pays. Déjà, ce lundi 9 septembre, les milliers de jeunes de Tombouctou n’ont-ils pas réclamé le départ du gouverneur et refuser d’écouter l’appel au calme des imams, au moment ou le Premier ministre s’est rendu à Paris ? Ce sont là des indices à ne pas négliger. Car, ce sont des petits affluents qui font de grands fleuves ! Malgré la communication du ministre Yaya Sangaré, il urge de circonscrire rapidement ce malaise social, qui pourrait être un ingrédient incandescent à la crise politico-sécuritaire déjà exacerbée dans le pays. A bon entendeur… Boubou SIDIBE/Maliweb.net

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Commentaires (11)

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Mamadou NOMOKO
Mamadou NOMOKO 7 ans
Les populations ont parfaitement raison de manifester leur colère . Elles ont été désabusé par IBK, qui leur a tout promis sans aucune réalisation dans aucun secteur. Ce mécontentement généralisé est le résultat de la mal gouvernance dans laquelle le régime s’est illustré . La mauvaise répartition des maigres ressources du pays est aussi à la base de ces protestations . Comment comprendre que des régions comme Kidal , Menaka , Taoudenit et autres qui ne produisent rien soient à la charge des régions du sud qui au delà des impôts et taxes qu’elles payent à l’Etat central, se sont battues pour le développement local ( Construction d’ecoles , de centres de santé , d’eau potable , etc... restent sans être désenclavées surtout qu’il ne s’agit que de routes nationales. Tout le monde sait qu’entre les cercles et la région il n’y’s pas route. Il faut poursuivre ces manifestations jusqu’a ce que le pays soit paralysé . IBK qui a montré toutes ses limites doit se démettre . Avant son élection le pays était plus meilleur que maintenant . Comme le pays régresse , il faut un changement de gouvernance . Je ne comprends pas à présent pourquoi les gens demandent la démission du Premier Ministre ou de tel Ministre, le mal du pays étant IBK lui même doit partir .
T.Sankara
T.Sankara 7 ans
"A bon entendeur…"!!!!!!????? Boubou SIDIBE, LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES NE T'A PAS DIT QUE LE PRESIDENT EST ATTEINT D'AUTISME? ADDRESSE... TES CONSEILS .... AU VENT.
Kinguiranke
Kinguiranke 7 ans
IBK souffre d'autisme, de depression cerebrale, de la maladie de Alzheimer et de megalomania.
T.Sankara
T.Sankara 7 ans
RIEN N'INTERPELLE UNE CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE« Rien n’interpelle une conférence nationale souveraine comme certains se plaisent encore à le penser. Je crois qu’il faut mettre tout cela en ordre. Et chacun aura fait le constat de la nécessité aujourd’hui d’un dialogue en profondeur entre les Maliens sur toutes les thématiques qui s’offrent à nous dans le domaine politique, dans le domaine économique, dans le domaine social. Et surtout dans le domaine du vivre ensemble, les questions de paix et de sécurité. Voilà des sujets assez importants et assez préoccupants qui suffiraient à nourrir un échange entre Maliens... IBK, QUELLE EST LA DIFFERENCE ENTRE UNE CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE ET LE DIALOGUE QUE TU VIENS DE DEFINIR PLUS HAUT? AS-TU REELLEMENT CESSER DE "LEVER LE COUDE" OU TU TE FOUS DES MALIENS....
T.Sankara
T.Sankara 7 ans
"...mais tout semble indiquer qu’il y a une grande soif de dialogue et de discussions entre gouvernés et gouvernants. .." NON C'EST PLUTOT "LA SITUATION REVOLUTIONNAIRE' DECRITE PAR V U LENINE UN SIECLE AUPARAVANT: LES GOUVERNES NE VEULLENT PLUS VIVRENT COMME AVANT ET LES GOUVERNANTS NE SAVENT PLUS COMMENT GERER LA SITUATION PRESENTE." CE N'EST PAS MUR ENCORE. QUELQUES 6 MOIS OU AU PLUS UN AN, ILS CEUILLERONT IBK COMME UN FRUIT MUR,
T.Sankara
T.Sankara 7 ans
"N’y a-t-il pas derrière ces manifestations, qui semblent contagieux, des velléités cachées de contestation même du pouvoir, dont on sent la légitimité plutôt fragile ? ..." BIEN SUR, LA LEGITIMITE ET LA LEGALITE DU POUVOIR IBK SONT ET SERONT TOUJOURS DOUTEUSES. SMB QUI EN DETIENT TOUS LES SECRETS "PRESSERA" AU MOMENT VENU IBK POUR AVOIR UN MAGE DE MANOEUVRE CONSEQUENTE.
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