Politique : L’Etat doit les écraser tous, mais…

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Depuis belle lurette, l’Etat aurait dû prendre ses responsabilités en main et les écraser tous mais il a eu peur. Il s’agit des entités ethnico-politiques et politico-religieuses qui se hissent de plus en plus sur le champ politique. Une chose anti-démocratique et anticonstitutionnelle.

Une note vocale  pouvant être attribuée à Kaou Djim coordinateur des Mouvements, Associations et Sympathisant des Idéaux de Imam Mahamoud Dicko (CMAS-Dicko) circule sur les réseaux et crée des paniques à tous les niveaux. D’un ton grave et menaçant et en réel contre-pouvoir, Kaou Djim menace de sortir et d’aller jusqu’au bout. Au bout de quoi et où ? Que passa ?

Cette entité (CMAS-Dicko) qui se veut politique mais réunie sous une bannière religieuse car soumise qu’au stop du guide et très respectueux Imam Dicko n’est elle pas une réelle menace pour une République dans les jours à venir. Que se passera si les autres organisations ou regroupements religieux se mettaient à se constituer en partis politiques pour briquer la magistrature suprême ? La question que l’on doit tous se poser. Ces guides religieux, le jour où ils accéderont au pouvoir, seront-ils démocrates ? Seront-ils fidèles aux idéaux de mars 91 ? Ou nous conduiront-ils vers l’application de la Charia pour fidélité à Dieu ?

Des reformes s’imposent et l’Etat doit prendre ses responsabilités…

Elles ne sont pas les seules, les entités politico-religieuses, nous avons aussi les entités ethniques. A commencer d’abord par les milices ethniques créées par-ci et par-là par la bénédiction de l’Etat et connues pour leur crime sur les autres communautés. L’Etat du Mali doit urgemment aller vers un désarmement total de toutes ces milices ethniques une bonne fois pour toute. Il doit aussi sans rien attendre, dissoudre toutes les entités ethniques avant de trouver une vraie formule culturelle pour elles.

Des comportements doivent changer…

Comme le cas des achats de conscience, tous les jonglages entre religieux et politiques autre que la relation gouvernement et les représentants légaux des religions doivent cesser. Les prises de position publique et certains soutiens des guides religieux ne doivent jamais être rendus publics. Les chefs d’institution et de département doivent discerner leur propre relation d’avec les guides religieux  de leur mission régalienne. Donc à cet effet, les visites d’Etat à des guides de quelque bord que ce soit doivent cesser de façon officielle. Les guides demeurent nos derniers recours en médiation en cas de conflit. Si tous les guides prennent position, qui assurera la médiation en cas de conflit ? Qu’Allah sauve le Mali…

Koureichy Cissé

 

Commentaires via Facebook :

19 COMMENTAIRES

  1. Fanga
    Mieux vaut laisser les guides religieux s’exprimer sur la scène politique que de les brider.
    LA COMPÉTITION SUR LA SCÈNE POLITIQUE PERMET AUX PERSONNALITÉS PUBLIQUES DE SE CONFRONTER À LA RÉALITÉ DU TERRAIN.
    Cette confrontation donne la possibilité à la masse populaire de jauger l’homme public.
    MAHMOUD DICKO est populaire car il a montré des qualités appréciables quand il était président du haut conseil islamique.
    Il est entrain de prendre un gros risque car il risque de perdre cette crédibilité acquise.
    Certains de nos hommes politiques et publics ne sont plus crédibles à cause de leurs participations à la gestion des affaires de l’État.
    LES DÉFAILLANCES DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE REJAILLISSENT SUR TOUS LES CADRES QUI L’ONT ACCOMPAGNÉ.
    Que MAHMOUD DICKO réussisse à occuper une des fonctions de l’État va le mettre aux pieds du mur.
    LE MAÇON EST JUGÉ AUX PIEDS DU MUR.
    MAHMOUD DICKO mobilise car il n’a jamais exercé une fonction politique étatique.
    C’est pourquoi j’ai pris l’exemple sur la Tunisie.
    Le parti islamique tunisien était très populaire à la chute de la dictature.
    Il a envahi l’assemblée nationale,a pris des fonctions dans le gouvernement.
    Quelques mois après, les tunisiens ont découvert qu’ils ne sont pas différents des autres hommes politiques c’est-à-dire qu’ils agissent pour satisfaire leur clan au détriment de l’intérêt général.
    L’histoire politique du Mali doit compter un MAHMOUD DICKO aux affaires afin que la pratique politique se mûrisse.
    Le passage d’IBK à la présidence de la république a permis de savoir qu’on doit juger un homme politique par son bilan à la tête d’une structure publique au lieu de croire à ses paroles.
    IBK n’a jamais fait le bilan de son passage à la tête de l’ADEMA PASJ et personne ne lui a demandé.
    Ces thuriféraires ont même osé critiquer le bilan de l’ADEMA PASJ alors qu’il en était le président.
    Pour le mûrissement de la pratique politique au Mali, il ne faut pas empêcher MAHMOUD DICKO de s’engager.
    Il va connaître l’impopularité que connaissent actuellement trop d’hommes publics qui ont connu sa popularité dont certains étaient à ses côtés pendant le meeting.
    A t’il l’intelligence politique de rester populaire sur le long terme?
    Le temps est seul juge.
    La société malienne n’est pas musulmane, même si les comportements de trop de personnes donnent l’impression contraire.
    L’hypocrisie domine les esprits.
    La société malienne est laïque.
    Personne ne peut venir imposer une religion.
    Derrière le rideau les pratiques religieuses sont violées par ceux qui sont chargés de les vulgariser.
    Trop de guides religieux sont impliqués dans des pratiques perverses.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

    • Je ne crois pas que tu as bien compris ce que j’ai voulu dire dans mon message précédent concernant l’implication des islamistes dans la vie politique malienne.

      Je suis à titre personnel contre cette implication. Mais cela n’a aucune importance.
      C’est la Constitution et les lois du Mali qui empêchent juridiquement que Mahmoud Dicko fasse de la politique tel qu’il le fait en ce moment, de manière hybride, en mélangeant son statut de guide religieux avec son statut de politicien, et en mélangeant également le statut de sa CMAS comme mouvement religieux et mouvement politique.

      Mahmoud Dicko et la CMAS sont dans l’inconstitutionnalité et dans l’illégalité puisque le Mali est une République laïque, la discrimination sur une base religieuse est interdite, ainsi que toute création de parti politique sur une base religieuse.

      Si Mahmoud Dicko veut faire de la politique de manière constitutionnelle et légale, ça ne pourra pas être sous la forme et les conditions dans lesquelles il le fait en ce moment.
      L’imam-politicien doit aller rapidement consulter un avocat qui lui expliquera comment se mettre en règle par rapport à la loi et dans quelles conditions, qui sont très strictes, il pourra exercer de la politique au Mali.

  2. Fanga
    Ne confondez pas laïcité et anti religieux qui est une forme de radicalisme au même titre que le jihadisme.
    LA LAÏCITÉ, C’EST LA RECONNAISSANCE DE TOUTES LES RELIGIONS SANS PRIVILÉGIER UNE RELIGION PAR RAPPORT AUX AUTRES.
    La laïcité est opposée à un ÉTAT religieux.
    L’État religieux oblige tous les citoyens à adhérer à sa religion,interdit d’autres activités religieuses.
    Par exemple L’ARABIE SAOUDITE.
    L’État laïc se met au-dessus de toutes les religions.
    Celui qui l’incarne ne doit pas étaler son appartenance religieuse pour ne pas créer la confusion.
    Un chef d’État qui étale son appartenance religieuse fait croire que l’État est de cette religion,donne l’impression que nous sommes dans un ÉTAT religieux.
    TOUS LES CHEFS D’ÉTAT DU MALI, SANS EXCEPTION, ONT ÉTALÉ LEURS APPARTENNANCES RELIGIEUSES.
    Le risque, c’est une dogmatisation de la masse populaire.
    C’est ce qu’on constate au Mali.
    NOTRE CONSTITUTION INTERDIT LA CRÉATION D’UN PARTI RELIGIEUX, MAIS N’ INTERDIT PAS À UN GUIDE RELIGIEUX DE FAIRE LA POLITIQUE.
    Un parti religieux au pouvoir ne peut pas se mettre au-dessus de toutes les religions.
    Mais un guide religieux peut, s’il incarne la république.
    Incarner la république, c’est se mettre au-dessus des CONTINGENCES PARTISANES.
    C’est vrai que pour tous les présidents du Mali ça n’a pas été possible d’exercer leur religion dans la discrétion.
    Mais la laïcité l’exige.
    MAHMOUD DICKO n’est pas d’abord président de la république.
    Il peut étaler son appartenance religieuse puisqu’il n’incarne pas l’État du Mali.
    C’est quand il sera président de la république qu’il est obligé d’exercer sa foi dans la discrétion.
    Dans le public, il doit prôner la neutralité dans son comportement.
    IBK, élu président de la république, continuait avec ses formules coraniques.
    Quand on lui a fait les reproches, il a arrêté.
    Mais il continue, comme tous les présidents du Mali, a étalé son appartenance par d’autres comportements comme participer à des prières collectives.
    CETTE ANNÉE, ON N’EN A MÊME FAIT DANS LA MAISON DE LA RÉPUBLIQUE COMME SI L’ÉTAT EST MUSULMAN.
    Dans les activités politiques, on peut utiliser la religion pour attirer l’électorat.
    Par exemple on peut se servir des préceptes de la religion pour prôner la rigueur morale dans la conduite des affaires.
    L’APPLICATION DE CE PRÉCEPTE ,AU SOMMET DE L’ÉTAT, NE SIGNIFIE PAS QUE L’ÉTAT EST RELIGIEUX, MAIS QU’IL COPIE CERTAINES PRATIQUES DE LA RELIGION.
    L’ÉTAT doit refléter la société sans appartenir à une religion ou une race.
    MAHMOUD DICKO n’a pas créé un parti religieux, mais un mouvement politique qui s’inspire des valeurs de la région musulmane.
    S’il pense que ces valeurs peuvent aider l’État du Mali, c’est aux maliens d’en juger.
    Un parti religieux ne s’inspire pas de la religion, il dénature l’État pour en faire un ÉTAT qui incarne les préceptes du livre saint.
    Les préceptes de la religion sont des IDÉES qu’on peut discuter.
    L’avantage de la laïcité, c’est de permettre de discuter des IDÉES, d’en accepter ou de les rejeter.
    Un ÉTAT religieux rejette toutes formes de discution en dehors de la religion.
    Un ÉTAT religieux impose l’idée de sa religion.
    MAHMOUD DICKO, en s’inspirant de la religion musulmane, participe à l’épanouissement des IDÉES.
    C’est au peuple d’en juger.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

    • Sangaré, je suis en grande partie d’accord avec le contenu de ton analyse concernant le principe de laïcité !

      Mais il y a entre nous quelques points de désaccords majeurs.

      D’abord, je ne me suis jamais exprimé comme étant quelqu’un d’anti-religieux. Je crois très fortement dans la liberté de religion. C’est surtout une valeur malienne très ancienne, multiséculaire, que de respecter la croyance religieuse de chacun. C’est malheureusement les générations plus récentes qui sont devenues plus intolérantes en matière de religion et pensent que tout ce qui n’est pas musulman n’est pas malien et doit être rejeté.

      Ensuite, je trouve que tu vas très loin en disant que ceux qui sont anti-religieux sont des radicalistes au même titre que les djihadistes. D’abord, c’est extrêmement rare de trouver au Mali des anti-religieux du fait de notre culture. Ensuite, les rares anti-religieux qu’il peut y avoir au Mali ne sont pas comparables aux djihadistes. Personne n’a jamais entendu au Mali qu’un anti-religieux est venu lui poser l’arme sur la tête pour l’obliger à renoncer à sa religion, qui a coupé des mains, violé des femmes, tué par milliers des civiles et des militaires.

      Concernant le concept de laïcité, je dirais que nous sommes partiellement d’accord sur sa signification.
      Je crois que la laïcité est plus le fait de distinguer l’activité religieuse qu’a en charge les églises et les mosquées, par exemple, et l’activité politique qu’a en charge les partis politiques, puis de cantonner les représentants de chacune de ces classes dans un rôle précis, sans interférence. Le religieux n’a pas à s’ingérer dans la politiques pour dicter au politicien comment gérer le pays ou même le pousser à quitter le pouvoir. Symétriquement, le politicien n’a pas à s’ingérer dans les affaires religieuses en décidant, par exemple, qui doit être nommé imam ou prêtre. L’un s’occupe principalement des affaires célestes, l’autre des affaires terrestres, pour caricaturer à l’extrême ma pensée.
      Le chef d’un État laïc ne doit pas étaler ostensiblement son appartenance religieuse, comme tu l’as si bien dit. De la même manière qu’il est très fâcheux au Mali qu’un président soit associé de prime abord à son appartenance ethnique, un président de la République ne doit pas mettre en avant publiquement et très souvent son appartenance religieuse. C’est à cette condition que le président sera le chef de l’État du Mali et de tous les Maliens.
      Contrairement à toi, je ne crois pas que la laïcité a un grand rapport avec la reconnaissance par l’État de “toutes les religions”. D’ailleurs, aucun État non-théocratique et démocratique au monde ne pourra identifier et reconnaître “toutes” les religions. Je connais quelques pays qui ont une liste de cultes et de religions reconnus par l’État dans une loi. Mais cette liste a une importance réduite puisque la liberté de religion est garantie et donc les cultes et religions sont en réalité très nombreux et débordent ces listes officielles des cultes reconnus par l’État. Une liste de reconnaissance par l’État de cultes ne peut empêcher personne de croire ou de ne pas croire en ce qu’il veut.

      Tu dis aussi que “NOTRE CONSTITUTION INTERDIT LA CRÉATION D’UN PARTI RELIGIEUX, MAIS N’ INTERDIT PAS À UN GUIDE RELIGIEUX DE FAIRE LA POLITIQUE”.
      Je crois qu’il n’est pas interdit à un guide religieux de faire de la politique, à la condition que l’individu qui s’adonne à cette pratique cesse de tromper la population, ainsi que la Constitution et les lois du pays. Cet individu doit cesser d’être ce qu’un ancien premier-ministre a très justement désigné par le mot “hybride”.
      Un religieux doit être clair. Soit il est un guide religieux et ne fait pas de la politique. Soit il fait de la politique et n’est plus un guide un religieux mais un guide politique. Il ne peut jamais être les deux à la fois. Au Mali, il faut que les citoyens maliens sachent à qui ils ont affaire concernant Mahmoud Dicko. S’il est guide politique qu’il le dise aux citoyens pour qu’il soit lui aussi traîné dans la boue comme on le fait avec tous les politicards de la place.
      La remarque vaut aussi pour la CMAS de Mahmoud Dicko : soit la CMAS est une simple “association” qui ne fait pas de politique pour conquérir et exercer le pouvoir, soit la CMAS est un parti politique, de fait ou en droit. Si la CMAS est, comme je le crois, un parti politique, il faudra lui marcher dessus la Constitution et la Charte des partis politiques de 2005.
      Je suis donc en désaccord avec toi lorsque tu écris que Mahmoud Dicko “n’a pas créé un parti religieux, mais un mouvement politique qui s’inspire des valeurs de la religion musulmane”.
      Je crois que la CMAS ne peut pas adopter la forme juridique d’association tout en faisant de la politique et en échappant à ce jour à l’application de la Constitution et de la Charte sur les partis politiques. Il ne saurait exister juridiquement au Mali, je crois, de “mouvement politique qui s’inspire des valeurs de la religion musulmane” dans le moule associatif. Par conséquent, soit la CMAS reste avec le statut d’association et arrête de faire de la politique, soit la CMAS prend le statut de parti politique auquel cas elle devra respecter le principe constitutionnel de laïcité et de non-discrimination sur une base religieuse.

      Très sincèrement, à titre personnel, je crois que Mahmoud Dicko et ses sympathisants doivent arrêter de jouer avec le feu. Ils doivent dissoudre cette CMAS, arrêter de faire de la politique et rentrer dans les mosquées.
      Je demande ça pour le bien du peuple malien car Dicko et son clan sont en train de trop diviser les Maliens.
      Le peuple malien est un peuple composé de personnes matures qui n’a pas attendu les religieux pour avoir une conscience civique et politique fortes.
      Le peuple malien n’a pas besoin de guides religieux pour être guidés dans la politique.
      Il n’a pas besoin qu’un religieux lui dise pour qui voter ou ne pas voter, comment et contre qui manifester, etc. Il ne faut pas que les religieux eux aussi se mettent à infantiliser les Maliens comme s’ils seraient des incapables.

  3. Ce qui est sûr, c’est que si IBK ne termine pas son mandat, le Mali sera dans un chaos total :
    – Embargo total sur le pays,
    -tous les financements des Partenaires techniques et financiers seront retirés,
    – Arrêt de tous les travaux de construction et d entretien de route, de ponts, d aménagement, d électrification,d adduction d eau, etc…
    -Suspension du Mali par la CEDEAO, l UA, toute la communauté internationale,
    -À cause du covid 19, les frontières étant fermées, la Douane ne fera plus recette,
    La quasi totalité des sociétés fermeront leurs portes,
    Les impôts ne feront non plus recette,
    L Etat ne pourra plus payer ses travailleurs,
    – Les sociétés privées fermeront et leurs travailleurs n auront plus de salaires,
    – le chômage, la famine vont grimper,
    -Le banditisme va grandir,
    Il n y aura plus d argent dans le pays,
    – Le peu d investisseurs qui est resté après les évènements de 2012 va plier bagages,
    – Le Mali, devra attendre au moins 20 ans de de stabilité pour avoir la confiance des PTF et des investisseurs.
    La pauvreté atteindra son paroxysme.
    -Le pays sera irrémédiablement divisé, car incapable de payer son armée et sous embargo.
    -Grande possibilité du contrôle total de tout le pays par les djiadistes.
    Donc une bêtise humaine est en construction qui n arrange peut être que M. DICKO et son gendre Issa KAOU DJIM qui seuls connaissent bien leurs agendas

  4. Les politicien avérée qui suive un iman ignorant Dicko ou Bouye un trafiquant qui se prend pour un saint c’est pitoyable
    Il sont tous disqualifiés

  5. Entre nous si la gouvernance du Pays était bonne les religieux et autres n auraient jamais demandé la démission du Président Quand la gouvernance est mauvaise, c est même un devoir pour les religieux de la dénoncer A bon entendeur salut

    • Je vais te poser une question : est-ce que tu serais d’accord avec le fait qu’un groupe ethnique et leurs représentants, par exemple les Bamana, ou les Peuls, ou les Dogons, se lèvent un jour pour manifester en demandant la démission d’un président de la République ?

      Je ne crois pas que tu serais d’accord avec ça. Pourtant, la considération ethnique Bamana, Peul, Dogon, etc, est une réalité au Mali, de façon au moins aussi forte que la considération religieuse.

      Il faut comprendre, simplement, que lorsqu’il s’agit de politique, notre Constitution et le bon sens veulent que nous enlevions notre habit ethnique et religieux pour devenir des citoyens Maliens et parler au nom et pour le compte de tous les Maliens.
      Regarde ce que fait Mahmoud Dicko. Hier, par exemple, lors de la manifestation, il a commencé son speech et l’a terminé par des références religieuses en langue arabe.

      Mahmoud Dicko et sa CMAS mélangent religion et politique. Ce sont des hybrides, comme l’a si bien dit l’autre.
      C’est en cela que son attitude et son immixtion intempestive dans la politique posent problème et doivent être condamnées. D’autant qu’il a lui même contribué à la mise en place de ceux qu’ils condamnent aujourd’hui et a mangé avec eux dans le même plat juteux sur le dos du peuple.

  6. “L’État doit les écraser tous” autrement: l’état doit éliminer toutes les personnes qui s’opposeraient au système de gouvernance du régime actuel. Comment est ce que tu refleuris alors, Koureichy? Tu oublies que l’état est de droit et est démocratique? Je comprend d’où tu en veux venir, mais il faut qu’on fasse la part des choses: il y a l’état et le régime (l’exécutif) qui le dirige les deux sont différents… même si il est souvent très difficile de tracer une dichotomie entre les deux. Je suis adepte d’un état fort (autorité de l’état etc..) mais dans les limites du droit.

    A mon opinion les premier droit a respecter et préserver dans un état de droit est: les ressources vitaux de l’état ( les revenus, les ressources naturelles, l’environnement, la culture). Une fois qu’on brigande ces ressources vitaux l’effet domino de faiblesse, faille et faillite de l’état est inévitable a travers un cercle vicieux dangereux: l’état est pillé il n’aura jamais d’argent ni moyens pour assurer la SECURITE ( alimentaire, physique, sanitaire, routière etc..) de ses sujets, ces derniers, par conséquent, deviennent frustrés et donc tombent dans le piège de l’ INCIVISME, L’ANARCHIE, RÉVOLTE, désobéissance civile, opposition, insultes et même violences etc.., en réaction, l’ EXÉCUTIF peut tomber dans le piège de musellement, arrestations arbitraires, d’état policier, pratiques dictatoriales (Ce que Koureichy recommande: “L’État doit les écraser tous” )… mort de LIBERTÉS (d’expression etc..).

  7. ON N’A PAS ATTEINT L’OBJECTIF : DÉPART DE I.B.K. PAS POSSIBLE SANS L’ADHÉSION DE L’ARMÉE. TOUS LES GÉNÉRAUX DE L’ARMÉE SONT CORROMPUS. LA MARCHE DU 05 JUIN D’HIER À ÉTÉ UN ÉCHEC EN GRANDE PARTIE. LA SEULE RÉUSSITE A ÉTÉ LE PLÉTHORE DES MANIFESTANTS ET LA DÉMONSTRATION DE FORCE. C’EST TOUT. TOUT LE MALI EST SOUS CORRUPTION EN GRANDE PARTIE. LE MALI OÙ IL Y A DES FONCTIONNAIRES MULTIMILLIARDAIRES. DU JAMAIS VU DANS L’HISTOIRE. CE STATUT DE MULTIMILLIARDAIRES EXISTE DEPUIS 1992.DANS L’ÉPOQUE ALPHA JUSQU’À NOS JOURS ET CONTINUE DE S’ACCROÎTRE. LE NÉPOTISME ARROSE TOUTES LES COUCHES SOCIO PROFESSIONNELLES. C’EST NOTRE IDENTITÉ MAINTENANT. ÇA VA DE MAL EN PIRE. LA FAUTE MAJEURE VIENT DE L’ARMÉE. L’ARMÉE SAIT TRÈS BIEN QUE LE PAYS EST TRÈS MAL DIRIGÉ ET QUE LA CORRUPTION EST QUASI DOMINANTE. DONC RÉAGISSEZ EN AMENANT LE REDRESSEMENT. JAMAIS. PARCE QUE LA CORRUPTION EST PRÉPONDÉRANTE. C’EST TRÈS DIFFICILE DE S’EN SORTIR AU MALI. VRAIMENT. LA CORRUPTION EST DANS LES VEINES DES MALIENS À TOUS LES NIVEAUX. POUR OBTENIR DES CADRES CORRECTS ; BASONS NOUS SUR DU CONCRET. DES CADRES COMME SOUMANA SACKO (PRÉSIDENT ); MALICK COULIBALY (MINISTRE DE LA JUSTICE ) AVEC MAHAMADOU KASSOGUE DIRECTEUR PÔLE ÉCONOMIQUE ET FINANCIER ETC… DES CADRES VALABLES Y EN A AU MALI. ÇA SE COMPTE DU DOIGT. MOI QUI ÉCRIS CETTE PAGE ; JE N’AI AUCUN LIEN AVEC CES CADRES CITÉS PLUS HAUT. SEULEMENT JE VEUX DU CONCRET POUR QUE LE MALI SORTE DE CE CAFOUILLAGE ÉCONOMIQUE ET FINANCIER. VRAIMENT. SINON LE MALI RESTERA TOUJOURS DANS SA CASE DE DÉPART. AUCUNE AVANCÉE. LES TAPAGES DES POLITICIENS SONT DIRIGÉS UNIQUEMENT VERS LEURS INTÉRÊTS SORDIDES. MAIS ATTENDEZ QU’ILS VIENNENT AUX DIRECTIONS DES AFFAIRES; ILS VONT ÊTRE AUTRE CHOSE. POUR QUE LES CHOSES CHANGENT RADICALEMENT AU MALI IL FAUT UN SOULÈVEMENT POPULAIRE AVEC L’ADHÉSION EFFECTIVE DE L’ARMÉE. SANS QUOI IL NE SE PASSERA RIEN ET RIEN DU TOUT. SOUMAILA CISSE QUI A GÉNÉRALISÉ LE VOL INTELLIGENT EN MULTIPLIANT DES CADRES MULTIMILLIARDAIRES FONCTIONNAIRES. IL A ÉTÉ L’INITIATEUR DE LA CRÉATION DE L’A.C.I. MAIS REGARDER DES CADRES PAREILS QUI VEULENT DIRIGER LE MALI. MAIS NOUS SOMMES FICHUS. UN MALIEN MOYEN N’A PAS DROIT À TROIS REPAS PAR JOUR. C’EST UN SACRILÈGE CE MONSIEUR. À LA RIGUEUR CHEICK OUMAR CISSOKO LE CINÉASTE ET ANCIEN MINISTRE DE LA CULTURE. LUI AUSSI FAIT PARTIE DES CADRES CORRECTS. C’EST UNE RÈGLE. IL EST TRÈS DROIT ET CORRECT. MOUNTAGA TALL A CHANGÉ ET SE TROUVE DANS LA DANSE DES CADRES VÉREUX AINSI QUE OUMAR MARIKO. QUE DIEU SAUVE NOTRE MALI. AMINE ET AMEN. MERCI.

    • Ça serait bien de désactiver la touche majuscule de votre clavier et de rédiger vos contributions en lettres minuscules pour faciliter la lecture.

    • COQUIN, je suis de même avis que vous pour les personnalités citées au vu de certains de leur parcours. Mais je commence à croire à l’existence d’une malédiction malienne. Sans esprit partisan et aucune connexion avec ces personnes que je n’ai jamais vu de mes propres yeux de près. Mais le malien fait du bruit sur du faux et uniquement pour son ventre, voilà un peuple très malheureux ….

  8. L’analyse de l’auteur est très bonne !
    Mais dommage qu’un article qui défend la séparation de la religion et de la politique se termine par la formule “Qu’Allah sauve le Mali” !

    Sur le fond, je crois que toutes les institutions de la République doivent prendre leur courage à deux mains en appliquant de manière effective la Constitution et la loi dans toute leur rigueur.
    Il ne s’agira pas de le faire au nom d’une personne, comme par exemple le chef de l’État, contre une personne, par exemple Mahmoud Dicko. Il s’agira simplement de commencer enfin dans ce pays à faire marcher la Constitution et la loi sur tout le monde pour réduire l’état d’anarchie dans lequel nous commençons à être plongés.
    Nul ne doit être au Mali au dessus de la Constitution et des lois !

    Concernant les mouvements politico-religieux, les textes juridiques sont très claires.
    Il faut juste que les autorités publiques et judiciaires leur donnent pleine effectivité.

    Constitution du Mali de 1992

    Préambule
    « Le peuple souverain du Mali, fort de ses traditions de lutte héroïque, engagé a rester fidèle aux idéaux des victimes de la répression et des martyrs tombés sur le champ d’honneur pour l’avènement d’un État de droit et de démocratie pluraliste,
    – affirme sa volonté de préserver et de renforcer les acquis démocratiques de la Révolution du 26 Mars 1991,
    – s’engage solennellement à défendre la forme républicaine et la laïcité de l’État,
    (…) »

    Titre II : De l’État et de la souveraineté
    Article 25
    « Le Mali est une République indépendante, souveraine, indivisible, démocratique, laïque et sociale.
    Son principe est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. »

    Titre XVII : Des dispositions finales
    Article 121
    « Le fondement de tout pouvoir en République du Mali réside dans la Constitution.
    La forme républicaine de l’État ne peut être remise en cause. Le peuple a le droit à la désobéissance civile pour la préservation de la forme républicaine de l’État.
    Tout coup d’État ou putsch est un crime imprescriptible contre le peuple malien. »

    Titre premier : Des droits et des devoirs de la personne humaine
    Article 2
    « Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs.
    Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée. »

    Ensuite, c’est la Charte des partis politiques de 2000, modifiée en 2005, qui donne une concrétisation juridique aux dispositions constitutionnelles en matière de séparation de la religion et de la politique.

    Loi n° 05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques

    Chapitre XI : Des interdictions, des sanctions et des pénalités
    Article 45
    « Les partis politiques ne doivent pas porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public, ainsi qu’aux droits et libertés individuels et collectifs.
    Il leur est spécifiquement interdit la mise sur pied d’organisation à caractère militaire ou paramilitaire.
    Aucun parti ne peut se constituer et s’organiser sur une base ethnique, religieuse, linguistique, régionaliste, sexiste ou professionnelle.
    Tout parti fondé sur une cause ou en vue d’un objet illicite contraire aux lois, aux bonnes mœurs ou qui a pour but de porter atteinte à l’intégrité du territoire national et à la forme républicaine de l’État est nul et de nul effet. »
    Article 46
    « Les partis politiques reconnus coupables d’infractions peuvent encourir les sanctions suivantes :
    • l’avertissement ;
    • la suspension ;
    • la dissolution. »

    Concernant la CMAS de Mahmoud Dicko, bien que, formellement, elle n’a pas pris le revêtement juridique de “parti politique” puisqu’elle en a été dissuadée par beaucoup lors de sa mise en place au regard de son illégalité, mais celui d'”association”, la CMAS est en fait un parti politique et agit comme tel. Le statut d’association est un subterfuge destiné à couvrir l’illégalité de cette organisation. C’est comme, en droit des sociétés, les personnes qui passent par des prête-noms pour tricher avec la loi ou les personnes qui font du blanchiment d’argent sale en achetant des biens immobiliers mis au nom de leurs proches.
    C’est le même type de procédé malhonnête, immoral et illégal auquel a recours la CMAS de Mahmoud Dicko.
    Il n’y donc aucune difficulté pour la justice malienne à lever le voile de cette “association” pour lui conférer sa véritable nature juridique de parti politique crée sur une base religieuse et, par conséquent, non à lui donner un avertissement, à le suspendre ou à le dissoudre, mais tout simplement à le déclarer “nul et de nul effet” comme le prévoit l’article 45 de la Charte des parti politiques.
    Le parti politico-religieux, la CMAS, devra alors cesser définitivement ses activités.

  9. Pour ce qui s’est passé hier vendredi, le parquet doit d’auto saisir de façon indépendante et instruire cette affaire et informer l’opinion nationale et internationale de l’évolution pour limiter toute interférence subjective. Qu’on ne salisse plus nos murs avec des noms supposés “martyrs” Que force reste à la loi !!!

  10. Il faut faire la différence entre un mouvement politique qui s’inspire des préceptes de l’islam comme guide de conduite et un mouvement politique destiné à appliquer la sharia islamique.
    LA COMPÉTION DES IDÉES EST LE FONDEMENT DE TOUTE DÉMOCRATIE SAINE.
    S’inspirer des préceptes de l’islam pour proposer des IDÉES participe à s’épanouissement de la démocratie.
    Appliquer la sharia islamique, c’est prôner le dogmatisme contre l’épanouissement de la démocratie.
    IL N’EST PAS INTERDIT QUE LES GUIDES RELIGIEUX PARTICIPENT AUX AFFAIRES DE LA CITÉ.
    Qu’ils le fassent dans le cadre d’un environnement démocratique sain c’est-à-dire dans un cadre républicain de compétition des IDÉES.
    C’EST LE PEUPLE QUI JUGE LA PERTINENCE DES IDÉES ET LES PERSONNALITÉS PUBLIQUES QUI LES INCARNENT.
    En Tunisie, on a constaté au fur des élections que les guides religieux très puissants perdent leurs influences au près de la masse populaire.
    LA TUNISIE A ADOPTÉ UN SYSTÈME DÉMOCRATIQUE QUI LUI PERMET UNE COMPÉTION DES IDÉES FAVORABLE À LA STABILITÉ DU PAYS CAR PERMETTANT AUX CITOYENS D’INFLUENCER LE CHOIX POLITIQUE.
    C’est pourquoi un homme public,n’appartenant pas à l’establishment traditionnel,est devenu président de la république, le parti islamique très puissant a perdu des sièges consécutifs à des erreurs de gestion dans l’exercice du pouvoir.
    La refondation de l’État doit permettre de créer des structures étatiques permettant d’apaiser les tensions politiques.
    Que les guides religieux perdent cette qualité de coudre les liens sociaux n’est pas ressenti dans le cadre des institutions fortes.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

    • Je crois que peu de personnes au Mali sont en mesure de comprendre tes subtiles distinctions concernant l’implication des religieux dans la politique.

      La prémisse de ton raisonnement est fausse puisque le Mali n’est, culturellement, linguistiquement et géographiquement, ni la Tunisie ni un pays arabe.

      Il faut d’abord que nous respections notre Constitution, dont les dispositions en matière de séparation de la religion et de la politique sont exactement les même depuis la Constitution de 1960 adoptée sous Modiko Keita.

      Il faut ensuite que nous ne perdions pas de vue que nous avons au Mali des cultes, des cultures et des langues typiques différentes de celles des Arabes que nous ne devrions pas jeter par-dessus bord aveuglement en faveur des valeurs culturelles et religieuses arabes et occidentales.

  11. Qui les a utilisé en premier ? Ce n’est pas lui IBK, le dernier des politiciens à les côtoyer pour devenir ce qu’il est aujourd’hui ? Qui sème le vent récolte la tempête (président de merde). Même de ta mort moi je ne vais jamais te pardonner, tu nous a menti, nous berner et mettre le pays en chaos.

  12. Voici une analyse très objective qui malheureusement a manqué à nos dirigeants, surtout ceux des deux dernières décennies.
    La faiblesse de notre état vient du fait que la réligion non pas la réligiosité sous le couvert du sentimentalisme devenue la doctrine de nos dirigeants calculateurs a fini par leur faire fi des règles du jeu démocratique, leur faisant fouler ainsi au pied la loi dont l’application stricte leur aurait permis l’adhésion de la grande majorité à leur gouvernance.
    Il est dommageable que l’on n’ait pas pensé plutôt à mettre dans leur contexte l’état et la réligion qui ne doivent et ne peuvent être qu’à la recherche d’un rélatif bonheur du peuple et chacun dans son domaine de prédilections. Hélas!

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