Révision constitutionnelle : IBK va rencontrer le camp du « Non » la semaine prochaine

11 Août 2017 - 07:02
Mis à jour: 9 ans
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Révision constitutionnelle : IBK  va rencontrer  le camp du « Non » la semaine prochaine
17 juin 2017. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Bamako contre un référendum sur un projet de révision de la Constitution prévu le 9 juillet. © Habibou KOUYATE / AFP
Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, prévoit une rencontre avec la « Plateforme an tè à banna » en début de semaine. Les échanges porteront sur le projet de révision constitutionnelle. L’information a été donnée hier au Camp du Non par le ministre secrétaire général de la présidence, Soumeylou Boubèye Maiga. Quelques heures après la publication de la lettre ouverte de la « Plateforme, an tè à banna : touche pas à ma constitution », exigeant le président de la République de retirer son projet de révision constitutionnelle du 25 février 1992, le ministre secrétaire général de la présidence, Soumeylou Boubeye Maiga  a informé la plateforme de la volonté d’IBK d’échanger avec elle. L’information a été donné hier par le 1er vice-président de la « Plateforme, an tè à banna : touche pas à ma constitution », l’honorable Amadou Thiam. Selon le numéro 2 de la plateforme, le ministre secrétaire général de la présidence a fait savoir que la démarche présidentielle s’inscrit dans le cadre des consultations initiées par IBK pour recueillir les points de vu de toutes les sensibilités sur la révision constitutionnelle. « Nous avons reçu l’appel de Soumeylou Boubeye Maiga 2 heures après notre ultimatum. Nous avons adopté cette démarche parce que le jeu démocratique le permet. Depuis la création de la Plateforme, an tè à banna : touche pas à ma constitution le 11 juin dernier, elle s’est servie que de principes démocratiques.  C’est pourquoi, de marches et sit-in ont été organisés partout au Mali pour faire revenir le président à la raison. Mais il fait fi à l’appel du peuple. Les mobilisations étaient un signal pour IBK de se ressaisir et de se mettre à l’écoute de cette population qui se trouve abandonné… » « L’ultimatum de la Plateforme, an tè à banna : touche pas à ma constitution est aussi prévu par la constitution de 25 février 1992 dans son article 121. La désobéissance civique est un droit auquel le peuple malien peut user. Après la rencontre avec le président s’il ne s’engage pas à retirer son projet le peuple s’assumera », a-t-il annoncé.   Bréhima Sogoba   

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Commentaires (10)

User
Segouka
Segouka 9 ans
IBK doit prendre conseil avec GMT. Si GMT devrait rencontrer Karembé et le groupe qui est allé a Koulouba de nouveau, il ne referait pas la même erreur. A un certain moment, il faut savoir écouter son peuple et conceder.
Joe
Joe 9 ans
Ce qui est paradoxal ici, c'est que ce sont ceux qui prennent les armes contre la patrie qui sont les mieux écoutés, les manifestants pacifiques sont qualifiés d'apatrides, d'ennemis du pays. Tout projet portant sur la survie, l'existence et la cohésion sociale, à mon avis doit être au préalable soumis aux acteurs de la vie publique: politiques, jeunesse, société civile, travailleurs etc. Je sais que tenetr de réviser une constitution n'est jamais facile, Alpha et ATT ne diront pas le contraire. Or les récents évènements ne présagent rien de potable. Il revient à IBK et à lui seul, comme je l'ai toujours rappelé de rassembler tous les acteurs autour d'une même table. Il s'y dégagerait un consensus obligatoirement. qui évitera l'irréparable.
Kinguiranke
Kinguiranke 9 ans
En Bamanan on dit "ni ma bassa kou tigue a te digne yorodon", IBK tu es tellement paresseux que tu n'as meme pas lu cette Constitution qui conduit a la partition du Mali pour comprendre ce qui est dedans et tu l'as jetee sur l'Assemblee Nationale qui l'a jetee sur la Cour Cosntitutionnelle et qui a dit qu'il faut tout reprendre. Tu dois parler aux Maliens et sinon tu vas finir mal.
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 9 ans
Bonjour, Nous sommes TOUS MALIENS et c'est le moment judicieux pour le prouver en mettant le Mali en avant et en optant pour la cohésion nationale. Ce que nous devons et vous devez comprendre, c'est que les Maliens doivent prendre de la hauteur et se rejoindre en mettant le Mali et l'intérêt des Maliens en avant. L'ultimatum du 15 Août 2017 passera en laissant le Mali debout avec ses défis, en particulier l'organisation du référendum constitutionnel, qui resteront à relever. Le respect de TOUS les Maliens, de la constitution et de nos engagements exigent d'organiser un tel référendum constitutionnel pour que chacun(e) s'exprime librement, démocratiquement, afin de départager les camps du NON et du OUI au référendum. Contribuons TOUS, ENSEMBLE, indépendamment des bords politiques et des camps NON et OUI au référendum, à relever ces défis pour le bien-être des Maliens, en commençant par l'organisation, démocratiquement et dans la quiétude, de notre référendum avec la sécurité optimale basée sur le front uni formé par les forces de défense et sécurité du Mali, Barkhane, MINUSMA, les populations du Mali (pour l'aide aux renseignements et à travers les groupes d'auto-défense de ces populations) et plus tard le G5 Sahel. TOUS, ENSEMBLE, nous y arriverons. Il faut y croire avec la volonté et l'engagement patriotique, de TOUS/TOUTES, ENSEMBLE. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA Expert TIC, Gouvernance et Sécurité E-mail : [email protected] TEL 95 58 48 97
Bamaké
Bamaké 9 ans
Je rappelle que nous sommes en démocratie... Alors nommer les Sénateurs c'est pas démocratique... D'où ma question... : Est ce que, le ” Kurukan Fuga ” du 25 Février 1992, permet de voter par l’Assemblée Nationale une loi interdisant le nomadisme politique des Députés, le vote d’une loi permettant de créer des Sièges de députés pour la Onzième région du Mali ( notre Diaspora ), et enfin l’instauration d’un Sénat dont les siègeants pourront tous sans exception être élus au suffrage universel direct ou indirect… ? Si le ” Kurukan Fuga ” du 25 Février 1992 prévvoit cette disposition, alors on n’a plus besoin de référendum pour un nouveau ” Kurukan Fuga ” . Dans le cas contraire, le Président IBK serait bien inspiré, de coupler le vote pour le projet de révision constitutionnelle, avec les élections présidentielles de 2018. Comme ça, il fera d’une pierre deux coups. A savoir, mesurer sa popularité en gagnant et le référendum et le renouvellement de son mandat de Président.
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