Tribune : presse : La liberté d’opinion

4 Déc 2015 - 01:25
Mis à jour: 11 ans
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Tribune : presse : La liberté d’opinion
La défaite militaire à Kidal provoque une tempête politique à Bamako
La démocratie est une voiture à quatre roues indépendantes mais non séparées : le législatif, l’exécutif, le judiciaire et la presse. Notre propos d’aujourd’hui s’adresse à la Presse, quatrième pouvoir, organisme qui dans un Etat démocratique, s’occupe de l’information. A ce titre la presse joue un grand rôle dans la formation et l’orientation de l’opinion. Le peuple a le droit à l’information, la presse a le devoir de la lui livrer. Dès lors, au vu de l’énorme responsabilité qu’elle exerce, la presse a droit à la Liberté. C’est le combat sacro-saint pour la liberté d’opinion, la liberté de penser, de dire, d’écrire, de publier, de diffuser et d’éditer. Comme tout droit, la liberté d’opinion s’assume. Le code de la presse dans son auguste sagesse, a établi la déontologie qui gouverne la presse. On ne peut pas et on ne doit pas écrire, exprimer ce qu’on veut mais on a la liberté de ne s’exprimer que sur ce que l’on veut à condition d’en assumer la responsabilité. Le journaliste est le témoin de son temps, l’intermédiaire entre les évènements, les faits et son audience. L’obligation lui est donc faite de s’écarter de la diffamation, de colporter des mensonges et de propager de fausses informations. La loi lui enjoint d’être objectif au respect de la déontologie, de l’étique, de l’amour du métier, l’un des plus beaux et des plus exaltants, enrobé de connaissances semi-encyclopédiques et d’une intelligence toujours en éveil. Ce qui permet au Directeur de Rédaction de préférer son fauteuil à un trône. Faiseur de roi ? Peut-être ! De nos jours, l’importance de la presse n’est plus à démontrer dans l’arène politique où le comportement l’emporte sur l’action. La presse crée les mythes, elle peut aussi détruire des réputations et des carrières. Instrument de censure et d’éveil des consciences parce qu’il se heurte aux grandes ambitions et aux grands intérêts. Le journaliste court de grands dangers : « Reporter sans Frontières » n’a de cesse de déplorer hélas, la liste trop longue de journalistes mystérieusement disparus, tués sur les fronts, assassinés pour empêcher de dévoiler des vérités condamnables sous tous les cieux. Diversités Caractéristiques. Grosso modo, on distingue la presse d’opinion, d’informations générales, de faits divers, des journaux économiques, scientifiques, des quotidiens et des périodiques (hebdo – mensuelles, etc.). De plus en plus, on assiste à la naissance de publications spécialisées ayant le grand défaut d’un populisme atroce, dévoilant avec qui et comment on « couche ». L’Internet apporte son concours à la disparition de la presse d’antan. La soi-disant grande presse internationale est désormais la propriété des grands capitaux : le Times de Londres, le Monde de Paris, le New-York Times, etc., défendent ongles et becs, les intérêts des multinationales dans le monde. A  qui  la  faute ? La sève et le sang de la presse sont sans conteste, la publicité. Les annonceurs ont brisé les reins des journaux d’opinion. "L’Humanité", le grand journal de Jean Jaurès, survit à force d’acrobatie et de la générosité de la souscription des membres du Parti Communiste défunt. Nous sommes loin du journalisme d’Albert  Londres, de Politzer. La recherche et la publication de l’information réelle et vraie surtout importante est devenue de plus en plus difficile sinon impossible. Le coût exorbitant de l’entreprise de presse, la matière plus que périssable de l’information qui tombe par goutte à la minute sinon à la seconde dans un  tourbillon de vélocité infernale, rend toute objectivité hypothétique parce que les mains invisibles n’ont de cesse de tout manipuler ! Le prix de la liberté de la presse Le grand problème de la liberté de la presse qu’il ne convient pas d’occulter, de passer sous silence, c’est les moyens énormes qu’il faut utiliser pour la création d’une entreprise de presse. L’euphorie de la démocratisation de l’Afrique noire a entraîné la multiplicité des feuilles se disant journaux. Le tiers-monde en général n’a pas les moyens de sa politique. Vérité de la Palisse, des quotidiens se créent avec un capital de 5 à 10 millions, animés par des journalistes payés à moins de 100 000 FCFA. Ailleurs, chez nos maîtres à penser, un grand reporter, un correspondant et/ou un envoyé spécial, ne perçoivent pas moins de 5 à 10 millions de rémunération mensuelle. Cette comparaison exclut le match ! Le journaliste qui n’en a pas assez pour joindre les deux bouts, devient naturellement victime des  tentations, ennemis mortels de l’objectivité, de l’intégrité, de toute morale professionnelle. La liberté de la presse ne peut se concevoir sans les conditions acceptables de la survie. Être libre et s’exprimer librement est un luxe que tout le monde ne peut s’offrir. Une presse libre et indépendante exige des moyens qui dépassent aujourd’hui l’ordinaire. Le temps use le mensonge et polit la vérité (Göeth). *Dravela rue 364 porte 150 [email protected]      

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Commentaires (66)

User
nfp
nfp 11 ans
Moi, je propose qu'on INTERDISE DE PUBLICATION les journalistes débutants tels que Adam Thiam, Adama Drame, Boukary Daou ou Saouti Haidara, et QU'ON RENDE OBLIGATOIRES les articles magistraux du grand Chahana Takiou! :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Ibk n'a qu'à promulguer une loi visant à condamner à des peines d'emprisonnement tout Hassidi qui n'aurait pas lu les oeuvres complètes de Chahana, et à condamner à mort tout hassidi qui aurait lu les articles des autres! :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Houbien? :-P
Oumarou
Oumarou 11 ans
La presse doit revoir sanctionner les mauvais journaliste qui ne fonctionnent pas pour l'amour de ce noble job, mais pour une volonté de l'utiliser pour se faire de l'argent en passent tout leurs temps à critiquer le gouvernement pour le plaisir des politique et interpréter mal les informations.
Parisienne
Parisienne 11 ans
La presse doit être organisée cette presse malienne ne l’es pas, la presse doit accompagner son gouvernement afin de conscientiser et d’apaisée le cœur de sa population, cette presse ne l’es pas la presse doit apporter des informations claire et sans aucune mensonges La presse malienne à besoin d’être refait.
Zanke
Zanke 11 ans
Oui le peuple a droit à l’information, mais il faut le dire cette presse malienne est devenue une presse à intérêt personnel, une presse dans laquelle la corruption prend son plus haut degrés une presse des journalistes nul sans aucune formation.
Celine
Celine 11 ans
Souvent nous pouvons assister que des journalistes critiquent et parlent mal de nos autorités, cela n’est pas normal. La presse se doit d’accompagner l’autorité, pas pour des intérêts de se remplir les poches, mais de de participer à la stabilité de sa nation.
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