Cheick Sidi Diarra, « les tares du chronogramme nous ont valu le déluge de sanctions de la CEDEAO »

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Contrairement aux autorités de la transition qui qualifient les sanctions de la CEDEAO « illégales et illégitimes », l’ancien  pensionnaire de l’ONU, Cheick Sidi Diarra, estime qu’elles sont les conséquences « des tares du chronogramme qui nous ont valu le déluge de sanctions de la CEDEAO ».

Les réactions se multiplient  au Mali au lendemain de l’application  de la nouvelle batterie de sanctions prises par le double sommet extraordinaire de la CEDEAO et de l’UEMOA à Accra. Elles font réagir de nombreuses  personnalités telles que  l’ancien Secrétaire général  Adjoint des Nations Unies, Cheick Sidi Diarra.  « Les tares du chronogramme  nous ont valu le déluge de sanctions de la CEDEAO », analyse cet ancien diplomate onusien. Face  à l’adversité entre le Mali  et ses voisions ouest africains,  il propose aux autorités d’éviter de réagir sous le coup de l’émotion. « Qu’elles aient une démarche stratégique. Qu’elles évitent d’entendre les oiseaux de mauvais augure suggérant des réactions radicales et irréversibles »,  a suggéré Cheick Sidi Diarra,  ajoutant que « ces incendiaires vivent en dehors du Mali et leur confort personnel ne sera nullement affecté par les sanctions ».

Comme alternative à l’adversité,  il exhorte le Président de la Transition à  initier, sans tarder,  une concertation nationale incluant en particulier tous ceux qui sont restés en marge de la transition et des assises nationales de la refondation afin que les maliens  s’entendent  sur un dénominateur minimum commun.  Ce dénominateur, selon lui,  devrait être axé sur un champ de réformes concourant directement à la tenue d’élections dans un délai acceptable et convenu de manière consensuelle.  Toujours selon Check Sidi Diarra,  cette concertation définira le profil des personnalités devant conduire la mise œuvre du chronogramme.

Pour chaque catégorie d’actions,  souligne–t-il, le délai d’exécution sera défini.  « La somme des délais permettra de déterminer la durée totale du chronogramme et de la nouvelle phase de la transition », pense cet ancien diplomate onusien.   Poursuivant que  ce  principe  de la  concertation une fois  accepté,  elle devrait avoir lieu avant le 27 février 2022. Et  Cheick Sidi Diarra de conclure que «  cette transition  devra être pilotée par une personnalité indépendante et neutre. La concertation ne devrait pas durer plus d’une semaine.  Elle devra être facilitée par le médiateur de la CEDEAO.  Une telle solution endogène et consensuelle sera absolument acceptée par la CEDEAO et sa mise œuvre diligente entrainera la levée rapide des sanctions ».

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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8 COMMENTAIRES

  1. Les conseils de Mr Diarra doivent être considérés par nos autorités du Mali. Le Mali n’a aujourd’hui pas besoin de ce bras de fer avec nos partenaires de la sous région. C’est vrai que ce n’est pas le Mali qui en souffrira seul mais les conséquences joueront sur le Mali plus que les autres pays. Comme le président l’a mentionné dans discours, le Mali souffre déjà, s’il faut encore davantage, ce n’est pas souhaitable. Nous prions dieu afin qu’il crée un bon climat entre les 2 parties.

  2. Monsieur DIARRA aurait dû dire aux dirigeants ce que ceux-ci doivent faire pour inclure dans les discussions ceux qui ont refusé de participer aux assises. Tout a été fait devant le monde entier ,allant jusqu’au report par 2 fois de la date des assises, en vain. DIARRA ,vous savez autant que tous les maliens que ce qu’ils veulent, ce n’est que le pouvoir, rien que le pouvoir. Si, par hasard, vous pouvez les ramener autour de la table, pourquoi ne pas le faire ? Après tout, c’est pour vous aussi un acte de patriotisme non !

  3. Excellente réflexion !
    Nous sommes condamnés à parler avec nous voisins de la cedeao. Même si de part et d’autres chacun est aller loin. Descendons de nos chevaux de Satan et prenons langue sans tarder. Faisons la paix des braves. La confrontation n’amène rien de bon. Que de la perte de temps, d’énergie.
    Je pense un nouveau chrono sous la supervision du médiateur de la cedeao fera lever les sanctions d’ici qq jours. Donc ne perdons pas notre temps. La voie est tracée par le sage Diarra.

  4. Je suis entièrement d’accord avec cette analyse et adhère la proposition d’élaborer un chronogramme plus réaliste en accord avec le médiateur de la CEDEAO d’ici le 27 février. Ne tombons pas dans l’émotion et les autorités ne doivent pas suivre les va en guerre.

  5. Monsieur Diarra n a jamais été intellectuel pour moi. Un intellectuel ne raisonne pas de cette façon concernant les sanctions contre le Mali. Le Mali a fait des propositions qui devraient être étudiées et des propositions faites par la Cedeao ( disons une négociation) ; voilà comment doit agir un intellectuel, même s il est ennemi du Mali.

  6. Merci Mr DIARRA pour ette analyse assez reflechie et je pense que si les autorites de la transition eoutent et appliquent inchalaw serait un ouf de soulagement pour le Mali

  7. Chiek Sidi Diarra counsel on taking low keyed approach is good but his message is that of old man not having energy to build nation Mali should become in steps plus stages as we take care essential needs of our people as they intertwine necessary actions plus train plus educate to build better Mali.
    It takes courage to build nation. Those who sit back to accept crumbs from others tables will be given only crumbs.
    I offered to return my ability to Africa with little short term assistance. If Mali unavailable then I should contact Embassy of Morocco in Washington DC.
    Let your record show I offered but Mali did not accept.
    Your embassy phone is automated plus not taking messages. Over next few weeks I will make contact with others in Africa. Morocco appear best. Other African nations are weak from South Africa to Djibouti plus submit to foreign bullying.
    Henry Author Price Jr aka Kankan

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