Vie chère : Au cœur du plus grand échec de Choguel

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La Transition n’a pas encore tenu sa promesse de prospérité aux Maliens qui attendent toujours la fin de la cherté des prix des denrées de première nécessité. Pourtant, les nouvelles autorités avaient donné l’impression d’avoir des recettes faciles pour mettre fin aux problèmes alimentaires du pays. Choguel qui avait semblé travailler dans la rupture avec les anciennes pratiques n’est toujours pas l’homme de la situation, selon les consommateurs.

Jeudi dernier, une marche contre la persistance de la hausse des prix des produits de première nécessité était prévue. La persistance de cette manif indique qu’il n’y a toujours pas d’amélioration concernant la flambée des denrées de première nécessité. En plus de l’huile et de la viande, d’autres denrées prisées par les consommateurs connaissent également une hausse. Le gouvernement tâtonne entre sanctions et négociations pour apaiser la situation.

Les Maliens sont restés sur leur faim au sujet des contrôles sur les marchés et dans les quartiers, afin de détecter les commerçants qui n’appliquent pas les prix subventionnés semblent ne servir à rien. C’est dans ce cadre que le front populaire contre la vie chère est de nouveau mobilisé pour arracher aux autorités des actions concrètes et rapides pour freiner la montée des prix.

Il y a plusieurs mois, le front avait entamé la mobilisation comme ce fut le cas le 22 juin 2021. Un sit-in avait eu lieu devant la cité administrative pour attirer l’attention des autorités. Un mémorandum avait été remis au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Ils étaient sortis nombreux avec des paniers vides, des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Non à l’augmentation des prix des denrées alimentaires », « une transition réussie équivaut à une baisse du tarif des denrées alimentaires » ou encore « nous avons faim ».

Les manifestants affirmaient, entre autres, que la vie est devenue plus chère avec les nouvelles autorités. « Rien ne peut s’acheter ; tout est devenu cher et nous les femmes souffrons trop et nos familles en subissent les conséquences », dénonçait une manifestante en colère.

Les responsables du Front populaire contre la vie chère estiment qu’il n’est plus acceptable que les produits de première nécessité se vendent au triple de leur prix normal. Mariam Koné, présidente du Front, a expliqué que les femmes maliennes souffrent à cause de la cherté de la vie, alors que la plupart des produits de première nécessité est issue de la production locale.

Pour certains, Choguel a lamentablement échoué dans la lutte contre la cherté des prix. Au lieu de se limiter au contrôle des prix sur les marchés et dans les boutiques de quartier, le gouvernement aurait dû trouver plus de sources d’approvisionnement du pays à partir des ports des différents pays frontaliers.

Dans le contexte de crise que le Mali connait, beaucoup n’arrive pas à comprendre que le Sénégal et la Côte d’Ivoire soient les seuls où passent les marchandises. Si le gouvernement avait entrepris la diversification des sources de ravitaillement, on aurait pu éviter la crise actuelle.

Oumar KONATE     

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