Opérations de maintien de la paix des Nations-Unies : Les capacités des journalistes sur les connaissances fondamentales renforcées

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photo de famille  à la cérémonie de clôture
photo de famille à la cérémonie de clôture

L’objectif de cette formation,  qui a eu lieu du 5 au 9 octobre  2015, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye était de fournir aux hommes et femmes de médias les connaissances fondamentales sur les opérations de Maintien de la paix des Nations Unies, les principes d’engagement et mécanisme de fonctionnement des opérations de maintien de la paix, établissement et opérationnalisation des mandats entre les parties Etats et Nations unies, entre autres les normes juridiques internationales, protection des droits humains, avec un accent sur les processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration et la Reforme du Secteur de Sécurité.

L’amphithéâtre de l’École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Béye a abrité du 5 au 9 octobre 2015, trois stages formation des  journalistes sur les « connaissances fondamentales sur les opérations de maintien de la paix des nations unies », des policiers, militaires et civils de 11 pays dans le  “Droits de l’Homme dans les Opérations de Soutien à la Paix (OSP)”

Cela est parti d’un constat que l’action de la mission onusienne, la Minusma au Mali, était mal perçue de l’opinion nationale et internationale, plus particulièrement l’interprétation du mandat qui régit son intervention. C’est pourquoi il à été jugé nécessaire d’outiller les hommes et femmes des médias pour qu’ils en prennent connaissance, afin mieux informer les populations.

Pendant une semaine, plus d’une soixantaine de journalistes de différents organes de presse ont suivi des cours intenses sur les opérations de maintien de la paix ‘’OSP”.

L’ouverture et la clôture de fin de stage de formation été marquée par le discours du directeur des études de l’EMPABB, représentant le directeur général, le colonel Philip Kleb.

Les modules de formations ont été dispensés par des éminents experts, instructeurs permanents et temporaires officiers et civils de l’école de maintien de la paix (EMP) Alioune Blondin Béye.

A l’issue de ces formations, les journalistes ont été outillés sur les connaissances nécessaires à une meilleure compréhension d’une Opération maintien de la paix (OSP).

Selon le directeur des études, le programme est identique à un stage CONNFOND habituel, c’est à dire assez complet dans les thèmes abordés. Ces modules de formation étaient axés sur les documents de base préalable au déploiement des opérations de maintien de la paix (forces armées, police et civils) une perception commune des principes, directives et politiques fondamentales du maintien de la paix de l’ONU, de façon générale . Cela pour que les hommes et femmes de médias puissent donner ‘’une information équilibrée et impartiale’’ aux populations. Cette bonne compréhension de la population contribuera à assurer à la mission multidimensionnelle (Minusma) un fonctionnement efficace et cohérent des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, ainsi qu’à établir une bonne perception et la confiance au Mandat de la mission de la Minusma.

Les modules on abordé les questions de niveau stratégique, les définitions fondamentales et la raison d’être des activités des Nations Unies en faveur de la paix et de la sécurité, les principes fondamentaux du maintien de la paix de l’ONU (MG) ; le niveau opérationnel, selon quelles modalités le Conseil de sécurité établit le mandat des opérations de maintien de la paix des Nations Unies et comment celles-ci sont concrétisées par le Secrétariat de l’ONU et les hauts responsables de la mission.

D’autres modules ont traité des questions interdépendantes que tout le personnel de maintien de la paix doit connaître pour exécuter son mandat au niveau opérationnel afin d’assurer une paix durable et un éventuel transfert de responsabilités en faveur des acteurs locaux et de l’équipe-pays de l’ONU.  De même les politiques et procédures en rapport avec les membres individuels du personnel de maintien de la paix. (Restrictions des modules: santé, sécurité et sureté et ajout des modules sur les processus DDR et RSS).

Rappelons que l’organisation des nations unies (ONU) est composée de 193 Etats membres souverains qui débattent des problèmes communs et votent sur les grandes questions. Elle a été fondée après la seconde mondiale afin de : maintenir la paix et la sécurité internationales, développer les relations amicales, promouvoir le progrès social, de meilleurs conditions de vie et le respect des droits de l’homme. Les Etats membres sont unis par un traité international appelé « Charte des Nations Unies » qui guide tout le travail des nations unies y compris ses activités de paix et de sécurité.

Les opérations de maintien de la paix sont régit par des Principes fondamentaux qui sont: le consentement, l’impartialité et le non recours à la force sauf en cas de légitime défense et pour défendre le mandat.

Toute opération de maintien de la paix de l’ONU requiert le consentement des principales parties au conflit. Dans le cas échéant sans consentement au mandat, l’opération est une mission d’imposition de la paix.

Par contre, l’impartialité exige qu’une opération de maintien de la paix s’acquitte de son mandat sans faveur ni préjudice à l’égard de l’une ou l’autre des parties au conflit. C’est-à-dire de rester neutre comme un arbitre. Par ailleurs la mission ne doit pas tolérer que les parties commettent des actes en violation des normes et principes.

Le principe du  recours à la force autorisé en cas de légitime défense et pour défendre le mandat. Cela aussi peut être autorisé à la mission par le conseil de sécurité. Les règles d’engagements et les directives relatives à l’emploi de la force en clarifient l’emploi.

Les opérations de maintien de la paix des Nations Unies se déploient sur la base d’un mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies. Ce mandat détaille les tâches précises qu’une opération de maintien de la paix des Nations Unies doit accomplir. Les mandats du Conseil de sécurité varient selon la situation, la nature du conflit et les défis particuliers qu’il présente.

Puisque les opérations de maintien de la paix des Nations Unies sont déployées, en général, pour appuyer l’application d’un cessez-le-feu ou d’un accord de paix plus global, les mandats du Conseil de sécurité sont influencés par la nature et le contenu des accords conclus entre les parties.

LE CONSEIL DE SECURITE ETABLIT LES MANDATS POUR LES MISSIONS DE PAIX, LE SECRATARIAT DE L’ONU OPERATIONNALISE LES MANDATS PAR LE La cérémonie de clôture de fin de stage de formation à été sanctionnée par la remise des certificats, des médaillons de paix aux participants.

Ce stage a réuni 67 journalistes de soixante organes de presse publique et privée dont neuf 9 femmes.

Le lieutenant-colonel Faraban Sangaré, directeur de l’instruction de l’EMPABB, directeur du stage, a remercié les stagiaires pour leur disponibilité et les aexhortés à l’esprit d’engagement sur le sentier de la paix.

Le directeur d’étude, Philip Kleb a enfin exhorté les stagiaires journalistes à donné aux populations « une information équilibrée et impartiale.

Rappelons que L’EMPABB a pour objectif de promouvoir la paix sur l’ensemble du continent, en renforçant les capacités africaines de soutien aux opérations de paix et en diffusant la culture de paix.

Il est à rappelée que la même initiative est prévue d’ici la fin de l’année avec des membres du corps enseignant et des responsables de l’administration du Mali. Ces actions sont toutes financées par la République du Mali. Environ 120 stagiaires ont été formés cette semaine, ce qui est un véritable défi, tant logistique que de gestion du corps professoral.

Dans les perspectives, si la volonté politique le permet, les dirigeants de cette l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye envisagent de recevoir deux fois plus de stagiaires, afin d’affronter le défis du millénaire, la paix mondial, créer beaucoup plus des ambassadeurs de la paix dans le monde.

Alassane Cissé

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