Document Exclusif (1) – Collectif des Cadres Sédentaires de la Région de Gao (COCASERG) : Autopsie et Vision sur la Rebellion au Nord du Mali

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Située seulement à 5 kilomètres de Gao, la Dune Rose, dite « Koïma Hondo » dans la langue Songhaï est peut-être le site touristique le plus populaire de Gao (photo: visitgaomali.com)

Le présent document que présente le Collectif des Cadres Sédentaires de la Région de Gao (COCASERG) est une contribution à la sortie de crise née de la rébellion et une réflexion particulière des nordistes par rapport à son évolution dans le temps et son rebondissement en 2012.

 

- INTRODUCTION

1 – ETAT DES LIEUX EN 2012(Sécurité, Besoins sociaux de base)

2 – RAPPEL SUR LES REBELLIONS DE 1963 ET DE 1991

3 – LES CONCEPTS « AZAWAD »

4 – ASSOCIATION EN FAVEUR DU NORD

5 – REGIONS DU NORD : PRIORITE NATIONALE OU PAS ?

6 – SUGGESTIONS (Politiques, Négociations, Economiques)

-  CONCLUSION

 

Introduction

Le présent document que présente le Collectif des Cadres Sédentaires de la Région de Gao(COCASERG) est une contribution à la sortie de crise née de la rébellion et une réflexion particulière des nordistes par rapport à son évolution dans le temps et son rebondissement en 2012.

Le Collectif n’a pas la prétention de détenir toute la vérité sur le phénomène « rébellion » , aussi, le Collectif invite les autorités avisées à une lecture approfondie du document pour finir définitivement avec cet état de nuisance dont se servent les populations touaregs et arabes pour des intentions mafieuses et sordides qui n’ont rien à voir avec le développement de nos région.

I. Etat des lieux en 2012

Cent jours après l’occupation effective des régions du Nord, des cadres sédentaires de la Région de Gao se sont organisés en collectif pour contribuer à la libération des zones occupées et au rétablissement de la paix, particulièrement dans la Région de Gao.

L’état des lieux se présente comme suit.

1) La Sécurité

Les populations vivent dans une psychose totale, du début des événements à nos jours, à travers systématiquement :

- Pillages,

- Viols,

- Vols,

- Assassinats

- Intimidations,

- Spoliations et tous autres actes criminels au nom de la charia.

La Région est ainsi sous le contrôle des groupes islamistes affiliés à AQMI.

2) Les Besoins sociaux de base: santé, eau potable, éducation, loisirs

La volonté manifeste de détruire Gao a amené les occupants à piller tous les systèmes sur lesquels repose l’essor socio-économique et culturel de la Région :

- Le Système d’eau potable et d’électricité

- La chaîne du système sanitaire

- Le système de l’éducation : ici le doute plane sur l’organisation des examens 2011/2012 et l’incertitude de la rentrée scolaire 2012- 2013.

L’inadéquation et la mauvaise application de la charia ont fait que la vie culturelle a été sérieusement malmenée. En effet, le Nord a connu un autodafé : destruction de monuments, d’édifices publics et privés d’une part, mariages forcés, amputations de membres (mains et pieds), lapidations, viols organisés maquillés en mariages, d’autre part.

A cet effet, le Collectif des Cadres Sédentaires de la Région de Gao, confiant en un Mali UN et INDIVISIBLE, demande à bon droit, à l’Etat Malien, concepteur de la puissance publique, garant des droits, protecteur des citoyens et réparateur des préjudices de :

• créer un Cadre Régional de Suivi, composé de cadres et notables ayant une moralité évidente et représentatifs de tous les corps et cadres pour accompagner :

- tous projets, actions de développement,

- toutes structures étatiques, para étatiques, privées

- tous organismes de sphère nationale ou internationale d’assistance, de distribution de biens et services destinés à la Région;

• accorder aux agents de l’Etat en activité, tous statuts, corps et cadres confondus, au moins deux ans supplémentaires sur l’effectivité de leur vie professionnelle.

• Considérer l’année scolaire 2011/2012 année facultative pour les élèves et étudiants relevant du Nord.

 

II. Rappel sur les rébellions de 1963 et de 1991

C’est sur la base de l’échec de la constitution d’un Etat saharien devant comprendre une partie du Mali et de l’Algérie que la rébellion était née, et a connu le traitement qui a certainement laissé des amertumes.

Faisant suite à cette situation, la rébellion de 1990 a révélé un nouveau vocable azawad se manifestant par d’autres formes qualifiées de banditismes résiduels ayant évolué vers des illusions d’indépendance de l’Azawad avec des accords mal conçus qui, au lieu de résoudre ou solutionner les revendications posées par les rebelles, ont préféré les évacuer en mettant en place une stratégie de programmes ou de programmations qui, dans leur conception, s’avèrent démagogiques et inapplicables :

• Accords de Tamanrasset en 1991 et 1994

• Accords d’Alger en 1994 et 2006.

Le pacte national, en particulier, dans lequel sont condensées toutes les questions institutionnelles et de développement s’est avéré à la pratique difficile dans sa mise en application.

Le statut particulier, élément central du pacte national, a été conçu pour la paix et le développement des régions du nord du Mali ; mais dans son application, ses avantages, qu’ils soient matériels ou financiers, n’ont bénéficié qu’aux touareg et arabes.

Le constat amer est que les touaregs considèrent le pacte national en général, et le statut particulier comme leur propriété, une propriété qui exclut les autres composantes des régions Nord avec la bénédiction des gouvernements successifs.

 

III. Les concepts « Azawad »

Azawach, Azawa, Anchawadj, N’Jawa, azawad, veulent dire la même chose : plateau ou cuvette qui déverse. L’orthographe n’est rien d’autre qu’une différence linguistique, selon que le mot est prononcé par un targui, un songhaï, un peulh ou un arabe.

Mais ce qui est grave, impensable et inconcevable, c’est que les irrédentistes pensent que le vocable Azawad répond à une  appartenance géographique et historique propre à leurs communautés (touareg, arabes), ce que l’on remet en cause pour la simple raison qu’ aucune référence écrite ou orale ne définit cette zone comme telle. La réalité est que c’est une zone de songhaï et arma à
travers leurs règnes successifs.

 

IV. Associations en faveur des régions du Nord du MALI

Il existe plusieurs associations se réclamant du Nord et pour la défense du Nord, aussi bien dans les régions occupées qu’à l’extérieur, surtout à Bamako. Le COCASERG estime que ces associations séparément ne peuvent jouer aucun rôle positif pour ces régions ou pour leurs revendications et qu’au contraire, ces divisions ne feront que fragiliser leurs actions et les banaliser aux yeux des autorités nationales et de l’opinion internationale.

Pour être efficaces, le COCASERG demande qu’elles aient une direction commune et un discours commun pour être utiles à la cause qu’elles défendent : la libération du Nord et objectifs futurs.

Le Collectif des Cadres Sédentaires de la Région de Gao estime par ailleurs, que les associations, à Gao même, sont d’obédiences diverses et de moralités différentes et se démarque de toute action apparentée à une collaboration suspecte.

 

V. Régions du Nord : priorité nationale ou pas ?

Constats

Des événements de janvier 2012 à ceux de mars et avril 2012 et jours suivants, la dignité de tout le Mali, et en particulier celle des populations du Nord, est bafouée.

Il ne s’agit pas d’être un analyste averti pour savoir que, depuis la rencontre d’Ouagadougou, théoriquement on œuvre pour la reconquête des régions du Nord, mais, en vérité, c’est la course aux postes politiques et administratifs. Pour le commun des maliens, il faut rappeler que les nouvelles autorités ont déclaré que leur seule priorité était la libération du Nordet l’organisation d’élections libres et démocratiques. Humblement, le Collectif s’incline devant cette volonté sauf que ni l’une ni l’autre ne constitue en réalité une priorité pour elles.

Pour les populations occupées, il ne saurait avoir de priorité que leur libération.

Le mali, membre des Nations Unies, des organisations régionale et sous régionales, doit bénéficier de tous les égards sans tomber dans des compromissions.

 

VI. Suggestions

A ce niveau, elles sont de plusieurs ordres.

1. Politiques

L’interprétation selon les rebelles de l’expression « statut particulier » est certainement la source de tous les événements qu’on a vécus de 1994 à nos jours.
Cependant, un espace politique, économique, et socio culturel comme la Décentralisation peut être considéré comme le meilleur instrument permettant d’accéder aux aspirations de développement souhaité.

Alors, privilège doit être accordé à la Décentralisation et à un développement soutenu à l’intérieur du Mali.

- Que le Mali applique les textes et lois conformément à la Constitution pour que l’Etat soit respecté et renforcé dans la gestion des affaires politiques, administratives, économiques, sociales et culturelles.

- Que nulle part au Mali, il n’y ait création de zones franches favorisant le trafic d’armes, de cocaïne et de recommencement perpétuel de rébellion.

- Que le découpage territorial initié par l’ancien régime, au motif qu’il donnerait plus de représentativité aux régions du Nord du Mali dans les chambres d’élus, défie la réalité, quand on sait que les touareg et arabes représentent moins de 12% des populations des régions du Nord. Actuellement, sur les 18 députés du Nord, 11 sont touareg ou arabes ; et sur les 27 futurs élus à l’Assemblée Nationale, ils auront probablement le double du chiffre actuel.

2. Négociations

La situation aujourd’hui est faite de confusion pour les raisons suivantes : le MNLA qui est instigateur de cette situation de rébellion et de la mise à mal de l’unité nationale a amené dans son sillage des groupes islamistes identifiés comme tels, qui l’ont bouté finalement hors de son soit disant territoire en s’y installant et ayant comme credo ou leitmotiv l’application de la charia. Alors se pose cette
double question : avec qui négocier ? Et quoi négocier?

Il reste entendu que l’unité nationale du Mali reste indiscutable tout comme le caractère républicain, laïc et démocratique de l’Etat.

3. Economiques

a) Constat

L’on a assisté, sans pour pouvoir réagir, au pillage systématique

- des stocks alimentaires

- des dons humanitaires

- des services techniques d’encadrement publics et privés

- des structures de finance et de micro finance

- des structures d’accueil et d’hébergement

- aux enlèvements de troupeaux, véhicules, motos et tous autres biens.

Cette situation a fragilisé le quotidien de la population sinon compromis son avenir.

Du point de vue climatique, l’hivernage s’est installé, mais inégalement reparti dans le temps et l’espace. Les pâturages sont  acceptables par endroits ; par contre, la production agricole connaîtra des problèmes sur le long du fleuve avec les ruptures des digues causées par la forte crue du fleuve. D’une façon générale, les paysans n’ont pas bénéficié d’intrants agricoles.

La survie des populations ne dépend que des produits d’origines frauduleuses, chose qui en réalité, ne saurait être un salut pour ces populations.

b) Propositions de solutions

Dans nos régions à vocation agro-pastorale, l’économie repose sur l’agriculture, l’élevage et la pêche. Pour les développer, il faut des investissements dans la maîtrise totale de l’eau : exploitation des eaux souterraines et des eaux de surface pour les aménagements agricoles, pastoraux et d’eau potable.

La conception du développement dans le milieu targui se résume à un confort personnel et mondain.  Sinon, comment comprendre qu’un investissement de 1500 milliard dont 90% sur les zones nomades n’ait pas d’impact socio-économique visible sur les régions du Nord de 1992 à 2011.

 

Conclusion

Le COCASERG, victime et résistant, profondément blessé par la situation du Mali, ce Mali dont on a toujours été fier et dont on est fier, et encore fier demain, ne peut accepter

- la « désunité »

- la remise en cause de l’Etat républicain pour satisfaire des demandes rocambolesques qui ne servent qu’à des intérêts individuels et
particuliers au lieu du développement auquel aspirent les populations.

La solution du problème trouve son début dans la Décentralisation avec un développement soutenu.

 

Gao, le 12 Septembre 2012
Signé: Le COCASERG

 Document exclusivement envoyé à maliweb.net pour publication.

 

45 Réactions à Document Exclusif (1) – Collectif des Cadres Sédentaires de la Région de Gao (COCASERG) : Autopsie et Vision sur la Rebellion au Nord du Mali

  1. kana

    Je suis désolé que des « cadres de Gao » se cachent derrière leur petit doigt pour pondre ces inepties, ce torrent de haine et de contre-vérités! Qui sont-ils? ce document est un tract inutilement haineux! D’abord dans la législature actuelle il n’y a aucun député arabe, absolument aucun, zéro député arabe à l’Assemblée Nationale. Ensuite vous parlez de 1500 milliards il fallait avoir le courage de nous dire que ce sont les cadres du nord toutes ethnies confondues donc y compris vous (« les sédentaires », une nouvelle ethnie créé par la haine et les petits calculs personnels) qui avez englouti ces sommes faramineuses dans vos multiples « V », villas, virements, voyages, vergers, vacances, voyances (gris gris) … En tout cas les populations du nord n’ont rien vu … Enfin croyez-vous que les populations réfugiées dans les pays voisins soient en vacances, non les amis tous les Maliens vivent cette situation douloureuse dans leur âme. Évitons les généralisations et les raccourcis. Et j’en veux aussi à Maliweb qui publie ce genre de torchon sans signataire identifié, par ailleurs j’invite les cadres de Gao à se désolidariser de ce torchon. Enfin je pense que le Nord du Mali appartient spécifiquement aux Touaregs, Bellahs, Songhays, Peulhs et personne ne peut effacer l’autre; ils son condamnés à vivre ensemble avec le reste des Maliens leurs frères. A bon entendeur, Salut!

  2. SA TOURE

    Je suis desolé pour toi car tous les touaregs sont les memes et doivent etre punis de la meme maniere.Quel COCASERG c’est vraiment la honte pour ces initiateurs.

    • Dr ANASSER AG RHISSA

      Bonjour,
      C’est aberrant, honteux et c’est de l’amalgame de dire que tous les touaregs sont les mêmes, sous-entendus, que ceux du MNLA et Ansar Dine.

      Tous les touaregs, SA TOURE, n’ont pas TOUS commis de crimes pour être jugés. Soyez raisonnable et respectueux des innocents et de ce qui ne demandent qu’à vivre dans la tranquillité.

      Sans accepter l’impunité et le terrorisme y compris le terrorisme verbal, tous les Maliens doivent aller dans le sens de l’unité en évitant de tels amalgames.

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      EXPERT TIC ET GOUVERNANCE

  3. SA TOURE

    Ils doivent tous repondre de leurs actes.Ces criminels doivent etre juger par le CPI pour crime de guerre,vols, viols de mineurs…etc

  4. Dr ANASSER AG RHISSA

    SANS ACCEPTER L’IMPUNITÉ ET LE TERRORISME, SAUVER DURABLEMENT LA FAMILLE MALIENNE EN SE PARLANT ET EN S’ENTENDANT, DANS L’UNITÉ ET LA COHÉSION, POUR UN AVENIR MEILLEUR ET POUR LE BIEN-ÊTRE DE TOUS.

    Bonjour,
    Merci pour tous ceux qui contribuent à la recherche d’une solution durable pour sortir de la crise au Mali.

    Contrairement à ce que dit le collectif des cadres sédentaires de la région de Gao, ce n’est pas tous les touaregs qui ont profité du pacte national. Ce n’est pas non plus tous les touaregs qui font partie du MNLA ou d’Ansar Dine.

    Contrairement à ce que de nombreuses personnes pensent, ceux qui ont profité le moins de du pacte national, c’est la communauté touareg de base : celle qui ne connait le MNLA et Ansar Dine que par les atrocités qu’ils commettent et dont elles sont grandement victimes.

    Cette communauté touareg de base est de loin plus importante que les touaregs membres du MNLA et Ansar Dine. En plus, elle ne supporte pas le MNLA ni Ansar Dine ET elle n’est pas d’accord sur les atrocités que le MNLA et Ansar Dine ont commis.

    La seule solution durable de sortie de crise au Mali, c’est celle qui permettra aux Maliens de vivre ensemble sans exclusion et sans problèmes et qui refuse le terrorisme et l’impunité.

    Sachez que toutes les filles et tous les fils du Mali attendent du Mali, qu’il leur donne de l’espoir pour une telle vie commune sans exclusion et sans problèmes en n’acceptant pas l’impunité et le terrorisme.

    Sans accepter l’impunité et le terrorisme, les Maliens doivent trouver un terrain d’entente pour vivre mieux ensemble, dans l’unité, une vraie vie de famille unie, solidaire ayant des projets d’avenir pour son bonheur et celui de ses enfants et petits enfants.

    Les frères et sœurs Maliens doivent se réconcilier tout en REFUSANT L’IMPUNITÉ ET LE TERRORISME et en garantissant à tous, la quiétude, la paix et la sécurité durables.

    Après une guerre entre Maliens, entre frères et sœurs, la réconciliation nationale sera difficile voire impossible.

    Sachant que la guerre contre le terrorisme, qui doit de toute façon être engagée, comme le prévoit la nouvelle résolution 2085 de l’ONU, votée à l’unanimité le 20 décembre 2012 à New York, exige un front uni (national et international) et une cohésion nationale pour la remporter, ça serait dommage de la démarrer en ordre dispersé.

    Sans accepter l’impunité, le terrorisme, la charia « destructrice » et la scission du pays, les Maliens doivent ouvrir leurs cœurs et s’accepter pour créer un Mali nouveau où plus jamais ce qui s’est passé et ce qui s’était passé ne devront se répéter.

    Pour ce faire, l’engagement responsable de tous (respect des principes et conditions) est indispensable et il n’est jamais tard de se mettre ensemble pour sauver durablement la famille Malienne.

    J’ai proposé dans la lettre ouverte adressée, en ligne, au Président du Mali et à tous les Maliens, un guide et une plateforme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable et honorable de la crise au Mali, qui intègrent de tels principes et conditions.

    Ces principes (refus du terrorisme, non impunité, respect des droits de l’homme, coexistence pacifique) et ces conditions (dépôt des armes, intégrité du Mali et laïcité) constitueront un engagement responsable.

    Ce dernier doit être signé par toutes les parties prenantes avant de commencer les négociations, qui doivent être inclusives.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    Webanassane@yahoo.com

    • Est-ce à dire que lorsque des élus dans le cercle de Ménaka, qui déclarent publiquement qu’ils quittent le MNLA pour rallier Ansardine, ne représentent pas leurs communautés Touareg?
      Les Touareg de base ne sont pas soulévés à ma connaissance, ne se soulèvent pas contre ceux qui, dans leur exil doré, disent parler en leurs noms.

      Un petit rappel, les fonds alloués pour la réinsertion dans les régions Nord ont été distribués sans jamais être remboursées. Qu’en pensez-vous?

      • Dr ANASSER AG RHISSA

        Bonjour,
        Merci pour votre commentaire.

        Naturellement, les élus représentent la communauté qui les a élus pour un mandat donné, pour une durée donnée et un contexte donné mais ils ne représentent pas cette communauté quand ils adhèrent à un groupe donné, exemple le MNLA ou Ansar Dine, car ne n’est plus le même contexte et ce n’est plus le même mandat.

        L’adhésion d’un élu à un groupe donné, MNLA ou Ansar Dine ou autre, est personnelle (de contexte, privé) et ne fait pas partie du mandat de l’élu, qui, lui, est public.

        Les élus adhèrent au MNLA et à Ansar Dine en leur noms personnels et non au nom de la communauté touareg de base.

        Par contre, ils représentent cette communauté dans le contexte public de l’État.

        Cette confusion ne doit pas être faite. Elle génère pas mal d’amalgames et de problème de représentativité.

        Les Touaregs de base sont généralement sans voix. Ils se concentrent sur leur pénible travail, pour la survie, et n’ont pas le temps pour autre chose.

        Alors, ce n’est pas pour autant qu’il faille dire que le MNLA et Ansar Dine les représentent sans qu’ils lui en donne l’autorisation.

        Pour ma part, je ne les représente pas mais je parle d’une situation qui est réelle et que vivent ces touaregs de base.

        Le MNLA et Ansar Dine n’ont pas à dire qu’ils représentent ces touaregs de base alors que la plupart de ces derniers ne les ont pas mandatés.

        Concernant les fonds alloués pour la réinsertion dans les régions nord, sur quelle base et quels critères ont-ils été distribués ?

        Les touaregs de base n’ont en pas profité, de même que plusieurs communautés du Nord et la quasi-totalité des régions du Nord.

        Il y a donc eu un traitement partial.

        Outre l’absence d’une procédure de suivi (la preuve vous parlez de fonds non remboursés), ceci (la partialité inter-régions et intra-région) constitue un des problèmes générés par le pacte national.

        Bien cordialement
        Dr ANASSER AG RHISSA
        EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
        E-mail: Webanassane@yahoo.com

  5. ky charles

    Pour moi le probleme c’est de faire l’union sacree pour sauver ce qu’il EST possible de saucer et apres l’union convoquer des assises pour tout redefinir

  6. Usain Bolt

    Mes cousins songhoï (Issaboro) s’affranchiront de la domination de mes autres esclaves arabo-touaregs le jour qu’ils déciderons de ne plus déféquer dans le fleuve Niger …. :lol:

  7. MEKNESSE

    je suis vraiment désolé pour votre raisonnement qui n a conclu a rien de positif.pour preuve;votre conclusion pour la solution a la crise;vous avez juste resumé en une phrase.vous ne cherchez pas une solution a la crise mais plutot en aggravé.au lieu de parler de rebellion ou de bandits armés;tu incrimines les touaregs et les arabes.dans votre association y a t il des touaregs ou bien un touareg n est jamais sedentaire.les retombées du pacte national;vous en avez beneficié et d ailleurs le gros lot.Le nord dont tu parles a chuté de tout le temps et chutera tant que bamako ne sifflera pas dans la meme flute que les touaregs et les arabes.tu parles de deputés touaregs:tu veux qu un songhai devient depute a menaka;a tessalit;a kidal,abeibara;aguelhoc,tinessako,a dire,a goundam etc…toutes ces localités appartiennent aux touareg et arabe.si vous voulez que le pacte national vous revient,il fallait prendre part a ce que tu n aimes pas,la rebellion de 1990.le pont wabaria et le goudron de ansongo viennent de cette rebellion.quand tu constat aujaurdhui,dans ladministration malienne;il n y a que des songhai et esclaves dans tous les domaimes meme les techniciens de surface et alors.Les plus grands fumiers du mali,c est vous.Vous cirez meme les chaussures des bambaras pour avoir a manger et a boir.c est parceque vous n avez plus de dignite et d estime pour les nordistes nobles.

  8. maiga issa

    cadres du nord,je ne vous felicite pas au contraire je vous accuse d avoir manqué assistance a peuple en danger,vous aviez assisté sous alpha et att a l abandon des villes du nord sans informer la population, vous aviez assisté a des creations de postes de deputés pour la minorité qui aujourdhui depasse la majorité et cherche a l assujetir,vous n aviez rien fait pour eclairer en amont et nous eviter cette humiliation,vous etes des cadres non patriotes,quelle action aviez vous engagé pour dire non quand les choses se decidaient,je vous accuse d avoir collaboré a la destruction des terres qui vous ont vu naitre au profit de vos interets personnels.

    • kabako12

      Mon cher, je partage votre analyse.

      Ce que j’ajoute, sans vraiment être contre qui que se soit, je demande aux ressortissants des régions nord du Mali de dissoudre les associations à appellations ressortissant du nord, c’est la première source de division du Mali, avec une telle vision le Mali ne sera jamais uni je vous le garanti. On ne peut jamais suivre deux lièvres à la fois. Le Mali c’est le sud, le nord l’est et l’ouest on n’a jamais entendu une association des ressortissants du sud ou de l’ouest… au Mali, seulement du nord et c’est au toujours qui fait mal. DIEU n’aime pas les Hypocrites.