A la garde nationale et à l’intendance : Des dizaines d’armes disparues

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La Garde nationale du Mali
La Garde nationale du Mali (photo à titre illustratif)

Le constat de cette disparition à grande échelle d’armes de guerre a été fait le mercredi dernier par la direction de la Sécurité Militaire. Et dès le lendemain, jeudi 21 avril, il y a eu des interpellations suivies d’auditions de certains éléments. A l’Etat – Major de la Garde Nationale et au Commissariat des Armées, ex – Intendance Militaire, silence radio. Les enquêtes se poursuivent pour situer, en tout cas, les responsabilités. En attendant, des questions taraudent les esprits car les Maliens sont plus que jamais en insécurité.

Décidément, le ridicule ne tue plus dans notre pays. Pas plus tard que le jeudi 21 avril, le Chef d’Etat – Major de la Garde Nationale était face à la presse pour vanter les mérites de son service. Dans la salle de réunion du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, la tutelle, le Colonel – Major Zoumana Diawara toucha presqu’à tous les aspects. De la sécurité des Institutions administratives et politiques, à la défense du territoire, à la police générale des Collectivités territoriales, l’Officier supérieur éclaira les lanternes. Par finir, il dira : ”  La Garde Nationale est une forte qui monte en puissance “.

Paradoxalement, au même moment, la Garde Nationale qu’il dirige, se trouvait dans la nasse.

La veille, selon nos sources, le constat de la disparition d’armes de service, sinon de guerre, avait été fait par la direction de la Sécurité Militaire. Cette disparition concernait le Commissariat des Armées, ex Intendance Militaire mais aussi et curieusement la Garde Nationale. Le constat a révélé la disparition d’importantes quantités d’armes. Des dizaines à la Garde et une dizaine à l’Intendance.

Au moment où le Colonel – Major  s’adressait à la presse, certains de ses éléments avaient déjà été interpellés. Idem pour ceux de l’Intendance militaire. Les auditions ont aussi commencé pour situer les responsabilités, afin de débusquer d’éventuels coupables. En attendant, des interrogations s’imposent.

Quels sont les mobiles d’un tel acte ? En prévision de la réintégration des éléments des groupes armés signataires de l’Accord de Paix, il est question de la présentation des armes. Voudrait – on en profiter pour voler des armes nationales et les vendre ?

Si tel n’est pas le cas, y aurait – il quelque chose de louche ? Que préparerait – on alors pour notre pauvre pays ?

Tout cela se passe en l’absence du Président de la République, Chef Suprême des Armées.

Ayant subi officiellement une opération bénigne de l’Adénorme, à Paris le 12 avril 2016, le Chef de l’Etat a curieusement participé à la cérémonie des hommages rendus à trois militaires français récemment tués au Mali, le mercredi 20 avril devant la Cour des Invalides. Son retour, instamment attendu à Bamako, devrait permettre d’en savoir plus sur les tenants et aboutissants de cette ténébreuse affaire de disparition d’armes.

B. KONÉ

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