Lieutenant Fatoumata Mariko : celle qui honore d’un plus…

0

Le Lieutenant Fatoumata Mariko a instauré et perpétue une tradition qui a pour but de renforcer la confiance entre les populations et les forces de l’ordre dans leurs missions régaliennes. Il s’agit de délivrer gratuitement des documents administratifs aux usagers à l’occasion de la célébration de deux fêtes du pays (22 septembre et du 20 janvier).

Nommée première femme commandant de brigade de gendarmerie nationale, le 31 décembre 2015, par le directeur général de l’unité bleue, le Lieutenant Fatoumata Mariko a d’abord servi à la brigade territoriale de Bamako-Coura, où elle passera trois ans à la tête de l’unité d’enquête.  Puis, à Ouenzzindougou, du 15 octobre 2017 à nos jours.

Une innovation ? Certainement, cette démarche qui consiste à délivrer «gratuitement» aux usagers, pendant toute une journée, des documents administratifs (Carte d’identité, Certificat de perte…) à l’occasion de la célébration de deux fêtes du pays (22 septembre et 20 janvier). En vrai, l’usager ne doit payer que ce qui revient de droit à la caisse de l’Etat. C’est la trouvaille du Lieutenant Fatoumata Mariko. 

Pourquoi une telle initiative ? Le commandant de brigade Mariko dit l’avoir prise d’elle-même dans le but de garder et renforcer la confiance qui existe entre son unité et sa circonscription territoriale.

En tout cas, de Bamako-Coura à Ouenzzindougou, ses collègues et les populations disent du bien du Lieutenant Fatoumata Mariko. Selon des témoignages, le jeune lieutenant Mariko honore plus d’un aujourd’hui au sein de la gendarmerie.

De Bamako-Coura à Ouenzzindougou, le jeune Lieutenant Mariko a débusqué plusieurs nids de malfrats. Celle qui conseille aux femmes de croire en leurs rêves et de donner le meilleur d’elles, partout elles se trouvent, reconnaît cependant que les débuts en toute chose ne sont pas faciles. Mais elle estime qu’il faut savoir s’adapter à tout prix.

«Ce n’est pas du tout facile mais c’est faisable. On fait les choses sur le même pied d’égalité que les garçons. Nous sommes recrutées sur les mêmes bases et recevons les mêmes formations, que ce soit l’instruction civile ou la formation militaire», acquiesce-t-elle.

Pour rappel, le Lieutenant Fatoumata Mariko dirige la nouvelle brigade de Ouenzzindougou, située dans la commune du Mandé. Une nouvelle responsabilité qu’elle compte assumer avec tout son savoir-faire. «On doit être déterminé dans tout ce que l’on fait et j’appelle les jeunes filles à croire en ce qu’elles veulent. Il faut savoir mettre les préjugés de côté. Quand une femme donne le meilleur d’elle, elle peut même dépasser les hommes. On doit avoir un objectif bien déterminé et le suivre», conseille-t-elle.

Ousmane DIAKITE

Commentaires via Facebook :

PARTAGER

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here