Mali: la junte propose une transition de trois ans dirigée par un militaire

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La junte propose de former un gouvernement composé essentiellement de militaires.

Par ailleurs, les nouvelles autorités de Bamako acceptent que le président déchu Ibrahim Boubacar Keïta retourne chez lui ou aille se soigner à l’étranger. A l’issue de discussions, la Cédéao et les putschistes maliens sont d’accord pour tourner la page IBK.

Par RFI – Publié le :

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9 COMMENTAIRES

  1. Personnellement je trouve qu’une transition d’une durée de trois ans, conduite par un militaire compétent, intègre et surtout patriote pourrait (le conditionnel est important) être la moins mauvaise solution au regard de l’état actuel de déliquescence avancé de notre pays. Les raisons sont multiples.

    1. D’abord pourquoi un transition dirigée par un militaire? Parce que cela nous éviterait peut-être d’avoir encore à la tête de notre Faso la même caste d’hommes politiques très majoritairement pourris jusqu’aux os par la corruption et adeptes de détournement nos maigres deniers publics. Ce sont, hélas, ces génies du mal malien qui, au gré de changements de vestes voire de transhumance politicienne, dirigent notre pays depuis l’avènement de la démocratie en 1991 et cela quel que soit le Président choisi. Ces apatrides sans foi ni loi pullulent aussi bien dans le camp des différentes majorités présidentielles que dans celui des différentes oppositions.

    Une transition sous l’égide d’un militaire pourrait donc favoriser l’émergence d’une nouvelle classe dirigeante (civiles et militaires compris) dans notre pays. Reste à espérer que ces nouveaux dirigeants seront plus intègres, plus vertueux et surtout plus patriotes que les pseudo dirigeants (civiles et militaires compris) que nous avons eus jusqu’à présent.

    2. Ensuite pourquoi un transition d’une durée de 3 ans? Ce délai triennal me parait raisonnable pour poser des bonnes bases de la refondation de notre État. Comme tout le monde le sait, IBK a dissout le gouvernement et l’assemblée nationale dans son discours de démission forcée. Par voie de conséquence, il manque désormais de facto trois institutions essentielles au fonctionnement normal de notre pays. Nous n’avons plus de Président de la République. Nous n’avons plus de gouvernement. Et nous n’avons plus d’assemblée nationale. Or comme chacun le sait, depuis des années chaque élection donne lieu à des crises pré et post-électorales qui viennent s’ajouter à la longue liste des crises (sécuritaire, sociale etc.) qui ébranlent quotidiennement notre pays. Le dernier coup d’État est d’ailleurs une conséquence directe de ces interminables crises. Dès lors, pour enfin briser cette inexorable descente aux enfers de notre précieux bien commun, le Mali, il vaut mieux que nous maliens, nous prenions le temps et que nous nous donnions les moyens d’assainir notre cadre électoral. Cela passe notamment par le toilettage de notre loi électorale, une rigoureuse révision de nos listes électorales etc. En l’état, se précipiter pour aller vers des nouvelles élections majeures (présidentielles et législatives) serait un suicide collectif. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. C’est bien connu.

    Certes en seulement 3 ans, tout ne serait pas parfait. Mais au moins, ce laps de temps, s’il est utilisé à bon escient, pourrait nous permettre de faire en sorte que demain ne ressemble plus à hier. Par conséquent, il est urgent de se hâter lentement. L’avenir de notre pays en dépend. Le nôtre également.

    3. Enfin, l’emploi du conditionnel est important car il me paraît fondamental que la société civile malienne, reste dans son ensemble, mobilisée afin de veiller à ce que nos nouveaux maîtres (le Colonel Goïta et ses hommes) ne tombent dans les mêmes travers ceux-là qu’ils ont pacifiquement chassés du pouvoir. Les promesses d’un Mali nouveau annoncées à coup de communication doivent impérieusement être tenues. Ils doivent comprendre que les ovations sincères et optimistes du peuple à leurs égards depuis le 14 Août dernier ne sont pas un blanc-seing. La liesse populaire, éphémère par nature, ne suffit aucunement à légitimer un régime politique. Des actes palpables d’intérêt général sont toujours plus éloquents.

    Plus que jamais, la nouvelle junte militaire doit prouver qu’elle incarne elle-même en premier le “Malien nouveau” tant espéré, annoncé et attendu. C’est le seul moyen pour éviter le même sort funeste que IBK et ATT. Le peuple doit rester vigilant!

      • Fama, votre analyse est intéressante mais les solutions proposées n’en sont pas forcement fondées. Explications !

        Point #1, au motif de corruption vous suggérez pour la transition un leadership militaire afin d’écarter les “hommes politiques majoritairement pourris” [sic]. Mais vous oubliez vite que le régime déchu avait aussi et surtout ses éléments “pourris” au sein de l’armée (en témoigne le dernier rapport de l’ONU sur la stabilisation du pays). Donc en somme, militaire n’est pas forcement synonyme de probité. Et l’état actuel de déliquescence de la nation résulte inexorablement de ces faits d’abord, illustrés par la faillite de l’armée à sa véritable mission régalienne de défense du pays. Il est clair qu’une transition dirigée par un civil sera une option bien valable et même certainement meilleure. Car, ceci permettra surtout à l’armée de concentrer ses efforts et ses compétences sur sa mission de défense qui est la première priorité de cette transition. De cela découlera tout le reste : élections et reformes de l’État. les officiers sont plus nécessaires au front que dans les bureaux climatisés.

        Point #2, vous soutenez le délai triennal proposé par la junte. Mais en matière politique, le temps est toujours insuffisant. Ce sont donc les ambitions qu’il faille prioriser pour cadrer avec le timing, et réduire la durée de la transition au strict minimum. Sinon trois ans, c’est juste un an de moins que la durée d’un mandat légal sous d’autre cieux (donc presqu’une mandature complète). Il ne sera donc pas judicieux, de laisser le pays dans le vide juridique aussi longtemps. Vous mêmes le dites, le pays ne dispose plus de l’essentiel de ses institutions depuis le putsch. Il faut alors revenir au plus vite à une situation normale, car la transformation en profondeur d’un pays se fait sur la durée et pas dans la précipitation. Aucune transition ne suffira pour cela. Un délai maximum de deux ans (soit à peu près un demi-mandat) doit suffire à organiser de nouvelles élections générales crédibles, avec tout ce que cela comporte. C’est ensuite au peuple de choisir ses représentants pour mener les reformes en profondeur qu’il attend pour le pays, en leur donnant toute la légitimité nécessaire pour agir.

        Point #3, là on est assez d’accord sur l’impérative vigilance citoyenne du peuple. Il faut juste l’étendre à l’ensemble des acteurs de la transition (militaires et civils) et non la limiter à la seule junte. La naissance du Mali nouveau souhaité par tous, dépendra surtout de la capacité collective du peuple à ne plus assister en spectateurs ses leaders agir en son nom sans tenir compte de ses intérêts. Alors oui, la vigilance du peuple devra être absolue.

        Pensées rebelles.

  2. Pourquoi une transition de 3 ans présidée par un militaire ? Ce serait catastrophique pour notre pays de passer 3 ans entre les mains de ces jeunes militaires qui savent à peine s’exprimer en bon français. Quel pays sérieux au monde va collaborer ou investir avec/dans notre pays dans de telles conditions? Veulent-ils en ajouter à la souffrance de nos populations?
    Ils n’ont aucune légitimité ou compétence pour passer un demi-mandat à diriger le MALI, et ça ne se fera jamais. Car le PEUPLE MALIEN ne leur permettra pas de voler leur VICTOIRE. Qu’ils se détrompent très rapidement… Sinon, en une semaine, ils passeront de héros à zéros.

    • MANGWANA KANYON COMPAORÉ, MAITRE FÉTICHEUR Á M'PETIONA, COMMUNE RURALE DE SOMASSO, CERCLE DE BLA, RÉGION DE SÉGOU, MALI JAMANA

      “..s’exprimer en bon français…” EST-IL LA SEULE VALEUR POUR DIRIGER LE MALI…???

      QU’ EN EST-IL AVEC “..s’exprimer en bon anglais…”, “..s’exprimer en bon russe…” OU “..s’exprimer en bon sénoufo…” ???

      SAÁNÉÉ ANI KONDOLON .!!

  3. Les démarches des jeunes officiers supérieurs ressemblent à l’exécution des instructions des vrais auteurs du pusch.
    PLUS ILS AGISSENT,PLUS ILS SE DÉVOILENT.
    Recevoir la majorité présidentielle et se contenter de faire une incursion pendant le meeting du M5-RFP sans recevoir ses dirigeants donnent à douter de leurs intentions.
    LEURS ALLIÉS NATURELS SONT LES DIRIGEANTS DU M5-RFP, SI RÉELLEMENT LEUR COUP DE FORCE A CONSISTÉ À PARACHEVER LES ACTIONS ENTREPRISES DEPUIS LE 5 JUIN 2020.
    Dans ce cadre, aucune négociation ne doit être menée sans au préalable s’accorder avec le comité stratégique du M5-RFP sur les modalités d’exercice de la transition.
    ON A L’IMPRESSION DE VIVRE LES DÉMARCHES ENTREPRISES PAR IBK PENDANT SA NÉGOCIATION AVEC LES SÉPARATISTES.
    On sait qu’Ibk n’a ni associé le conseil des ministres, ni le parlement, encore moins l’opposition politique dans sa démarche de négociation pour signer l’accord d’Alger.
    Les jeunes officiers supérieurs semblent prendre un chemin unilatéral pour imposer leur procédure de transition aux autres forces vives de la nation.
    LA FRANCE EST ENTRAIN D’IMPOSER SES VUES.
    Le M5-RFP va constater que c’est bel et bien un coup d’État exécuté par des jeunes officiers supérieurs qui sont des marionnettes,mais orchestré par la France.
    La présence au meeting du M5-RFP pour dire qu’ils ont parachevé leurs actions est un acte de communication pour maitriser la masse populaire.
    Ils ne vont pas tarder à gazer la même masse populaire.
    LE SOLDAT IBK A ÉTÉ SANCTIONNÉ POUR AVOIR ÉTÉ INCAPABLE DE GÉRER LA CRISE.
    La facilité avec laquelle IBK a été arrêté alors qu’il a largement investi pour déjouer toute forme de coup d’État montre que la France l’a orchestré.
    Le combat pour redonner aux maliens leur souveraineté populaire ne fait que commencer pour ceux qui ne visaient pas la personne d’IBK, mais la quête de la légitimité populaire au sommet de l’État qui passe nécessairement par des réformes politiques pendant la transition.
    LA FRANCE VEUT ÉVITER CETTE RÉFORME.
    Elle l’empêche de contrôler l’État du Mali car permettant aux maliens d’élire l’homme politique qui leurs convient qui peut agir contre les intérêts de la France.
    Le jeune officier supérieur GOITA donne l’impression d’un exécutant sincère comme doit l’être tout bon soldat.
    La France choisit toujours des officiers qui ne s’intéressent pas à la politique pour faciliter le travail de manipulation.
    Le porte-parole WAGUE vient d’avouer qu’il vient de découvrir les noms de certains regroupements politiques.
    Ça veut dire le choix de recevoir prioritairement la majorité présidentielle ne vient pas d’eux.
    La France sait que dans ce regroupement, il n’y a que des opportunistes qui ne pensent qu’à leurs intérêts individuels au détriment des intérêts du Mali.
    On oriente les jeunes officiers supérieurs à travailler avec eux.
    L’accord avec la CEDEAO va servir de base légale pour légitimer les autorités de la transition.
    Celles qui vont obéir à l’oeil pour la France comme l’a fait IBK.
    Tant que BARKHANE existe,la France n’acceptera jamais une souveraineté populaire dans l’espace sahelo-saharien
    La démocratie, dans ces pays,est mise entre parenthèse car les élections tripatouillées pour imposer le candidat adoubé.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

  4. > La junte propose une transition de trois ans dirigée par un militaire

    Eh voilà, maintenant on y est, et il fallait s’y attendre depuis le début. D’abord à cause de la profondeur du trou dans lequel a sombré le pays ainsi que l’immensité des défis à relever (un État défaillant sur toute la ligne : une corruption gangrenée, une insécurité absolue, une économie presque inexistante, un climat social invivable, etc.). Et d’autre part parce que le pouvoir monte vite à la tête et l’appétit vient en mangeant, alors voilà une armée qui, n’ayant pu accomplir sa seule et unique mission régalienne (la défense nationale), se voit soudain poussée des ailes pour élargir son domaine d’action à la gestion entière et totale de toute la sphère étatique… Diantre ! Dites alors, c’est quoi si cela ne s’appelle pas “gagner à la loterie du putsch” ?

    Pensées rebelles.

  5. Ça sent l’enfumage cette histoire. Le pouvoir a chopé les pauvres officiers. Maintenant ils veulent y rester, s’installer pendant 3 ans. Ce qu’on ne peut pas accepter.
    La divergence va venir de là, ils veulent se partager le gâteau.
    Qu’est ce qu’ils connaissent en gestion d’un pays ou refonte des bases d’un pays?
    Ils ont changé de discours, aussi ils veulent libérer IBK et Boubou pour que la CEDEAO les accepte, et accepte leur ambition.
    Le président de la transition doit être un civil, les militaires peuvent garder la défense et l’intérieur.
    Le mouvement n’est pas encore terminer. La communauté internationale ne doit pas accepter ce projet car une transition ne doit pas être gérée par des putschistes.
    J’ai apprécié leur action mais il n’y aura pas d’enquête au Mali sur les tueries sous cet angle, Boubou est prévu d’aller en résidence sécurisée et quoi encore alors qu’il a fait tuer des maliens et a volé des millards avec sa famille et des amis.
    Ah le pauvre Mali. La junte va lâcher tout le monde afin de faciliter uniquement son projet de s’installer au pouvoir.
    Nous disons NON. Omar Tam Tam Ly peut être un bon président pour la transition.

  6. J’APPROUVE! QUE LE CSNP FINISSE LE MANDAT D’IBK AVEC MALICK COULIBALY COMME PREMIER MINISTRE. QU’ON DIMINUE LA CAUTION POUR QUE ZOU PUISSE SE PRESENTER 2023. QU’ON ADOPTE LA PROPORTIONNELLE AUX LEGISLATIVES ET QUE LE NOUVEAU REGIME DA LA 4e REPUBLIQUE SOIT SEMI PARLEMENTAIRE.

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