Cinéma : «RAPT A BAMAKO», le dernier long métrage de Cheick Oumar Sissoko émerveille le public du Babemba

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«Rapt à Bamako» est un film qui croque l’actualité que vivent plusieurs Etats africaines en ce début du 3e millénaire : l’essai de la démocratie multipartite. Dans une démarche d’un film d’action, qui prendra par moment des allures d’un film policier, Cheick Oumar Sissoko, déjà détenteur d’un étalon d’or du Yennega avec son film «Guimba, le tyran», s’est volontairement placé dans une démarche pédagogique. Le film de Cheick Oumar Sissoko raconte une histoire pathétique où l’émotion se dispute par moment avec la révolte. Le célèbre réalisateur malien, qui plus est actuellement le secrétaire général de la Fédération panafricaine du cinéma, avec un siège d’observateur à l’Union africaine, dans son film révèle l’insouciance et l’agonie des hommes politiques africaine pour la condition humaine, à travers le regard des jeunes de 14 ans.  Malik et Sara révèlent l’insouciance et l’agonie des hommes politiques pour la condition humaine. Dans une maîtrise du jeu des acteurs, Cheick Oumar Sissoko invite le cinéphile à vivre l’autre facette du processus démocratique qu’expérimentent les Etats africains. Dans le film qui porte sur une élection présidentielle, trois générations vont s’affronter. Tous les moyens seront utilisés, même les plus sordides du genre les sacrifices humains. Mais, démocrate dans l’âme, dans un élan d’espérance sans limite, le réalisateur n’a pas hésité à faire un zoom sur l’ouverture d’esprit et la combativité des jeunes issus de deux cultures, malienne et occidentale, pour éviter deux drames qui se donnent le plus souvent rendez-vous lors des élections dans une Afrique nouvellement démocratique pour plonger les populations dans la désolation, après des contestations violentes de résultats des urnes : Le Rapt et l’assassinat d’un albinos et le rapt des résultats d’une élection présidentielle par un des candidats. Comme pour dire que les anciens auront toujours leur place en Afrique, les réalisateur met un accent sur l’engagement d’une grand-mère dénommée Mah, à côté de ses petits enfants. Dans tous les cas, le film de Cheick Oumar Sissoko sort des sillons auxquels le cinéma malien nous a habitués. Il va explorer d’autres horizons comme le film policier.

Assane Koné

 

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