Feuille de route de la transition : La Cedeao met la pression sur Dioncounda Traoré

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Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao ont pris au mot Dioncounda Traoré. Désormais, il a sur lui la pression de toute une communauté d’Etats de la sous région. En Effet, dans le Communiqué final de la Session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, il est mentionné : ‘’Concernant le processus de transition, la Conférence prend note de la déclaration du Président par Intérim que la feuille de route de transition sera disponible dans les prochains jours. Elle exhorte le gouvernement du Mali à expédier les actions à ce sujet et à en assurer la mise en œuvre scrupuleuse visant à assurer le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, ainsi que la tenue d’élections libres, justes et transparentes, durant la transition.

A cet égard, la Conférence réitère sa décision selon laquelle ni le Président par intérim ni le Premier Ministre et les autres membres du gouvernement de transition ne pourront être candidats à la prochaine élection présidentielle.

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement invitent les autorités de la transition à procéder, avec diligence, à la mise en place du Comité national chargé de conduire, avec la facilitation du Médiateur, le dialogue interne entre les différentes parties prenantes à la transition et aussi avec les groupes armés non impliqués dans les activités terroristes et criminelles et qui acceptent, sans conditions, de reconnaitre l’unité et l’intégrité territoriale du Mali ainsi que le caractère laïc de l’Etat. ‘’ Même si c’est tout le gouvernement de transition qui est exhorté à expédier les actions relatives à la feuille de route et à en assurer la mise en oeuvre, il n’en demeure pas moins que c’est la déclaration du président par intérim sur la disponibilité de la feuille de route, dans les prochains jours, qui est prise à témoin. Si l’on sait les lenteurs qui caractérisent la réalisation des décisions politiques dans notre pays, le moins qu’on puisse dire est que  ce sommet extraordinaire de la Cedeao a été mis à profit pour ‘’ secouer ‘’ Dioncounda Traoré ou lui faire endosser une situation qu’il est loin d’être seul à gérer. Même s’il a eu le courage d’exprimer sa volonté de hâter le processus politique.

                    Fatoma Ballo

 

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2 COMMENTAIRES

  1. Je pense que la CDEAO doit nous accompagner et non de mettre la pression sur le Pr TRAORE. Ils doivent nous laisser respirer maintenant avec leurs mentors du FDR. Chaque fois que la situation veut s’apaiser, ils mettent l’huile sur le feu.Ils ne peuvent pas se substituer aux maliens dans tous les cas. Nous apprécions leur soi-disante bonne foi de nous aider d’une part. Mais ils ont plus détruit que de construire dans cette situation Malienne. A cause des mensonges des gens du FDR.

  2. CONCERTATIONS NATIONALES AU MALI : SUR QUOI DOIVENT-ELLES PORTER, QUI DOIT LES PILOTER ET QUELLE EST LA CONDITION DE LEUR UTILITÉ ET DE SORTIE DE LA CRISE ?

    LE HAUT CONSEIL D’ÉTAT ET SES COMPOSANTES, ATTENDUS PAR LES MALIENS, DOIVENT JOUER UN RÔLE MOTEUR DURANT LES CONCERTATIONS NATIONALES ET ASSURER L’INTERFACE AVEC LE MÉDIATEUR.

    LEURS DÉPLOIEMENTS DEVIENNENT URGENTS.

    Bonjour,
    Les Maliens doivent promouvoir tout ce qui rassemble et intègre les énergies pour répondre à leurs préoccupations communes telles que la vision partagée sur le futur souhaité, la restauration de l’intégrité territoriale, de l’ordre constitutionnel, de la paix et de la sécurité, la démocratie et les élections et la décentralisation mais aussi le développement durable et équitable, la réconciliation et l’intégration équitable des communautés dans un cadre unifié, démocratique, décentralisé et sécurisé.

    Les aspects vision partagée, restauration de l’intégrité territoriale, de l’ordre constitutionnel, de la paix et de la sécurité, démocratie, élections et décentralisation sont des PRÉALABLES INDISPENSABLES pour les autres aspects à savoir le développement durable et équitable et la réconciliation et l’intégration équitable des communautés dans un cadre unifié, démocratique, décentralisé et sécurisé.

    Mais ces derniers aspects doivent faire partie du FUTUR SOUHAITÉ par les Maliens afin de satisfaire leurs besoins et assurer leur bien-être collectif.

    La vision partagée intégrera les objectifs à atteindre, les politiques et les stratégies à mettre en œuvre pour répondre à cette vision et atteindre les objectifs retenus. Elle constitue la feuille de route. Elle est indispensable. Elle est le préalable des préalables.

    On comprend pourquoi la CEDEAO, lors de la session extraordinaire de la conférence des chefs d’États et de gouvernements qui a eu lieu à Abuja, le 11 novembre 2012, a demandé au Président de la République du Mali, de fournir la feuille de route urgemment.

    Devant concerner et intégrer tous les Maliens, les concertations nationales ne doivent pas se polariser uniquement sur les préalables, certes indispensables, mais aussi et surtout sur le futur souhaité par les Maliens. Elles doivent avoir des ramifications régionales pour fédérer tous les besoins et les préoccupations des communautés et de tous les Maliens.

    Contrairement aux termes de références de ces conférences nationales, qui font référence de façon limitée au futur souhaité et qui se focalisent surtout sur les préalables, ces dernières seront plus utiles si elles donnent une place importante au futur souhaité par les Maliens et à la prise en compte de leurs besoins.

    Un comité national de concertation doit être crée pour piloter ces concertations nationales. Le haut conseil d’État et ses composantes, commission aux négociations et comité national de transition, sont attendus pour jouer un rôle moteur durant ces concertations nationales et pour assurer l’interface avec le médiateur.

    Lors des concertations nationales, les Maliens, y compris au niveau des régions, doivent travailler ensemble pour définir le futur souhaité afin de sauver durablement le Mali et de garantir l’unité, la paix, la sécurité et la réconciliation nationale.

    C’est à cette condition que les concertations nationales seront plus utiles et la crise Malienne sera résorbée durablement.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: [email protected]

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