La commune de Sitakily dans le cercle de Keniéba après la disparition de 754 vaches entre 2015 à 2016 : La plainte de neuf chefs de village contre un présumé voleur de bétail, Samba Diallo, piétine

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(photo à titre d'illustration)

Malgré qu’il ait été dénoncé par certains voleurs de bétail comme étant leur complice, la justice de paix à compétence étendue peine à mettre la main sur le nommé Diallo qui est en même temps chef du foirail (garbale) de la commune de Sitakili.

Les habitants des neufs villages de la commune de Sitakily dans le cercle de Kénièba, région de Kayes, sont sur leurs nerfs. Et pour cause : depuis un certain temps ceux-ci constatent une recrudescence du vol de bétail dans leur localité. “Ce sont 754 vaches qui ont disparu entre 2015 et 2016”, a regretté un représentant de la commune de Sitakily. Avant d’ajouter que suite à de récentes interpellations de présumés voleurs de bétail, ceux-ci auraient dénoncé Samba Diallo, le chef du parc d’abattage de la commune, comme étant leur complice.  C’est suite à ces multitudes dénonciations que neuf chefs de villages de la commune de Sitakily, notamment Betea, Linguekoto, Djibourouya, Kofing, Neima, Kambele, Djantissa, Woro, Baboto, ont porté plainte  contre le nommé Samba Diallo auprès du Tribunal de première instance de Kénièba. Cependant, malgré cette action en justice, Samba Diallo ne serait pas inquiété et vadrouille comme si de rien n’était. Toute chose qui commence à irriter les plaignants  qui sont en train de se battre pour que le droit soit dit dans cette affaire afin d’éviter un affrontement intercommunautaire. En effet, d’après un habitant de Bétéa, les populations de la commune Sitakily sont  plus que jamais déterminées à ne pas se laisser  à la merci des voleurs de bétail.

En tout cas, pour  les plaignants, Samba  Diallo qui  a été nommé par le maire de Sitakili, Fawaly dit Hawa Sissoko, comme chef ou gardien du parc d’abattage de la commune, ne doit pas exercer le métier de boucher.  Et pourtant, aujourd’hui, il s’avère qu’il détient 5 boucheries dans lesquelles il est très difficile de vérifier les peaux des animaux abattus car  pour “chaque peau soulevée pour examen, il exige d’abord le paiement de 10 000Fcfa. Une gymnastique qui n’en vaut pas la peine dans un cercle où existent une justice, des forces de sécurité et un préfet”                                      

  K.THERA

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