8ème session de l’Assemblée consulaire de la Chambre des Mines du Mali : Des initiatives afin que l’or malien brille pour tous les Maliens

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La salle de conférence du Conseil National du Patronat a servi de cadre aux travaux de la 8ème session de l’assemblée consulaire de la Chambre des Mines du Mali. Présidée par le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, M. Lamine Seydou Traoré , la cérémonie d’ouverture de cette 8ème a enregistré la présence entre autres du Président de la Chambre des Mines du Mali, M. Abdoulaye Pona, du Maire de la commune IV de Bamako, du nouveau président du Conseil National du Patronat du Mali, M. Amadou Dadié Sangaré, du président de l’Assemblée Permanente des Chambres des Métiers du Mali, du président du Conseil des Chargeurs du Mali, M. Youssouf Traoré, de  plusieurs partenaires, et les Présidents des Délégations Régionales de la Chambre des Mines du Mali.

L’objectif de cette 8ème  session de l’assemblée consulaire de la Chambre des Mines du Mali était d’examiner et adopter les états financiers (comptes administratifs et financiers) de l’exercice 2020 de la Chambre des Mines du Mali, discuter et adopter son projet de budget 2021.

La Chambre des mines sur le front de la lutte contre la Covid 

Prenant la parole après le maire de la commune IV du district de Bamako, le   Président de la Chambre des Mines du Mali, M. Abdoulaye Pona s’est réjoui de la présence du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, M. Lamine Seydou Traoré. Conscient de la situation sanitaire du pays, dominée par la Covid-19, M. Pona a signalé que sa Chambre Mali a avisé très tôt sur l’imminence du danger encouru auprès des exploitants d’or. C’est ainsi que la Chambre des Mines du Mali, dit-il, a entrepris de sensibiliser autour de la décision de son ministère de tutelle, à savoir, suspendre l’activité de l’orpaillage pour raison de Covid-19 partout au Mali.

Le président de la CMM a ensuite affirmé que dès l’apparition de la maladie à Coronavirus au Mali, la Chambre des Mines du Mali a publiquement exprimé une double préoccupation. Celle, d’une part, de préserver une activité minière désormais essentielle à l’économie nationale et celle d’autre part, de protéger les acteurs du secteur contre une maladie très contagieuse et d’une extrême virulence.

« Ainsi donc, l’activité phare de la Chambre des Mines du Mali a consisté, du 13 au 24 novembre 2020, en la remise de kits de protection contre la Covid 19 à quelques 80 coopératives d’orpailleurs regroupant chacune un minimum de 100 orpailleurs, et ce, dans 80 sites d’orpaillage des cercles de Kanagaba, Kéniéba, Kolondiéba et Kadiolo »  a-t-il signalé. Cela sans manqué de signaler qu’ils ont mené cette activité de terrain en partenariat avec le BIT (Bureau international du Travail) et la CNSCOM-COOP-Sa qui est une faîtière dans les 3 régions minières de notre pays.

Cependant le secteur minier n’a pas été épargné par l’impact la Covid 19, notamment en termes de perturbations des circuits d’approvisionnement, de ravitaillement et de production dans les 13 usines de production d’or au Mali. Malgré cela, dira Abdoulaye Pona, aucune mine industrielle n’a annoncé publiquement une baisse de sa production du fait de la maladie de la Covid 19.

Le secteur minier en bonne santé malgré la Covid 19

Bien au contraire, le président de la Chambre des Mines a d’ailleurs nourrit l’espoir de voir la production malienne d’or, dépasser les quelques 66, 893 tonnes de l’année précédente. Surtout lorsqu’il a fait savoir que le prix de l’or s’est mieux porté, comme il ne l’a jamais été, en cette année 2020 sur le marché international pour culminer à 2 030 dollars l’once en août 2020. A l’heure du bilan, cette hausse du prix tiré de l’or devrait signifier davantage de bénéfices pour les sociétés minières et encore plus de redevances pour l’Etat malien, s’est félicité M. Pona.  Et d’ajouter : « C’est le lieu de dire en effet, que, selon les derniers chiffres consolidés de l’année 2018, la vente de l’or a rapporté un total de 1.388,356 milliards CFA soit plus des 2/3 du budget de l’Etat malien et près de 75% des produits à l’exportation de notre pays. La tendance à la hausse des revenus de l’or doit être maintenue et également, notre rang de 3ème pays producteur d’or en Afrique que nous devons garder, jalousement ».

Parlant du Projet de Gouvernance du Secteur des Mines (PGSM), qui selon lui, est financé pour une durée de 5 ans par la Banque mondiale, il dira que cela vise à accroître la contribution du secteur minier en mettant l’accent sur l’amélioration des données géo scientifiques, la croissance économique et la diversification de la production minière. C’est-à-dire, une gouvernance améliorée des revenus tirés de l’extraction ainsi qu’un développement économique local induit par le secteur minier. Aux dires du président Pona, les missions réalisées dans le cadre de ce projet au titre de l’année 2020 par la CMM ont porté sur la formation des Orpailleurs sur la création des coopératives conformément à l’Acte uniforme de l’OHADA relatif au droit des sociétés coopératives à Kangaba et Kéniéba. Cette formation des orpailleurs a duré du 10 au 19 août 2020.

Il a ensuite précisé que les grandes activités du Projet sont toutes relatives à l’appui et à l’assistance des orpailleurs en vue de les organiser en sociétés coopératives. « Parce que, je ne vous cache pas, désormais, nous voulons faire des coopératives d’orpailleurs la colonne vertébrale de l’organisation du secteur de l’orpaillage au Mali et de toutes les autres activités d’exploitation de carrières, de sable et de gravier qui sont du reste membres à part entière de la CMM » a-t-il déclaré.

Des mécanismes afin que l’or malien puisse briller pour les Maliens

S’adressant au ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le président des CMM, a partagé quelques préoccupations majeures qui résultent de toutes leurs activités sur le terrain et de leurs échanges avec les ressortissants des 3 régions minières. Lesquelles préoccupations visent essentiellement à faire en sorte que l’or malien brille désormais pour tous les Maliens. A commencer par les populations riveraines des Mines.

A son tour, le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, dira que le secteur des Mines est aujourd’hui, de très loin, le premier du secteur industriel malien. Fort de cet état de fait, dira le ministre Traoré, les Mines rapportent, bon an mal an, quelques 350 milliards FCFA au budget d’Etat soit près du 1/3 des recettes budgétaires. C’est pourquoi, dira-t-il, le secteur des Mines est vital pour l’économie nationale. Occasion pour lui d’appeler les acteurs miniers à davantage d’unité, de cohésion et de complémentarité, notamment entre l’exploitation industrielle et l’exploitation artisanale de l’or au Mali pour améliorer les  performances.

« Près de 400 milliards, 70% des recettes d’exportation, 10% du PIB, il est incontestable que l’or brille pour le Mali, mais il doit briller davantage pour tous les Maliens. » a conclu le ministre Traoré avant de déclarer ouverts les travaux de ladite session.

Par Maïmouna Sidibé

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