Édito : la leçon d’objectivité face aux dérapages inconcevables

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Le Mali souffre, les Maliens vivent l’enfer. Ce constat existe depuis belle lurette. Autorités et gouvernés, les deux acteurs sur le ring, chacun se jette la responsabilité à chaque circonstance malheureuse qui conduit au saccage des biens publics et enregistre aussi des blessés et parfois des morts de manifestants.

La poire est à diviser en deux, car la responsabilité est partagée. Des forces de l’ordre qui violent les instructions données par la hiérarchie dans le cadre du maintien de l’ordre sur le terrain, des manifestants commandés par le cœur qui foulent au pied le cadre indiqué par la loi pour les manifestations, mais aussi les consignes données par les cerveaux des descentes contre certaines pratiques des autorités.

Les illustrations récentes, ce sont les manifestations qui ont fait des victimes à Sikasso et Kayes. Les faits sont vraiment regrettables.

Mais dans tous les cas, force doit rester à la loi. Elle seule a le pouvoir de trancher les mauvais actes posés par l’une ou l’autre des deux parties. Qui a tiré en violation des instructions ? Ces policiers doivent être démasqués et mis à la disposition de la justice et jugés comme des criminelles comme l’a souligné le Gouverneur de Kayes suite à l’assassinat d’un jeune par un policier.  Du côté des manifestants, ceux-là qui s’attaquent et saccagent les biens de l’État doivent aussi sentir la pesanteur de la loi, car ce sont des ennemis de la République. Quel qu’en soit le degré de la colère, on n’a pas le droit de casser les biens communs achetés par les impôts du contribuable malien.

Ces fauteurs de trouble, des policiers et citoyens indisciplinés n’ont-ils pas vécu la période de la plateforme ANTE A BANNA ? Une lutte républicaine et patriotique qui a été gagnée de manière pacifique. Tout au long des sorties, les manifestants n’ont touché à rien sur leurs itinéraires. Eux et les policiers se portaient même assistance mutuellement. Ce fut aussi le cas de la marche du 5 avril dirigée par l’Imam Mahmoud Dicko. En un mot, aucun incident majeur n’a été enregistré lors de ces deux sorties historiques.

Il faudrait que chacun sache que nous avons tous le même droit et le même devoir vis-à-vis de notre État commun qui à son tour fonctionne sur la base des lois, la constitution. Et ce que les textes prévoient prime sur tout. Ils sont l’essence même de la Nation.

On peut certes être sur les nerfs, mais de là à poser des actes injustes, cela est inconcevable et mérite bien une sanction.

Alors aux uns et aux autres d’être objectifs dans les agissements. Il y va de l’intérêt de notre chère patrie.

Boubacar Yalkoué

Commentaires via Facebook :

7 COMMENTAIRES

  1. Yalcoue,
    tu es une honte nationale. Il vaut mieux que tu te suicides.

    Tout ce revirement, c’est parce que Timbine est devenu presi de l’AN, et que tu lorgnes un petit poste de conseiller a la com ou machin.

    Je suis dogon comme toi, mais là, tu es descendu trop bas. On ne vend pas son ame au diable si vite comme ça. Qu’est ce que tu n’as pas dit à IBK et à son regime? Tu les a traités de tous les noms d’oiseau.

    Un policier (qui n’était pas de service) tire à bout-portant sur un jeune aux mains nues, et tu a le culot de dire ‘force doit rester à la loi”? Yalcoue, tu es un homme fini. Car tu as deçu tous tes fansɛ et ne pense pas que Tembine ou IBK vont te faire les yeux doux à cause de tes pauvres articles alimentaires, car ils ont decouvert enfin que tu changes selon la direction du vent. Un journaliste alimentaire en herbe. Quelle honte!
    J’ai la nausée

  2. Yalcoué, tu es une déception! Yalcoué, tu es une honte nationale! Je me demande même si tu n’es pas devenu fou par ton incarcération! Combien IBKon t’a donné pour que tu changes si vite de chemise? Tu fais honte aux dogons. En tout cas, tu feras mieux de descendre sur terre pour ne pas mal finir. Franchement, tu es entrain de nous décevoir, nous qui t’avons supporté lorsque tu étais en difficulté avec la justice. Moi quand-même, je ne te supporterais plus jamais!!!

  3. Mr YALKOUE votre revirement de 180° est étonnant et incompréhensible. Si vous avez reçu une promotion ou une gratification il faudra alors laisser la plume.

  4. Petit dogon YALKOUYE
    LA VIOLENCE APPELLE LA VIOLENCE.
    Le mouvement ANTE AN BANNA n’est pas consécutif à une violente,ni le meeting du 5 avril,ni les differentes marches initiées par l’opposition.
    Comme tu n’as pas vécu les événements de MARS 1991,je vais te faire un rappel fidèle car les MOUSSAISTES ont contribué à tromper votre génération.
    Quand MOUSSA TRAORÉ a accordé la liberté d’expression deux journaux privés ont vu le jour:LES ÉCHOS D’ALPHA OUMAR KONARE et AURORE de SADOU YATTARA.
    C’était les plus en vu car il y avait le journal du vieux BOUBACAR KEITA qui sortait clandestinement avant l’accord du régime.
    Les deux journaux s’arrachaient comme des petits pains contribuant à l’éveil de conscience.
    C’est ainsi que les premières marches ont commencé contre le régime en 1990.
    Des marches sans incident jusqu’à 1991.
    C’est quand le régime a changé de stratégie que la situation a commencé à déraper.
    Un remaniement a été effectué pour mettre les durs du régime dans les ministères stratégiques.
    C’est ainsi que le GENERAL SEKOU LY a été placé au ministère de l’éducation nationale pour redresser les élèves car on a pensé que BAKARY TRAORÉ le titulaire du poste est mou.
    Des changements ont eu lieu au ministère de l’intérieur et de la justice pour montrer aux manifestants que les données ont changé.
    Effectivement sur le terrain, ça s’est constaté car on a commencé à sentir les brutalités des forces de l’ordre sur le terrain.
    Ce qui a naturellement guidé les comportements des manifestants.
    Les premiers morts ont été manifestés à sikasso.
    MARS 1991,les dirigeants de L’AEEM décident de changer de stratégie.
    Au lieu des marches qui étaient privilégiées, on a décidé de poser des barricades.
    IL FAUT PRÉCISER QUE LE 22 MARS 1991 QUI CORRESPOND AU VENDREDI NOIR, ON N’A PAS MARCHÉ PUISQUE LES MOUSSAISTES PARLENT FRÉQUEMMENT DE MARCHES DE L’AEEM, ON A POSÉ DES BARRICADES TRÈS TÔT DANS LES CARREFOURS DE BAMAKO.
    Objectif:empêcher les travailleurs d’aller dans leurs services.
    Comme le pouvoir à changer de stratégie, il s’est adapté à celle de L’AEEM c’est à dire empêcher que les barricades soient posées.
    Constatant le manque d’effectif de la police et les moyens limités non adaptés à la nouvelle stratégie de L’AEEM, on a fait sortir l’ARMEE MALIENNE.
    TRÈS TÔT LES BRDM ONT ÉTÉ POSITIONNÉS DANS TOUS LES CARREFOURS DE BAMAKO.
    Loin de dissuader les élèves, ça a renforcé la hargne de se battre.
    Un affrontement inéluctable a eu lieu.
    Les soldats n’étant pas formé pour le maintien de l’ordre, naturellement des élèves sont tombés par dizaine.
    Vers midi, aux constats des morts les femmes sont sorties pour demander l’arrêt des tueries.
    Le lendemain, les élèves sont sortis encore, cette fois avec les femmes, les tueries ont continué.
    C’est alors que le syndicat des travailleurs est rentré dans la dance et demander la démission du président de la république.
    Son refus a obligé certains officiers supérieurs à prendre leurs responsabilités pour arrêter le bain de sang.
    LA VIOLENCE APPELLE LA VIOLENCE.
    C’est le constat fait pendant les événements de MARS 1991.
    MOUSSA TRAORÉ aurait agi autrement c’est-à-dire écouté son secrétaire politique DJIBRIL DIALLO, on aurait jamais connu MARS 1991.
    Les faucons du régime ont pris dessus sur ses modérés conduits par le secrétaire politique de l’UDPM.
    On a même dit qu’une négociation était en cours pour former un gouvernement d’union nationale.
    MOUSSA TRAORÉ A PRÉFÉRÉ RÉGLÉ PAR LA VIOLENCE COMME IL EN A L’HABITUDE EN OUBLIANT QUE LA CONDITION SOCIALE DE LA POPULATION A CHANGÉ CAR IL ARRIVAIT À PEINE À PAYER SES FONCTIONNAIRES
    Au lieu de reconnaître le mauvais choix stratégique du régime, les MOUSSAISTES à travers le perroquet CHOGUEL MAIGA pollue la nouvelle génération d’une manipulation des élèves et étudiants par les leaders politiques de l’opposition au régime de la dictature militaire.
    IBK, après sept ans de pouvoir, est entrain d’affronter les conséquences de la mauvaise gestion de l’État.
    L’inamovible ministre de la sécurité SALIF TRAORÉ a eu le temps de former une force de sécurité à l’image du pouvoir clanique d’IBK
    ON A FAÇONNÉ UNE FORCE DE POLICE FIDÈLE À UN CLAN QUI SE SENT INTOUCHABLE C’EST À DIRE QUE SES BAVURES SONT TOLÉRÉES.
    C’est pourquoi certains agents n’hésitent plus à utiliser les armes à munitions contre les détracteurs du régime.
    ILS ONT ÉTÉ FORMÉS À VOIR AUX DÉTRACTEURS DU RÉGIME DES ENNEMIS DE LA NATION.
    On tue l’ennemi de la nation.
    CETTE VIOLENCE QUI MONTE CRESCENDO CONDITIONNE LE COMPORTEMENT DE LA POPULATION.
    Les kayesiens jusqu’à présent fidèles à IBK, sont devenus étonnamment violents.
    Des couleuvres ont été avalées avant l’acte du policier.
    L’ACTE DU POLICIER SEUL N’EXPLIQUE PAS LA COLÈRE DE LA POPULATION.
    En 1991,les femmes sont sorties aider les élèves et étudiants
    Pourtant, en 1980,elles ont donné les élèves et étudiants aux forces de la sécurité.
    Elles disaient “vous fatiguez MOUSSA TRAORÉ, il n’a rien fait”
    Le dictateur venait d’arrêter TIECORO BAGAYOKO qui était la bête noire de la population de Bamako.
    Dix ans après c’est SEKOU LY qui l’a remplacé.
    Le ministre de la sécurité SALIF TRAORÉ commence à se faire indexer par les comportements de ses éléments.
    Il n’a pas hésité à utiliser les éléments formés pour mater les terroristes contre la population civile à sikasso.
    Cette violence disproportionnée commande l’attitude de la population.
    C’est fini maintenant les marches qu’on a connues pendant le premier quinquennat d’IBK.
    La population n’a pas réagi contre l’attitude de SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA contre les dirigeants de l’opposition.
    Ce n’est plus possible aujourd’hui.
    Si on répète ce que SBM a fait, une guérilla genre 22 MARS 1991 va se produire.
    Les jeunes sont conditionnés par la nouvelle stratégie de SALIF TRAORÉ.
    Son arrivée martiale dans la ville de kayes est un signe révélateur de la nouvelle stratégie du régime.
    IBK pense qu’il contrôle tout, qu’il peut s’imposer par la violence.
    POINT DE PARTAGER LE POUVOIR IMITANT SON AMI MOUSSA TRAORÉ EN 1991.
    IBK préfère acheter les leaders politiques que d’adopter leurs IDÉES et attitudes de gestion.
    Il préfère ôter aux leaders politiques incarnant une certaine idée de la gestion de l’État tout soutien politique que de les associer à la gestion de l’État.
    Il pense qu’avec l’utilisation des deniers publics permettant d’écarter politiquement les leaders d’opinion opposés à sa gestion de l’État, il va sauver son régime.
    IL EST ENTRAIN DE CRÉER LES CONDITIONS D’UN AFFRONTEMENT INÉLUCTABLE AVEC LA POPULATION.
    Lui aussi quand il va partir, ses thuriféraires et lui vont dire que les manifestatants étaient manipulés par les leaders politiques.
    LES MANIFESTANTS SONT TOUJOURS MANIPULÉS PAR LEURS CONDITIONS DE VIE EXÉCRABLES.
    Ça a été le cas en 1991.
    Ça le sera dans les prochains jours, mois ou années, si IBK persiste à gérer l’État comme sa famille.
    Les kayesiens ont répondu à la violence d’en face.
    C’est à IBK d’incarner l’État pour calmer la population.
    L’absence d’État crée la violence qu’on constate actuellement.
    Si IBK persiste à refuser d’incarner l’État,les maliens n’auront d’autres choix que de s’en prendre aux symboles de l’État pour exprimer leurs mécontentement comme exactement l’ont fait les kayesiens.
    Autrement, le sud va connaître pire que ce que vit la population du Nord.
    Le refus d’IBK d’incarner l’État va provoquer la somalisation du Mali.
    Personne n’est esclave de quelqu’un dans ce pays.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

  5. Yalkoue nous a dit quoi sur Manassa et sur Boua le ventru IBK? Et maintenant depuis deux jour nous ne reconnaissons plus Yalkoue qui a completement tout oublier (amnesia) et a vire au vert pour le regime sur place et il a meme le courage de nous dire “force doit rester à la loi” nous lui demandons de nous dire ou est la loi au Mali? Yalkoue tu as decu, tu es une honte, tu es devenu un journaliste vegetatif!

  6. Ce petit DOGÔNO vit sur quelle planète ? Ou bien c’est parce qu’il c’est gavé d’eau de vie des Dogôno avant de prendre sa plume ? Le policier fautif que j’ai vu sur la photo a un grade de Capitaine. Si parce qu’il n’est pas de bonne humeur un Capitaine de Police peut sortir son arme et abattre un gamin comme dans un jeu video, on ne peut plus speculer sur la reaction de la population. Surtout que cette même foule sait qu’à Bamako la Police est entrain de défoncer les portes des habitations et des chambres à coucher pour faire respecter le couvre-feu. Elle sait qu’il y a de cela 3 semaines les policiers ont été arrêtés pour cambriolage et à Sikasso aussi ils sont entrain tirer sur les manifestants. Pour couronner le tout, la foule sait qu’en cas d’attaque djihadiste elle ne peut pas compter sur ces mêmes forces de désordre pour la défendre…

    Le seul regret que j’ai est de ne pas être sur place et d’être très loin sinon j’allais encourager les jeunes à ne pas ceder avant d’avoir brûlé vif ce crétin de policier. Brûler un bâtard comme celui-là ce n’est même pas le tuer, c’est lui apprendre à vivre.

    Tout ça est le resultat de la fausse revolution de 1991. Ce pays a besoin d’une vraie revolution. Celle de 1991 a fait plus de 300 morts parmi le bas peuple et seulement 1 mort parmi les Ministres, c’est pourquoi nous avons eu droit à des voleurs, à des imposteurs et des criminels hautains pour nous mépriser encore un peu plus qu’avant. Le plus tôt serait le mieux. Le salut du Mali est dans une vraie revolution qui fera des centaines de morts au sein de l’élite et non parmi les pauvres. Ceux qui viendront après eux respecteront le peuple laborieux du Mali. 😎😎😎

  7. C’EST PARCE QUE SON “COUSIN EST DEVENU PRESIDENT DE LAN QUE Boubacar Yalkoué CHANGE DE TON PAR RAPPORT AU POUVOIR. EH MALIEN! IL Y A DE CELA QUELQUE JOUR, IL DECSENDAIT MANASSA, MAINTENANT IL PARLE DE “force doit rester à la loi”. DE QUELLE LOI PARLES-TU QUAND CEUX L’A QUI SONT SENSE LA CONNAITRE ET L’APPLIQUER SONT LES PREMIERS A LA BAFOUER?
    VA , PRENDRE TON NASONGO ET LAISSE NOUS EN PAIX.

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