Edito : Le Covid-19 et nos habitudes malsaines

3

Fini le temps des méditations sur un seul fait : Dieu est-il avec notre seul pays, le Mali, en Afrique de l’ouest ? A ce moment-là, l’effraction du coronavirus dans les pays voisins étaient bien perceptible. Il avait contaminé et commençait déjà à faire des morts. Seul pays visible sur la partie ouest de la carte de l’Afrique, le Mali finit par être touché malgré les dispositions d’anticipation énoncées par les autorités. Comme une trainée de poudre, la propagation se passe à une allure incroyable. En un laps de temps, le Mali a dépassé de nombreux pays voisins en termes de décès, de cas de contaminations enregistrés et de personnes contacts dans des dispositions de suivi par les médecins ou en train d’errer on ne sait où.

Cette montée si rapide des cas soulève des interrogations. Les autorités sont-elles réellement le contrôle de la situation ? Doute persistant car plusieurs cas ont été révélés sur des cadavres. Ce qui laisse croire qu’il y a beaucoup de malades du COVID-19 qui vadrouillent dans les rues à travers le Mali.

A delà de cet aperçu inquiétant, les mesures prises par les autorités peinent à se matérialiser ou montrer des effets positifs. Les centres hospitaliers sont en manque de dispositifs sanitaires, les transports en communs pas soumis jusqu’à présent aux dispositions annoncées. Les marchés et autres lieux de commerce toujours surpeuplés sans le moindre respect des mesures barrières. C’est le cas dans l’administration et aussi dans les centres de vote à l’occasion du 2e tour des législatives. Ces situations sont favorables à la propagation de la maladie.

Le plus marrant, ce sont les remarques faites par des analystes sur les dispositions de riposte gérées par le département de la santé. Tout est centralisé à un seul niveau. Comme si notre pays ne s’inspire pas de la stratégie mise en œuvre contre Ebola sur notre sol. Cela complique davantage la situation.

En marge de ces faits, le scepticisme des Maliens quant à la véracité de la maladie rend plus difficile l’efficacités des mesures. Ils pensent que sous d’autres cieux, les informations distillées, surtout hors du continent africain, sont fausses. Ce sont des montages pour des desseins inconnus. Ce qui amène beaucoup de Maliens à refuser tous les messages de sensibilisation donnés par les autorités.

En plus, ils voient derrière les appuis internes et extérieurs dans le cadre de la riposte contre le covid-19 comme des volontés d’arnaque savamment mises en place par les autorités.

Le coronavirus existe bel et bien. Aux citoyens de respecter les mesures barrières ; aux autorités de changer leurs stratégies légères soutenues par, à la limite, de l’amateurisme afin de relever le défi. Bamako et certaines régions sont déjà touchées. La balle est dans le camp d’IBK et ses commis pour limiter la catastrophe. Et cela n’est possible sans mesures drastiques.

Boubacar Yalkoué

Commentaires via Facebook :

3 COMMENTAIRES

  1. “aux autorités de changer leurs stratégies légères soutenues par, à la limite, de l’amateurisme”

    Et oui Yalcoué !😢😢😢
    Et moi, à ta place, je n’aurais même pas ajouté “à la limite”, tant L’AMATEURISME la LÉGÈRETÉ et L’INCONSCIENCE du grand bouffon de koulouba sont hélas avérés et constatables par tout le monde !!!😢😢😢

    Mais pourquoi en être surpris ?

    Pourquoi en être étonnés ?

    Pourquoi s’être attendu à plus de SERIEUX dans le cas du covid ?

    Cela fait déjà bien longtemps que l’inconscience et l’irresponsabilité de Zonkeba dans tous les domaines, y compris les plus graves, ne sont plus hélas ….UNE DÉCOUVERTE…

    Souvenons-nous que déjà, lors du dramatique épisode Ebola, pendant que les instances sanitaires mondiales s’acharnaient et se démenaient pour EXHORTER nos pays aux précautions les plus strictes, Zonkeba, pour faire le malin, avait cru intelligent D’ALLER DANSER DANS LES RUES DE CONAKRY, L’UN DES FOYERS MÊME D’EBOLA DANS LA SOUS-REGION !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Nous nous sommes aperçus depuis 2013 que nous etions “dirigés” par un dangereux bon à rien .😎😎😎

    Le MONDE ENTIER s’en est aussi aperçu aussi bien que nous.😎😎😎

    Dès lors, pourquoi et comment “S’ÉTONNER” de l’amateurisme et de légèreté avec lequel la crise du Covid est gérée aujourd’hui ???😎😎😎

  2. L’expérience des pays asiatiques montre que le COVI19 n’est géré efficacement que par des ÉTATS ORGANISÉS.
    Il s’agit d’avoir des structures étatiques qui fonctionnent parfaitement.
    LE FONCTIONNEMENT DES STRUCTURES ÉTATIQUES DÉPEND DE LA QUALITÉ DES AUTORITÉS POLITIQUES EN CHARGE DE L’ANIMATION DES INSTITUTIONS DE L’ÉTAT.
    Les grèves incessantes dans deux structures étatiques importantes,santé, école)depuis l’élection d’IBK à la MAGISTRATURE SUPRÊME donnent un aspect de la capacité de l’État du Mali à supporter le COVI19.
    LA PEUR D’UNE CONTAMINATION MASSIVE EST LIÉE À LA CAPACITÉ DES STRUCTURES SANITAIRES À PRENDRE EN CHARGE UN NOMBRE IMPORTANT DE MALADE.
    Il est avéré que nos structures hospitalières ne sont pas prêtes à relever le défi.
    SANS COVI19 NOS STRUCTURES HOSPITALIÈRES SONT DÉJÀ DÉBORDÉES.
    Une contamination massive va obliger les agents de la santé à faire des choix difficiles c’est-à-dire laisser certains mourir pour libérer de la place à l’hôpital notamment les plus vieux comme ça se fait actuellement en France.
    IBK ET SON GOUVERNEMENT SONT ILS CONSCIENTS QUE CETTE SITUATION PEUT SE PRODUIRE AU MALI EN ORGANISANT LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES?
    Les structures hospitalières du Mali peuvent elles supporter plus de 1000 cas contaminés?
    Il y a t’il suffisamment de produits disponibles pour guérir les contaminés?
    Le COVI19 ne sera pris au sérieux au Mali par la population et apparemment par le gouvernement que si les structures hospitalières sont débordées, les agents de la santé surchargés obligeant de faire appel aux retraités.
    Ce sera trop tard car le virus aura gagné du terrain.
    C’est alors l’irresponsabilité d’organiser les élections législatives va refaire surface comme celle d’ATT d’entretenir les jihadistes algériens au Nord du Mali.
    On entendra les thuriféraires du régime contester que le virus était déjà là avant les élections en oubliant qu’il ne s’agit plus de la présence du virus, mais d’éviter sa propagation.
    Notre président pensant plus à sauvegarder son pouvoir a pris des mesures irresponsables qu’il va sans doute regretter fort.
    Espérons ne pas se contenter de compter les morts au lieu de compter les contaminés actuellement.
    En Europe et aux états-unis, on n’accorde plus d’importance aux nombres de contaminés, mais aux nombres de personne en réanimation et aux nombres de personnes décédées.
    Le deconfinement est décidé en fonction des statistiques sur ces deux cas.
    L’organisation des élections législatives, la décision de ne pas confiner vont elles obliger les maliens à avoir les yeux rivés sur ces deux cas au lieu du nombre de contaminés actuellement?
    Prions que ça ne soit pas le cas car la probabilité qu’il en soit ainsi est très forte.
    IBK, après avoir favorisé la propagation de l’insécurité, est entrain de favoriser celle du COVI19.
    L’esprit de la satisfaction des intérêts individuels continue d’enfoncer notre pays.
    Le PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE n’est pas incarné.
    La fonction est vacante car celui chargé de l’incarner en est incapable à cause de son esprit de clan inné.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

  3. Cela faisait longtemps et très longtemps que ce journaliste du nom de Boubacar YALKOUE ne s’était pas exprimé sur la toile, avait avait disparu de la toile, félicitations pour votre retour. Cela était dû, ce qui reste certain le nombre contamination prendra sans équivoque l’ascenseur dans ces jours suivants le deuxième tour des élections législatives. Il faut que nos dirigeants sachent qu’ici aucun mensonge ne serait autorisé, il faut être toujours dans la vérité rien que la vérité, sinon la catastrophe s’emparera de notre pays en commençant par les autorités elles-même, il n’y aura pas de pardon, d’ailleurs vous voyez comment les menteurs ont payé le pire tribu, là il n’y aura pas de pauvres et de riches, le coronavirus frappe sans distinction.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here