Éducation nationale : Sale temps pour l’Académie de Kati à cause d’une note de service

La coordination des Syndicats de l’Enseignement Secondaire a commencé depuis le 26 novembre 2015 une grève de rétention des notes. Cela fait suite  à celle observée du 25 au 26 novembre dans toute la région de Koulikoro.

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A l’origine la note de service N° 2015 000784 du Directeur de l’Académie de Kati, portant mutation d’enseignants dans les structures relevant de l’Académie d’enseignement de Kati. La décision de la mutation d’une vingtaine de personnes a donc été sortie par le sieur Youssouf Dicko, à la grande surprise de tous les enseignants. Ainsi, avec cette nomination, le DAE vient d’enclencher une guerre entre lui et la coordination régionale des syndicats de l’enseignement. Les syndicats reprochent à l’académie d’avoir violer l’arrêté n 2011- 3282 du MATCL du 11 aout 2011 relatifs à la mutation des enseignants fonctionnaires des collectivités locales. Son article 3, chapitre 3 stipule que « tout enseignant fonctionnaire des collectivités qui désire changer des collectivités d’affectation, doit obligatoirement requérir les avis favorables à la fois des collectivités de départ et de celle d’accueil, ainsi que l’avis technique des services déconcentrés de l’éducation du ressort territorial des deux collectivités en question », le chapitre 4 dans son article 5 en dit beaucoup aussi sur la mutation puisqu’il est question là de la mise en place  des commissions nationale, régionale et locale de mutations. Avec toutes ces raisons, aucune explication valable n’a été donnée par le premier responsable de l’académie. Il s’est juste contenté de dire que c’est sur instruction qu’il a procédé à cette mutation.

Dans sa tentative de trouver une solution à l’amiable, le syndicat a rencontré l’académie. De cette rencontre, il nous revient que le Directeur de l’Académie a dit haut et fort qu’il n’a pas de solution aux problèmes et que le syndicat peut faire ce qu’il peut mais qu’il ne reviendra pas sur sa décision ». Il argue aussi que c’est parce que le besoin est là dans d’autres écoles.

Faux, dixit, le syndicat qui signale que si cela était le cas, comment comprendre qu’on fasse quitter un professeur de Math et Lettres pour les faire remplacer simultanément par des professeurs de la même discipline. En plus, il n’est pas l’autorité compétente pour prendre la décision de mutation. D’ailleurs, ils exigent l’annulation de la note de service parce qu’elle ne respecte pas les textes ou c’est la rétention des notes qui continuera dans toute la région de Koulikoro

Affaire à suivre

A.Doucouré 

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2 COMMENTAIRES

  1. Chers maliens, apprenons à respecter les décisions responsables (de surcroit hautement patriotiques) comme celle prise par le DAE de Kati. On a recours aux grèves pour réclamer nos droits, ici c’est plutôt une question de devoir car, pour tout enseignant digne de ce nom, former les enfants maliens est un devoir sacerdotal. Il (l’enseignant) doit être prêt à s’acquitter de ce devoir partout où les enfants maliens ont besoin de lui.
    Pour nos autorités, elles doivent souvent appuyer nos chefs de service dans leur prise de décision responsable. Il est temps de mettre fin aux contestations inutiles et non justifiées.
    Monsieur le ministre de l’Education Nationale doit soutenir son DAE s’il veut réussir la mission qui lui a été confiée par IBK.

  2. Monsieur le DAE ( Issoufi DICKO ) a raison, les syndicats doivent comprendre la nécessité et les besoins qui se manifestent au niveau d’une localité qui justifient une telle décision. Les textes qui sont élaborés pour la mutation des enseignants sont certes dépassés et doivent être révisés. Dans la même académie on constate des besoins cruciaux au niveau de certains établissements et dans d’autres des enseignants en surnombre ( au fondamental et au secondaire). A cet effet,envoyer des collègues pour encadrer nos enfants ailleurs ne doit pas faire l’objet de polémique dans un monde où chacun de nous a son enfant.Etant enseignant, j’avoue que cela ne peut se faire sans causer des ennuis à certains, mais reconnaissons que beaucoup d’entre nous ont connu des moments difficiles avec les écoles nomades dans des régions où les conditions de vie étaient très défavorables ( années 70 , 80, 90) et pourtant ils ont pu tenir.C’est notre département qui a exigé aux DAE d’agir ainsi alors qu ‘à Bamako il ya pléthore dans les écoles , dans les CAP et dans les AE. 🙄 🙁 😯

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