Réouverture des écoles : Entre boycott et psychose de la COVID-19

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Les élèves des classes d’examens ont repris le chemin des classes après une perturbation par la grève des enseignants et la fermeture des classes due à la pandémie du coronavirus.

Après beaucoup de mois de fermeture des écoles pour cause de COVID-19,  le gouvernement du Mali a décidé d’ouvrir les écoles le 02 juin 2020 sur l’ensemble du territoire national.

Nous avons fait un constat dans les différentes écoles dans la commune IV de district de Bamako. Les élèves ont montré leurs satisfactions sur la reprise des cours après avoir passé plus de deux mois à la maison. La majorité des intervenants sont conscients que cette reprise est la certitude que l’année peut être sauvée par les examens dans les normes.

Par contre d’autres ont affiché leurs mécontentements auprès des autorités Malienne. Ils trouvent que cette reprise des cours n’est pas faite à bon moment vu la situation sanitaire du pays, chaque jour de nouveaux cas positifs de coronavirus se. Selon eux, cette reprise peut causer la propagation de la maladie à coronavirus dans les espaces scolaires. Toujours ces intervenants trouvent que la santé avant tout.

Selon quelques responsables des écoles, la reprise a été faite et les mesures de prévention sont adoptées. Mais le facteur inquiétant serai t que beaucoup des enseignants ne sont pas venus à part quelques bénévoles. Ces responsables des écoles demandent aux autorités Malienne de tout mettre en œuvre  pour la bonne reprise des cours afin que l’année soit sauvée. Pour  Soumaïla Koné le directeur de l’école fondamentale Yomi I de cap de Bamako Coura, « la reprise a été faite mais les maitres ne sont pas venues, j’ai deux bénévoles pour six salles, avec deux maitres pour six salles ce n’est pas possible. Je m’adresse aux autorités vraiment de trouver une solution à çà. Les élèves n’ont rien appris par rapport à l’année passée et cette année pareil, ils vont faires les examens comme ça, c’est catastrophique pour l’avenir des enfants ».

Les syndicalistes et leurs militants n’ont pas pratiquement qu’une seule revendication : l’application de l’article 39 de la loi N°2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.

Sur l’ensemble du territoire national, seules les écoles privées ont commencé les cours. De toutee les façons, c’est les élèves qui ramassent le pot cassé.

Sékou Traoré dit ELBE (stagiaire)

Source: La Priorité

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