Snesup : une grève de 48 heures prévue pour les 15 et 16 décembre

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Le  Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Snesup) menace d’aller en grève les 15 et 16 décembre 2015, si ses doléances ne sont pas prises en compte. Cette information a été donnée au cours d’une conférence de presse animée le samedi 5 décembre par les leaders dudit Syndicat à la Faculté juridique, politique et de droit privé (Fdpri).

 

Selon les conférenciers, il est important aujourd’hui que l’Etat prenne les choses en main. À défaut, ils envisagent une grève de 48 heures et même illimitée en vue de la satisfaction de leurs doléances qui sont sur la table du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, depuis 2009 jusqu’à nos jours. Cette grève illimitée, disent-ils, est prévue à partir du 29 de ce mois.

 

Selon Dr. Abdou Mallé, membre du Snesup, sur les 13 points de revendication, certains font l’objet d’un désaccord total ; d’autres sont conclus en accords partiels pris en compte par l’Etat ; sans oublier des accords acquis, c’est-à-dire des revendications satisfaites.

 

Les points de désaccord total cités par Aboubacrine, membre du Snesup, sont entre autres l’application immédiate de la grille-plafond 3000 issue de la mission d’études sur les conditions de rémunération et les obligations des enseignants du supérieur et des chercheurs dans les pays de l’UEMOA ; l’intégration immédiate dans la fonction publique des travailleurs contractuels payés sur les budgets autonomes des structures de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ; la capitalisation des publications des chercheurs de l’IER recrutés en 2008 pour leur juste transposition ; le rétablissement immédiat du Fonds «Etudes et Recherche» à trente millions (30.000.000) Fcfa par Grande école, au lieu de cinq millions (5.000.000) et le transfert du Chapitre «Equipement» de la DFM aux structures d’enseignement supérieur et de la recherche pour une meilleure satisfaction des besoins.

 

«L’Etat malien se désintéresse trop du personnel enseignant. Trop, c’est trop ! Cette fois-ci, nous irons plus loin dans notre lutte», a martelé Lassana Diakité, également membre du Snesup.

Ousmane DIAKITE/Stagiaire

 

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