Mot de la semaine : environnement

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C’est le lundi 30 Novembre que le monde semble avoir pris toute la mesure de la menace qui pèse sur la disparition de toute forme de vie sur notre Planète. Jamais la question de l’environnement n’a fait l’objet d’une telle rencontre et d’une telle préoccupation. Plus de 150 Chefs d’Etat et de Gouvernement se sont donnés rendez-vous à Paris pour discuter des mesures à prendre pour sauver l’humanité. La COP 21 semble être le nouvel espoir pour trouver les réponses idoines aux questions que le monde, du plus grand au plus petit, du plus riche au plus pauvre se pose.  Sur notre planète bleue toutes les vies sont liées par un même destin. Tous les hominidés appartiennent à la même espèce. Paris 2015 sera certainement différent des autres sommets à en juger par le nombre et la qualité des participants. Ce sommet international qui se tient au Parc des expositions de Paris-Le Bourget doit aboutir à un accord international historique, applicable à tous les pays[], dans l’objectif de limiter le réchauffement climatique mondial à 2 °C d’ici à 2100.  Il est à noter que les Présidents des deux plus grands pays pollueurs de la planète, que sont la Chine de Xi Jinping et les Etats-Unis de Barack Obama en passant par la Russie de Vladimir Poutine jusqu’au président du plus petit Etat au monde, sont tous conscients et unanimes sur le danger qui guette l’humanité et toutes les espèces vivantes sur terre.

Pour  rappel, le premier colloque  mondial élevant la question de l’environnement au rang de problème international d’importance majeure sanctionné par le premier engagement international contraignant dans le domaine a eu lieu à Stockholm, en Suède, du 5 au 16 juin 1972. La conférence de Stockholm  avait donné  notamment lieu à une déclaration de 26 principes[], à un plan d’action de 109 recommandations dont la mise en œuvre a donné naissance à la création du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Du sommet de la Terre à Rio de Janeiro au Brésil en 1992, au protocole de Kyoto de 1997 en passant par les conférences de Varsovie en Pologne en 2013 et de Lima au Pérou en 2014, que d’étapes franchies pour préparer la COP 21 de Paris de cette année. Tous ces sommets ont permis de prendre des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre dont notre monde tarde à voir des résultats tangibles notamment des pays africains.

L’Afrique, représentée par plusieurs de ses chefs d’Etat dont le président du Mali IBK, est malheureusement la première victime collatérale de cette pollution. Et pourtant, elle est la moins pollueuse. Nos Chefs d’Etat ont su bien plaider pour un soutien financier accru au continent avec la complicité de celui que Jeune Afrique a qualifié de monsieur « Micro-Climat » de l’Afrique à la COP21, le malien Seyni Nafo. Une partie de ces financements substantiels devrait permettre de lutter contre la désertification et l’ensablement des fleuves Niger, Sénégal et du lac Tchad. Le Président IBK n’a pas manqué l’occasion de rappeler l’état désastreux du fleuve Djoliba auquel sont liés l’histoire, le présent et l’avenir de la sous-région. Aujourd’hui, on constate, d’année en année, le rétrécissement du lit du fleuve Niger long de 1.700 kilomètres en raison de la pollution et de l’ensablement.  La navigabilité de ce fleuve mythique en est très réduit au grand dam des populations maliennes dont il sert de mère nourricière. Vivement que l’appel des pays pauvres soit, pour une fois, entendu par les pays riches.

Youssouf Sissoko 

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