Fonction publique de l’Etat ou celle des collectivités territoriales : Les enseignants volontaires du Mali plaident pour leur intégration

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Dans le but d’informer l’opinion nationale et internationale sur les difficultés vécues, le Collectif des enseignants volontaires (CEVM) a animé un point de presse le samedi 23 octobre 2021, à la Bourse du Travail de Bamako.

Selon une déclaration lue par Adama Coulibaly, membre du Collectif des enseignants volontaires du Mali, le corps rappelle l’opinion nationale et internationale qu’au mois de mars de l’année scolaire 2019-2020, l’Etat avait lancé un appel patriotique de recrutement de 15 300 enseignants volontaires sur toute l’étendue du territoire national du Mali, repartis comme suite : 10 300 pour le niveau fondamental et 5 000 pour le niveau secondaire général, technique et professionnel. Les enseignants volontaires ayant répondu à cet appel patriotique, précise le président Sanogo, ont signé un contrat de six mois et participé à une formation pré-volontaire de cinq jours, organisée par les Académies d’Enseignement sous la supervision administrative du Centre national de promotion du volontariat (CEPM).

«Aujourd’hui, nous sommes égarés et esseulés, nous n’avons plus de contrat avec nos écoles et nous sommes plus de 2 000 chômeurs sortant des écoles de formations », s’est indigné le président du Collectif.

Parlant des difficultés vécues pendant les six longs mois, M. Sanogo a cité : le refus de certains directeurs et proviseurs d’écoles d’octroyer les prises de service aux enseignants volontaires ; la mobilisation de certains jeunes de quartiers ou de villages pour boycotter le bon déroulement des cours ; l’empêchement de certains enseignants volontaires d’accéder aux salles de classe ; la mauvaise interprétation du projet de volontariat par certains enseignants grévistes, suivie de menaces diverses.

« Malgré toutes ces difficultés, nous restons disponibles pour accompagner l’Etat afin de relever le défi. Pour cela, nous lançons un vibrant appel aux nouvelles autorités pour notre intégration à la fonction publique de l’Etat ou des collectivités territoriales à défaut, de nous soumettre un nouveau contrat », a déclaré Ziè Sanogo.

B. Camara

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