Amélioration de la procédure pénale : Les médiateurs pénaux situés dans leur rôle

Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a organisé lundi dernier un atelier de formation à l’endroit des médiateurs pénaux du ressort judiciaire de la Cour d’appel de Bamako pour leur préciser leur rôle et les informer sur les institutions judiciaires. La cérémonie d’ouverture était présidée par le garde des Sceaux, Mme Sanogo Aminata Mallé, en présence du directeur national de la DNAJS, Christian Idrissa Diassana.

 

Le Centre international de conférence de Bamako a abrité l’atelier de formation des médiateurs pénaux du ressort judiciaire de la Cour d’appel de Bamako. Il a regroupé les médiateurs pénaux qui relèvent du ressort judiciaire de la Cour d’appel de Bamako. Il s’agit des tribunaux et justices de paix qui existent dans les régions de Koulikoro, Sikasso et Ségou et du district de Bamako. L’atelier a permis d’informer les médiateurs sur les constituants des institutions judiciaires et leurs rôles. Aussi il a permis de les recadrer sur le rôle qu’ils sont appelés à jouer dans les jours à venir.

Ces médiateurs qui sont formés ont pour mission d’assurer la paix publique en faisant en sorte que les litiges puissent être réglés sans toujours passer par la justice. Pour une telle mission, le choix des hommes a porté sur des notabilités des différentes localités, qui ont la mission traditionnelle d’établir cette forme de justice de proximité. Une institution dont notre pays a besoin en cette phase de son histoire. “La période de profonde crise de laquelle le Mali émerge lentement connaitra de toute évidence le recours aux mécanismes traditionnels de règlement des litiges”, a souligné M. Diassana.

Le garde des Sceaux a précisé que l’introduction des médiateurs pénaux dans les institutions judicaires est le couronnement d’un long processus qui a commencé en 2001. La médiation pénale a toute son utilité et facilite le travail des tribunaux. “Grâce à ce procédé, des citoyens placés en situation de conflit avec la loi et avec des tiers pourront s’accorder en vue de mettre un terme au conflit et de mettre fin à l’instance judiciaire avant même que celle-ci ait véritablement commencé”, développera Mme le ministre.

L’intérêt d’un tel procédé est évident pour la paix publique et la cohésion sociale. Le rôle qu’ils sont invités à jouer dans leurs localités respectives va conforter les procureurs de la République et les juges de paix à compétence étendue.

Après, cette formation des médiateurs pénaux du ressort de la Cour d’appel de Bamako, a assuré le directeur national des affaires judiciaires et du Sceau, ceux des régions de Kayes et de Mopti passeront au même exercice.

Youssouf Coulibaly

 

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