Problème foncier : Le cri de désespoir de l’APRODAJI-Jigiya So

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« Si les autorités n’agissent pas pour faire cesser les abus et les injustices, les victimes le feront elles-mêmes. L’injustice répondra à l’injustice », estime son directeur exécutif Adama Sogodogo. C’était à l’occasion d’un meeting d’interpellation tenu le samedi 29 avril au Palais de la culture auquel ont pris part plusieurs associations pour la défense des sans voix et plusieurs victimes  des  divers  abus  et  injustices. Fidèle à ses idéaux, et dans le cadre de la célébration du 10è anniversaire de sa création, l’Association pour la protection, la défense et l’assistance juridique aux indigents a organisé ce meeting en collaboration avec les radios Nieta et Kayira. C’était en présence du président de l’Association, Diossé dit Sidy Traoré, son premier vice-président Adama Sogodogo et Oumar Mariko, député à l’Assemblée nationale.

Pour Adama Sogodogo, le meeting d’interpellation est un rassemblement qui est, en même temps, un cri de désespoir, de révolte, d’appel, un cri d’avertissement à tous ceux qui abusent de l’indigence ou de la pauvreté de la majorité silencieuse que nous sommes. Il a vigoureusement dénoncé la transformation de certaines parcelles en titres fonciers au détriment des villageois qui ne trouvent plus où cultiver. Il a aussi déploré la création des titres fonciers fictifs, les lotissements en violation des textes légaux, une justice sélective, partiale, inéquitable, des arrestations et des détentions arbitraires et commanditées.

Face à cette situation, les responsables de l’APRODAJI-Jigiya So interpellent les autorités et proposent des solutions. Selon Adama Sogodogo, si les autorités n’agissent pas pour faire cesser les abus et les injustices, les victimes le feront elles-mêmes mais dans la légalité. L’injustice répondra à l’injustice. Nous nous tairons plus, nous allons combattre avec nos moyens », a avertit-il.

Comme éléments de propositions, le directeur exécutif de Jiguiya So souligne, entre autres, la mise en place des commissions d’enquête foncières, la sécurisation des espaces villageois par la délivrance d’actes opposables. Aussi, il propose de sanctionner les employeurs qui refusent d’inscrire leurs employés à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et de verser leurs quotes-parts. Il a aussi souligné l’urgence de la création d’un pôle foncier au sein de la justice et la restitution des parcelles attribuées à des magistrats.

DK

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