Insécurité grandissante à Médina-Coura : Les autorités municipales s’inquiètent de l’avenir des élèves

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Dénommé le « Palais des chômeurs », les alentours de l’école fondamentale de  Médina-coura constituent le lieu de regroupement des écoliers bandits en herbe qui consomment et vendent du cannabis, des armes et des munitions à ciel ouvert, selon des témoignages. Face à cette situation inquiétante, Seydou Tall , le Maire du quartier a animé, le jeudi 14 janvier 2016, un point de presse pour prendre les hommes de médias à témoin et tirer la sonnette d’alarme sur le phénomène de banditisme qui prévaut dans la zone.  « De nos jours que devient l’école fondamentale de Médina-Coura ? », s’interroge-t-il.

Selon le Maire du quartier, Seydou Tall, un grand nombre d’élèves s’absentent régulièrement des cours maintenant à l’école fondamentale Médina Coura. A l’en croire, ils s’attroupent à la porte de l’établissement scolaire pour s’adonner à des pratiques illicites aux heures d’études. Ces pratiquants de l’école buissonnière s’adonnent à la consommation de la drogue, de cannabis et des armes et des cartouches. « A cette occasion, les riverains et les habitants mécontents de ce comportement m’ont sollicité pour intervenir. Je ne pouvais être indifférent à leur désarroi et leur colère. », a indiqué le Maire, Seydou Tall. En effet, dira-il, la mairie a initié une action de sensibilisation à l’intention des élèves de l’école concernée où le Maire est passé dans toutes les classes de l’établissement pour sensibiliser les élèves. Et des jeunes volontaires du quartier se sont mobilisés  en brigade de veille pour surveiller toute la zone concernée. Le maire a attiré l’attention des plus hautes autorités sur la situation qui prévaut à l’école de Médine et qui est susceptible d’arriver  dans d’autres quartiers et établissement scolaires. « J’invite les parents d’élèves à investir l’école de leurs enfants. C’est seulement à ce prix qu’on peut sauver l’école malienne. », a-t-il dit. Selon M. Tall, les enfants constituent l’avenir du pays. « Nous devons mener ce combat, car c’est le seul moyen de garantir la postérité. L’éradication de ce phénomène de type nouveau ne peut se faire dans l’affectif, dans le social, ni dans les causeries. Les enfants qui prennent leurs cours méritent d’être préserver et de réussir. Dans les jours à venir, je prendrai attache avec les services de sécurité pour venir à bout de ce fléau. A Médina-Coura tant que je serai Maire on va traiter ce problème dans la fermeté et dans la rigueur. », a-t- il martelé. Selon les témoignages du porte-parole du groupement de veille, Oumar Sangaré et non moins victime d’agression de la part des délinquants en herbe, ces jeunes bandits se regroupent dernière sa famille. « J’ai arrêté un élève de la 9ème A II, avec des munitions. Quelques jours après, ils m’ont agressé avec un bâton. J’ai été blessé à la tête et j’ai porté plainte contre le groupe au Commissariat du 3ème Arrondissement de police,  mais jusqu’à présent j’attends toujours les résultats de l’enquête », a-t-il expliqué.

Moussa Dagnoko                                    

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