Terrorisme : Plus de 1200 morts tués en deux mois

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terrorismeL’Etat islamique a décidé de semer la mort un peu partout sur la planète. Les victimes des attaques de vendredi dernier à Paris vont dépasser la barre fatidique de 1000 personnes tuées depuis le 1er septembre.

 

Le 15 septembre dernier,  près de 150 personnes ont été tuées dans trois attaques perpétrées par des membres présumés de Boko Haram dans le Nord-est du Nigéria. Le 11 octobre, l’organisation terroriste a fait  au moins 102 morts et plus de 500 blessés à l’occasion de la grande marche pour la paix à Ankara en Turquie. Le terrorisme n’a pas frappé qu’en Turquie samedi, il a aussi tué au Tchad.

Une triple attaque revendiquée par Boko-Haram a fait au moins 37 morts dans une ville tchadienne du lac Tchad à Baga Sola. Dans la même localité, le 1er novembre, 11 ont été tués dans une attaque-suicide à l’explosif d’éléments du groupe islamiste nigérian Boko-Haram dans la région du lac Tchad, a annoncé le gouvernement tchadien dans un communiqué. Le Cameroun est lui aussi régulièrement visé par des attentats-suicides qui y ont fait plus de 300 morts depuis février.

Au Nigeria, Daesh avec les attentats-suicides, a massacré plus de 310 personnes durant les deux derniers mois dont l’un des derniers massacres a fait au moins 14 morts à Damaturu, capitale de l’Etat de Yobe, dans le Nord-est du Nigeria. Dans le Niger voisin, ce sont plus 300 morts recensés depuis 3 mois dans les attaques de villages proches de la frontière nigériane.

L’Etat islamique frappe en dehors de l’Afrique de l’Ouest. C’est ainsi que l’Airbus A321 transportant 224 Russes a été abattu dans le désert du Sinaï. Il n’y a aucun survivant.

Mais l’Irak reste le pays le plus violent où les jihadistes ont tué en l’espace de quelques jours 322 membres d’une tribu sunnite de la province d’Anbar, dans l’Ouest. Les forces kurdes et irakiennes ont découvert un charnier contenant des dizaines de corps de femmes yézidis exécutées par Daesh. L’ONU a décrit la campagne brutale des terroristes comme un possible «génocide». Malheureusement, ces morts n’ont pas les mêmes valeurs et ne suscitent pas les mêmes émotions au sein de la communauté internationale. Une réalité que certains n’hésitent pas à dénoncer.

Maliki

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