Côte d’Ivoire: suite de l’affaire de l’enregistrement sur le Burkina

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Des militaires devant le palais présidentiel, le 17 septembre. CRÉDITS : AHMED OUOBA / AFP
Des militaires devant le palais présidentiel, le 17 septembre. CRÉDITS : AHMED OUOBA / AFP

En Côte d’Ivoire, le FPI réclame l’ouverture d’une enquête pour faire toute la lumière sur l’affaire dite de « l’enregistrement téléphonique ». Depuis la semaine dernière, ce document sonore diffusé sur Internet continue de faire polémique. On y entend la voix de deux hommes, présentées comme celles de Guillaume Soro et Djibrill Bassolé. La conversation aurait eu lieu pendant le coup d’Etat. L’enregistrement n’a pas été authentifié et les entourages des deux hommes ont dénoncé cet audio, parlant d’une manipulation.

L’affaire continue de faire polémique sur les réseaux sociaux et de remplir les colonnes de certains journaux ivoiriens. Face aux propos tenus dans ce document audio, c’est désormais le principal parti d’opposition qui monte au créneau. Le Front populaire ivoirien annonce qu’il saisit le procureur de la République pour faire la lumière sur cet enregistrement, pour savoir si l’une des voix est celle de Guillaume Soro.

« Une enquête est absolument nécessaire. Surtout qu’il s’agit du président de l’Assemblée nationale, les Ivoiriens ont besoin de savoir si oui ou non, c’est lui qui a tenu ces propos-là », estime Franck Bamba, le secrétaire général du FPI chargé de la communication.

Guillaume Soro, le numéro deux de l’Assemblée nationale ivoirienne, a quant à lui démenti son implication en quelques tweets. « Je savais que ça allait être dur, mais je ne savais pas qu’on irait si loin. Grossier », a-t-il écrit sur le réseau social. Son entourage a dénoncé une manipulation et un faux document.

Dans l’enregistrement, on entend deux hommes cherchant à éviter l’échec du coup d’Etat de septembre dernier au Burkina Faso. Des déstabilisations armées du pays sont évoquées. Le document n’a pas été authentifié.

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