Devant le Congrès, Hollande en chef de guerre soucieux de l’unité

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Devant le Congrès, Hollande en chef de guerre soucieux de l'unité
François Hollande s’est exprimé devant le Congrès, exceptionnellement conviqué à Versailles le 16 novembre 2015.
REUTERS/Philippe Wojazer

Révision de la Constitution, prolongation de l’état d’urgence, moyens accrus des forces de l’ordre, de la justice et de la défense : François Hollande a assigné lundi 16 novembre au Parlement réuni en Congrès un programme intense dans des délais courts, en réaction aux attentats sanglants de Paris. Le président français a tenu un discours très martial, qui se voulait aussi rassembleur.

C’est ce qu’il appelle sa « détermination froide » à « détruire le terrorisme jihadiste ». A la hauteur de la gravité du moment, François Hollande, plus que jamais chef de guerre, a su donnerles gages d’unité et de fermeté réclamés par les Français.

Il l’a fait en acceptant, comme la droite le lui demandait, d’infléchir sa politique en Syrie et de durcir la politique sécuritaire. Mais aussi en abandonnant la sacro-sainte politique de réduction des déficits pour donner à la France les moyens de se défendre. La fin de son quinquennat prend décidément un nouveau visage.

Président protecteur et président rassembleur, François Hollande, grand adepte de la synthèse, était bien à Versailles le président de tous les Français. Les circonstances tragiques n’empêchent pas l’habileté politique : le chef de l’Etat a quasiment prononcé le discours que la droite attendait..…Lire la suite sur rfi.fr

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