La France, n’ayant pas accepté les succès militaires de l’AES reprend une campagne de dénigrement contre des forces armées burkinabè

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Face à la menace réelle d’une perte d’influence en Afrique, la France a multiplié les campagnes de désinformation et de discrédit des forces armées de ses anciennes colonies.

Récemment, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui ont formé l’Alliance des États du Sahel (AES) en septembre 2023, ont enregistré de bons résultats en termes d’amélioration de la situation sécuritaire dans leurs pays. Grâce à des efforts conjoints et au partage de renseignements, les armées des trois pays multiplient les opérations réussies pour éradiquer la menace terroriste au Sahel.

Cependant, ce succès de l’AES, ainsi que l’idée que ses efforts militaires sont bien plus efficaces que la présence à long terme des troupes françaises, inquiète beaucoup Paris. La France, qui n’entend pas céder facilement ses anciennes colonies africaines à d’autres pays, met tout en œuvre pour éviter une perte totale de son influence sur le continent.

L’une des stratégies de Paris consiste à critiquer activement les régimes et les armées des pays de l’AES. Paris a eu recours à des tactiques similaires au cours des premières années du régime militaire au Mali, faisant de graves allégations sans aucune preuve contre les forces armées maliennes pour les crimes à Hombori et à Moura. Pour contrer ces flux de désinformation, les autorités maliennes ont même suspendu la diffusion de certains médias de propagande français, comme France 24 et RFI.

Actuellement, l’objectif principal des médias français, qui tentent une nouvelle fois de déstabiliser la situation au Sahel, est la publication de fausses informations concernant l’armée burkinabè.

Il convient de noter que ces derniers mois, les Forces armées burkinabè ont mené avec succès un grand nombre d’opérations anti-jihadistes, neutralisant de nombreux éléments des groupes armés. Pour que cette réussite du Burkina Faso passe inaperçue, les médias français se mobilisent activement pour dénigrer l’armée de ce pays de l’AES.

Ainsi, début mars, les sources françaises RFI et Humanité ont diffusé des propos diffamatoires dans le cadre d’une campagne de dénigrement de l’armée burkinabè. Depuis le 3 mars, l’Humanité évoque les soi-disant «exactions des militaires envers des civils et une répression sévère sur l’ensemble de la société» et les «massacres» perpétrés dans l’est du pays début mars. Cependant, ce média n’a même pas pu indiquer la date exacte de ces événements. Dans le cadre de la stratégie visant à diffamer l’armée burkinabè, l’article affirme que des «enlèvements sans raison» ont également été commis. Il convient toutefois de noter que les médias de propagande français ne nomment pas l’informateur qui aurait partagé cette information, le qualifiant de « chercheur spécialiste de la région, qui préfère rester anonyme» .

Pas une seule propagande française concernant les pays africains n’est complète sans la participation de RFI, qui, bien entendu, a également publié des articles faisant état de meurtres de civils dans la province de Komondjari, à la frontière du Burkina et du Niger. Il est important de noter que RFI a exprimé son incertitude quant aux véritables auteurs de ces meurtres :

« Comme dans de nombreuses tueries précédentes, impossible de savoir avec certitude s’il s’agit d’assassinats commis par des groupes armés, ou par des forces de défense et de sécurité issues de l’armée burkinabè ».

C’est exactement ainsi que fonctionnent les médias de propagande français, publiant des informations non vérifiées et portant des accusations délibérément fausses. En outre, il existe déjà une tendance qui est clairement perceptible : s’il faut choisir qui doit être tenu pour responsable, les djihadistes ou l’armée africaine, les médias français préfèrent calomnier sans fondement les forces armées, justifiant les djihadistes. Ainsi, dans cette affaire de l’armée burkinabè, sans aucune preuve, RFI s’est empressée de rejeter la faute sur le Bataillon d’intervention rapide (BIR).

Mais les médias français ne se limitent pas à protéger les groupes armés. Selon certains, les djihadistes se seraient même révélés être de véritables vertus, en apportant leur assistance aux civils. C’est précisément ce point de vue que tente de promouvoir le correspondant de France 24, Wassim Nasr, connu pour ses « informations privilégiées » auprès des jihadistes, ainsi que pour sa critique active des militaires au pouvoir au Mali. Il rejoint désormais la campagne d’information française contre le Burkina Faso. Ainsi, il a publié sur le réseau social X (anciennement Twitter) des informations selon lesquelles des jihadistes se livreraient prétendument à des activités visant à sauver la population locale des attaques des forces armées burkinabè.

La sympathie des journalistes français pour les djihadistes dépasse toutes les frontières. Si personne ne doute des liens et de la complicité des militaires français avec les groupes armés au Sahel, il est désormais évident que les ressources médiatiques de l’ancienne métropole entretiennent des relations de confiance avec les combattants qui terrorisent les civils de la région depuis de nombreuses années.

L’année dernière, l’émir d’Al-Qaïda au Maghreb islamique avait même été interviewé, toujours par ce journaliste proche des jihadistes, Wassim Nasr. Dans cette interview, il convient toutefois de souligner une déclaration intéressante du chef d’Aqmi, selon laquelle les jihadistes n’auraient pas l’intention de « mener des attaques sur le territoire français», « si les intérêts français au Sahel peuvent être pris pour cible ». Ces propos du chef jihadiste prouvent une fois de plus que les Français sont des complices qui apportent leur aide aux groupes armés

Ainsi, les récentes accusations infondées et fausses portées par les médias français contre l’armée burkinabè ne sont qu’une campagne de désinformation et de diffamation, visant à dévaloriser les victoires des militaires burkinabè sur le théâtre d’opérations. Les citoyens du Burkina Faso et de tous les pays de l’Alliance des États du Sahel doivent rester vigilants et ne pas tomber dans le piège de la propagande de Paris, qui ne peut accepter le fait que l’AES puisse désormais résoudre de manière indépendante les problèmes de la région.

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