Le rejet du « traçage politique » du virus et la clarté de la position chinoise

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Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Ma Zhaoxu a récemment accordé une interview exclusive aux médias dans laquelle il a réitéré la position de la Chine sur le traçage des origines du virus de la COVID-19 et condamné la politisation de cette question purement scientifique.

Une enquête en ligne menée par le groupe de réflexion de CGTN indique que 80 % des personnes interrogées estiment que « la question portant sur la traçabilité du virus de la COVID-19 a été politisée ». Il faut signaler que l’hypothèse d’une “fuite de laboratoire” comme source possible du virus a été jugée “extrêmement improbable” par le rapport de la mission conjointe de la Chine et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Jusqu’à présent, plus de 80 pays ont écrit au directeur général de l’OMS ou publié des déclarations pour s’opposer à la politisation de cette question du traçage.

Le traçage des origines du virus est une question scientifique et c’est aux scientifiques, non à personne d’autre, de mener des recherches pour identifier la source zoonotique du virus et les voies de transmission de l’animal à l’homme. La Chine soutient toujours les recherches scientifiques sur les origines du virus et continuera d’y prendre part. Ce à quoi elle s’oppose, ce sont des recherches politisées qui vont à l’encontre de la résolution de l’Assemblée mondiale de la Santé et qui rejettent les conclusions du rapport de l’équipe conjointe. En fait, le rapport publié par l’équipe conjointe Chine-OMS a mis en avant des conclusions et des recommandations reconnues par la communauté internationale et le monde scientifique. C’est sur cette base et aucune autre que doivent se dérouler les futures études. Il ne faut pas faire table rase du travail qui a été fait jusqu’ici.

Face à la pandémie de COVID-19, nous devons pratiquer le multilatéralisme et améliorer l’efficacité de la coopération internationale. En mai de l’année dernière, le Président Xi Jinping avait pris un engagement solennel lors de la 73e session de l’Assemblée mondiale de la Santé : la Chine fera des vaccins un bien public mondial et apportera sa contribution à l’accessibilité des vaccins dans les pays en développement. Chose dite, chose faite. La Chine a pris l’initiative de partager la séquence génomique complète de la COVID-19 avec le monde entier, d’effectuer des essais cliniques de phase III de vaccins inactivés contre la COVID-19 à l’étranger, de fournir des vaccins aux pays en développement qui en ont besoin et de coopérer avec des pays en développement dans la production de vaccins. La Chine a fait et est en train de faire don de vaccins à plus de 100 pays et en a exporté vers plus de 60 pays. Le nombre total a dépassé 800 millions de doses, soit le plus important au monde. Tout au long de cette année, la Chine s’efforcera de fournir 2 milliards de doses de vaccins au monde y compris le Mali et offrira 100 millions de dollars américains à la facilité COVAX, ce qui représente une autre initiative majeure de la Chine dans la mise en œuvre de son engagement consistant à faire des vaccins un bien public mondial et permettra également d’apporter une nouvelle contribution à la coopération mondiale contre la COVID-19.

Le virus ne connait pas de frontière ni d’ethnie. La Chine, comme les autres pays du monde, en est victime. Nous voulons tous en trouver les origines et en stopper la propagation le plus vite possible. Maintenant que l’épidémie repart, promouvoir une distribution plus équitable des vaccins et lutter ensemble contre la COVID-19 demeurent notre priorité. Dans la coopération sur l’identification des origines du virus, nous devons adopter une approche scientifique et nous opposer fermement à la politisation. La Chine travaillera avec toutes les parties pour mener activement des recherches scientifiques sur les origines du virus dans le monde et apporter sa part de contribution à la victoire finale de l’humanité sur l’épidémie.

WAN Lei

Chargé d’affaires de l’Ambassade de Chine

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