Mise en place des autorités transitoires au nord : Les élus locaux interpellent IBK

02 Fév 2016 - 02:31
Mis à jour: 11 ans
82
Mise en place des autorités transitoires au nord :   Les élus locaux interpellent IBK
Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l'Etat, lors de son adresse à la Nation le 31 décembre 2015
Les élus locaux des Régions de Tombouctou, Gao et Kidal s’opposent à la mise en place des autorités transitoires et interpellent le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta. Dans trois correspondances datées du 25 janvier 2016 et adressées au Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, les élus locaux de tous les échelons sans distinction d’appartenance politique se disent très inquiets de l’élaboration d’un projet de loi portant installation des autorités transitoires dans les collectivités des Régions de Tombouctou, Gao et Kidal. Ils affirment ne pas comprendre une telle démarche du Gouvernement dans la mesure où une loi vient de proroger les mandats des organes des collectivités jusqu’à la tenue des prochaines élections communales et régionales. Ils jugent inopportune la mise en place des autorités transitoires. Dans les mêmes correspondances, les élus appellent à l’accélération du processus de cantonnement des combattants des groupes armés mais aussi à la tenue des échéances électorales pouvant installer de nouvelles autorités locales. En interpellant le Président de la République, les élus des Régions de Tombouctou, Gao et Kidal se démarquent des responsables des groupes armés qui se battent depuis quelques mois au sein du comité de suivi de l’accord pour la paix et la réconciliation pour l’installation des autorités transitoires. Selon un élu qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat, la mise en place des autorités transitoires prévue dans l’accord n’est qu’une éventualité. Un autre élu qui n’arrivait pas à retenir sa colère avance que l’installation de ces autorités nécessite la mobilisation de moyens financiers colossaux qui peuvent être investis dans l’organisation rapide des élections communales et régionales. Pourquoi cette distinction entre le reste du pays et les régions du nord ? Ce projet de loi conforte-t-il les responsables de la CMA qui tiennent toujours à leur idée séparatiste ?  Affaire à suivre !   Chiaka Doumbia

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (82)

User
OUMAR DIAKITE
OUMAR DIAKITE 11 ans
Les élus des Régions de Tombouctou, Gao et Kidal, les responsables des groupes armés ,comité de suivi de l’accord pour la paix et la réconciliation et le gouvernement doivent parler de la même voix afin de faire comprendre les dispositions de l'accord et pour permettre l’installation des autorités transitoires.
KISSINGER
KISSINGER 11 ans
Article 3 : Les Institutions de l’Etat malien prendront les dispositions requises pour l’adoption des mesures règlementaires, législatives, voire constitutionnelles nécessaires à la mise en œuvre des dispositions du présent Accord, en consultation étroite avec les Parties et avec le soutien du Comité de suivi prévu par le présent Accord. Je crois donc que c’est dans cette logique que la révision constitutionnelle et l'installation des autorités transitoires doivent intervenir.
SERGESS L'INCORRUPTIBLE
SERGESS L'INCORRUPTIBLE 11 ans
Ils affirment ne pas comprendre une telle démarche du Gouvernement dans la mesure où une loi vient de proroger les mandats des organes des collectivités jusqu’à la tenue des prochaines élections communales et régionales 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8) Bien que faisant partie du MALI le Nord connait une situation particulière car la plus grande partie de la mise en œuvre repose sur cette région. Parmi ces actions il est prescrit l'installation de ces autorités transitoires. Le Csa doit donc expliquer ces dispositions de l'accord aux acteurs civiles.
Le sage
Le sage 11 ans
Il faut dire que l’accord de paix, signé une première fois par le gouvernement et les groupes armés loyalistes le 15 mai, a été difficile à décrocher. Longtemps accusé de ne rien faire pour régler la situation dans le Nord, durement critiqué en coulisses par ses partenaires régionaux et internationaux, IBK a fini par passer la vitesse supérieure. Quant à l’application diligente de cet accord, il faudrait que toutes les parties s’y mettent. Cela va de l’intérêt de la nation. :-D :-D :-D :-D :-D
Mangan Konfata
Mangan Konfata 11 ans
Je pense qu’il est plus difficile de faire la paix que la guerre. En effet, pour une paix durable, il faut le sacrifice et le courage de tout un chacun pour y arriver. Parce qu’il n’y a de paix durable que celle qui ne s’achète au prix d’aucune faiblesse. Par conséquent, je demande à toutes les parties signataires de l’accord d’Alger de s’y investir et d’éviter toutes actions tendant à freiner le processus de paix. VIVE LE MALI UN ET INDIVISIBLE :!: :!: :!:
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (114)
  • Nfp (89)
  • Kankan (53)
  • Sissoko (32)
  • Coulibaly Yacouba (19)