2 052 logements de N’Tabakoro: arrestation de plusieurs présumés jihadistes

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Plus que jamais, les Forces de défense et de sécurité de notre pays sont sur le qui-vive. Avant-hier dans l’après-midi, à la suite d’informations recueillies à travers divers canaux, les Forces de sécurité ont effectué une descente musclée aux 2 052 logements sociaux de N’Tabakoro où elles ont mis le grappin sur une dizaine de présumés jihadistes à l’issue d’échanges de tirs, selon des témoins qui ajoutent qu’au moins un élément du gang a réussi à prendre la poudre d’escampette.

Après le lancement de l’opération de démolition de maisons dans la Zone aéroportuaire, plusieurs familles de victimes avaient éli domicile dans les logements attribués, mais non encore occupés par les bénéficiaires. Ces squatters, au bout d’un certain moment, ont été priés par les autorités compétentes d’aller trouver refuge ailleurs. C’est après ce semblant de retour à la normale, apprend-on, qu’une bande d’individus non identifiés a pris pied dans l’une des maisons des 2 052 logements sociaux de N’Tabakoro.

Etaient-ils présents sur la base d’une sous-location comme c’est souvent le cas dans les cités des logements sociaux ? Etaient-ils attributaires ? S’agissait-il d’une occupation clandestine des lieux ? Aucune source n’y apporte de réponse.

Par contre, leur attitude sectaire, plutôt leur ermitage en vivant reclus n’a pas manqué d’intriguer les rares personnes qui avaient connaissance de leur présence dans ce logement social lesquelles s’en sont confiées après l’intervention des forces de l’ordre.

En tout état de cause, les fouineurs de l’Etat n’ont pas été abusés. Ainsi, apprend-on, après un travail minutieux de renseignement, de recoupements, de guet, la décision a été prise de lancer l’assaut sur ce repaire d’individus jugés suspects qui n’ont d’ailleurs pas accueilli leurs hôtes à coup d’accolade, d’embrassade, de papouille. L’accueil des forces de sécurité était des plus hostiles. La preuve, rapportent des sources, des échanges de tirs ont eu lieu.

Mais, à en croire les mêmes sources, la mission a été couronnée de succès puisqu’une dizaine d’individus a été alpaguée ; un seul probablement ayant réussi à prendre sa jambe au cou.

Une double lecture peut être faite de cette intervention.

La première est la grande vigilance des services de renseignement qui, quoi qu’on pense ou dise, travaillent sans relâche pour déjouer les plans des terroristes. Les exemples ne manquent pas où leur professionnalisme a permis d’éviter le pire. Parce que l’ennemi est partout et peut frapper à tout moment. Aussi ne négligent-ils aucun détail permettant de sauver des vies humaines, des biens matériels et surtout épargner aux populations le traumatisme d’un attentat.

La seconde lecture est relative au rôle de la population civile quant à l’aide à apporter aux forces de défense et de sécurité pour leur sécurité et la sécurité de leurs biens. L’incident des 2 052 logements sociaux de N’Tabakoro interpelle fortement sur l’impérieuse nécessité de collaborer, sans ressentir une quelconque honte d’être catalogué comme délateur. C’est un devoir citoyen dont chacun doit s’acquitter pour l’intérêt général et pour son propre intérêt.

Il faut souligner par ailleurs le renforcement des mesures sécuritaires dans la capitale avec des patrouilles diurnes comme nocturnes ; question de permettre aux citoyens de pouvoir fermer l’œil la nuit après une journée de dur labeur pour la majorité qui ne niche pas parmi les privilégiés. Une détermination salutaire à maintenir, parce que toute baisse de garde pourrait profiter à l’ennemi tapi souvent en des endroits insoupçonnés.

Depuis quelques années, notre pays est en proie à des violences perpétrées par des groupes terroristes. Les conditions de sécurité se sont nettement détériorées dans de nombreuses localités, nonobstant l’engagement sans faille des Forces de défense et de sécurité qui ont recours aux actions civilo-militaires (assistance aux populations sous diverses formes), tout en menant les opérations militaires. D’où l’impérieuse nécessité de faire front commun contre un ennemi commun, en particulier en ces moments où des partenaires stratégiques de notre pays dans la lutte contre le terrorisme ont décidé de trahir leur engagement envers le Mali et le Sahel.

PAR BERTIN DAKOUO

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2 COMMENTAIRES

  1. Guerre du peuple , armée du peuple , si la population collabore les terroristes seront dedécelés surtout en zone urbaine .

  2. Pouvons-nous dire que la totalite du territoire Malien appartient aux Jihadistes/Terroristes et que la terreur est partout maintenant!

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