«Concert pour le Mali à Paris» : certains veulent être de toutes les aventures

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Musique et ethnies au Mali : Richesses d’une diversité

Certains Maliens sont foncièrement méchants et se croient incontournables et indispensables dans l’organisation de n’importe quelle soirée culturelle. Il faut qu’ils arrêtent de créer des problèmes entre les artistes maliens parce qu’ils ne sont pas associés à l’organisation d’un événement.

La nuit du Mali à Paris est organisée par un compatriote du nom de Dawala, le patron de Wati-B, qui fait ce qu’il peut pour faire parler de son pays d’origine, le Mali, contrairement à certains qui cachent leur nationalité d’origine. Ne serait-ce que pour ça, ce jeune doit être soutenu.

Ce n’est pas un événement organisé par le gouvernement malien, mais purement privé, le choix de ses artistes lui revient à 100%. Le montant du cachet est tellement dérisoire que certains artistes ont refusé de participer. Pour Dawala, le plus important était d’organiser un événement culturel d’envergure internationale pour son pays ; il a pris les billets d’avion des artistes et géré les hébergements, ensuite un petit forfait a été donné à chaque artiste sous forme de cachet.

Comme d’habitude, certains ont accepté de l’épauler en acceptant de participer à la soirée et d’autres ont dit non. Il y a même des artistes de certains pays voisins qui ont bien voulu participer à la soirée, car le Mali est un pays frère. Certes, l’organisation matérielle d’un événement n’est jamais parfaite à 100%, mais de là à s’en prendre à Dawala pour des histoires de visas, il ne peut être seul responsable de cela.

Tout bon artiste international doit se munir d’un visa de circulation pour répondre à des sollicitations à chaque instant, même dans la réussite de sa carrière professionnelle. Pourquoi attendre un concert ou une proposition pour commencer à courir derrière le visa ?

Le timing est souvent serré que souvent ça devient difficile même pour un rendez-vous. Que les donneurs de leçons et les autoproclamés spécialistes de la culture aient un peu de retenue. Si ce jeune, Dawala, ne voulait pas du soutien de tous, il ne serait pas venu lancer le projet au Mali en conférence de presse, et tendre la main aux autorités maliennes, en sollicitant des audiences auprès d’elles.

Entre nous Maliens, que l’on soit de l’extérieur ou de l’intérieur, chacun peut apporter sa petite pierre à la construction. Arrêtons enfin de mettre les bâtons dans nos roues. La méchanceté et l’égoïsme ne doivent pas nous rendre aveugles ; acceptons de féliciter ceux qui font un peu pour leur pays. Réponse d’un internaute depuis Paris en réaction au post d’un animateur de l’ORTM.

Le Complice

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