Culture/ Musique : Djélika Diawara, dite Djédjé en force avec l‘album « FARATI »

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Celle qui avait, en 2012, représenté notre pays le Mali, en Cote d’Ivoire, au prix des Koras-Awards dans la catégorie du meilleur espoir féminin, nous revient très bientôt, sur la scène musicale, avec un nouvel album intitulé « FARATI. » de huit titres, bien enlevés, les uns que les autres.

En effet, à l’approche de la nouvelle année qui s’annonce, la coqueluche de la musique intergénérationnelle, Djélika Diawara, dite Djédjé pour ces nombreux fans, plus que jamais sur ses grands chevreaux, la direction artistique des célèbres arrangeurs,  Baba Simaga du Mali et de SCOTTY de la Côte d’ivoire, est en train de boucler avec maestria, l’enregistrement de son prochain album, deuxième du genre, dans sa jeune carrière musicale..

Si la musique pour certains n’est que distraction, pour la sirène de Ségou-Sido ani Balazando, c’est plutôt le pouvoir de vaincre toute forme de défiance sociale.

C’est à ce titre qu’elle ne lésine pas sur les moyens, pour produire de la bonne qualité au profit des âmes très sensibles à la bonne chose musicale.

«  FARATI » ; veut dire en bamanan, « Savoir raison gardé ; Attention ou encore Méfiance ! Ce titre, à n’en point douter, sonne comme un avertissement et un signal interprétatif que l’artiste semble vouloir envoyer à l’endroit de notre communauté, qui est à la croisée des chemins.

Approchée, très courtoise et modeste, Djélika, qui parait très affectée par la crise multidimensionnelles que traverse notre pays, a profité de notre microphone, pour lance un appel à tous les filles et fils de ce pays, dont la fibre patriotique vibre encore et toujours en eux, à la retenue,, la sagesse, unité et la solidarité afin d’éviter à ce beau pays, le pire, dont les conséquences seront fatales pour tous.

« Un musicien chanteur n’est pas, un plaisantin, ni un amuseur public, loin s’en faut ! Nous sommes des libres penseurs, des messagers, qui sommes condamnés, à un moment donné de la vie de la nation, à attirer l’attention des uns et des autres, sur les réalités du temps, les menaces qui planent sur nous, et par la même occasion, inviter chacun, à jouer pleinement sans complaisance sa partition, afin que, le tissu social déjà très affecté par notre faute, ne brule à jamais.

Vous savez, ce n’est pas de gaité de cœur que je m’invite sur la scène publique pour déplorer ce qui est actuellement en train de nous arriver. Cependant, comme dans un grand corps malade, chaque partie ressent la douleur ; il faut une analyse complète, administrer un traitement de choc ! » Avait sagement laissé entendre et de continuer pour dire ceci :

« Force est de reconnaitre que, de nos jours, lorsque vous traversez nos frontières, vous êtes presque indexés par les autres, qui vous regardent comme un apatride à la recherche d’une identité perdue. Nous ne méritons pas cela, c’est pourquoi, j’estime pour ma part, en ma modeste personne, qu’il est donc grand temps, que nous-nous réveillions, nous ressaisissions, pour ne pas prêter le flanc à nos ennemies, tapis dans l’ombre, et qui n’attendent que cela, pour ensuite profiter de notre désunissions, pour assouvir à leurs desseins inavoués.

Autrement dit, ce n’est pas devant un champ de ruine que nous chanteur allons prester et chanter pour les morts !

C’est avec un cœur meurtri, que nous assistons avec amertume à toutes ses déchirures et ses querelles de personnes unifiées, qui malheureusement, n’ont que fait trop de tord à notre Maliba » S’était-elle exprimée en substance, comme pour dire que, les artistes, comme tout autre citoyen malien, ont  leur mot à dire, pour que notre pays se relève des chantiers battus, sorte des cendres de toutes ces années de tergiversation, pour prétendre à une paix des cœurs et des esprits et par conséquent, espérer, à un vrai développement, harmonieux et durable pour nos contemporains et des générations futures.;

Malgré cette posture de tristesse, loin d’elle un désespoir, l’artiste croit savoir que l’espoir est encore permit si seulement si chacun fait son mea-culpa et revient à de meilleur sentiment.

C’est pour quoi, dans son nouvel album dont la sortie officielle est programmée pour courant 2020, Djédjé nous réserve des merveilles. En effet, riche en son et en messages, vous y trouverez de chanson d’amour, d’espoir, de gaité qui pourront donner de joie de vivre, aux maliens qui n’attendent que cela, à l’aurore de cette nouvelle année 2020, qui s’annonce à pas de cheval.

D’ores et déjà son staff est à pied d’œuvre pour mettre tous les ingrédients en place afin qu’une fois disponible, « FARATI », en bon ambassadeur, puisse franchir les frontières de notre pays pour aller à la conquête du reste du monde.

Selon son manager qui reste discret, depuis la mise en ligne et la diffusion de deux morceaux de cet album sur les ondes de nos radios et téléviseurs, les mécènes et autres détenteurs d’espaces culturels font déjà les yeux doux, pour avoir la primeur des prestations de la divas de la musique qui à vue d’œil, reste et demeure plus que jamais très requinquée et déterminée à aller de l’avant dans la cours des grands sur l’échiquier musical national et international.

Chers mélomanes, tenez-vous prêts, car avec la tigresse des scènes, il faut avoir du souffle !

Tchéwi Adams Kanaté, le Tché

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