Attelage gouvernemental Boubou Cissé : IBK face à l’enjeu de sauvetage de sa gouvernance

1

Même s’il a pu gloser la semaine dernière qu’il n’est pas un président mal élu ni honteux, le président IBK lui-même n’ignore pas que sa gouvernance a été plutôt laborieuse du moins durant son premier quinquennat… Quitte à l’équipe Boubou Cissé de faire mieux pour aider à sauver l’image du locataire du palais de Koulouba.

 

Maliweb.net Le gouvernement tant attendu est enfin là ! Il est composé de 38 membres, dont un (1) ministre délégué, et deux (2) de secrétaires d’Etat. La composition de cette équipe gouvernementale ayant pris deux semaines d’attente, preuve que l’accouchement n’a pas été facile compte tenu du choix des hommes et des femmes devant faire face aux défis de l’heure, la priorité serait donc de se mettre au travail, et au plus vite, pour donner de l’espoir aux Maliens fatigués par le poids du quotidien et à la limite du supportable !

En effet, pour en arriver là, il a fallu un accord politique entre le Premier ministre et les acteurs politiques, de la majorité comme de l’opposition, et ceux de la société civile. Le document a été signé le mardi 02 mai 2019 à la primature. Au cours de cette cérémonie, le Premier ministre a été on ne peut plus clair ! « L’objectif n’est point d’annihiler l’opposition politique, ce qui est d’ailleurs impossible, il ne s’agit pas non plus de créer les conditions  d’un partage de gâteau comme le soutiennent d’autres… Par cet accord, nous avons l’opportunité unique de bâtir le Mali, un Mali plus fort, un Mali plus démocratique, un Mali prospère, un Mali des communautés.

Même engagement chez les acteurs politiques et ceux de la société civile qui ont au cœur de leur priorité la situation de l’école malienne, perturbé par la fronde syndicale et dangereusement secouée par le péril terroriste.

Les dégâts du terrorisme sur le système éducatif

Le système éducatif subit de plein fouet les conséquences de l’insécurité au Mali. Des centaines d’écoles sont fermées depuis le début de la crise malienne. Et le nombre d’écoles fermées est en pleine augmentation. Alors qu’en 2015, on avait 280 écoles fermées, plus de 900 écoles sont aujourd’hui silencieuses au Mali. Et plus de la moitié de ces écoles fermées se retrouvent dans la région de Mopti au centre du pays.

La région de Mopti est aujourd’hui considérée comme la plus dangereuse dans le pays. Car rien que dans la région de Mopti, 525 écoles sont fermées, ce qui fait que 2 enfants sur 3, privés de scolarité au Mali, viennent de Mopti. Cette région est jugée la plus risquée du pays du fait des violences intercommunautaires ajoutées aux attaques terroristes.

L’UNICEF prêche la réouverture des écoles

Cette situation anormale inquiète l’UNICEF. La structure onusienne chargée de l’Education et de l’Enfance appelle le gouvernement malien à rouvrir les écoles fermées afin de sauver toute cette génération d’enfants en passe d’être sacrifiés sur l’autel des luttes interethniques et du terrorisme. Néanmoins, il s’observe une note d’espoir, car plus d’une centaine d’écoles ont récemment repris le travail au Mali, à en croire l’Unicef.

Nomination appréciée de Témoré Tioulenta comme ministre de l’Education

Par ailleurs, les revendications des syndicats d’enseignants constituent aussi des menaces au fonctionnement normal de l’école. Et l’opinion ne doute pas que la nomination du nouveau ministre de l’Education nationale, Dr Témoré Tioulenta, un enseignant chevronné qui connait bien le système éducatif national et qui plus est, ressortissant du centre du pays (cercle de Téninkou) est une chance pour sauver l’école.

En effet, l’ancien député de Téninkou, cadre émérite originaire du village de Toguéré Coumbé, Dr Témoré Tioulenta est un universitaire qui connaît très bien les rouages du département de l’Education nationale. Il est professeur d’enseignement supérieur de classe exceptionnelle qui débuta sa carrière en 1978 à l’Ecole normale secondaire de Badalabougou comme professeur de lettres. Il venait juste de décrocher son diplôme en lettres modernes à l’Ecole normale supérieure de Bamako. Quatre années plutôt, il avait obtenu son baccalauréat (série lettres classiques) au lycée Askia Mohamed. On le dit doté d’un sens élevé d’écouté et d’une grande capacité de travail. Il pourra donc, avec la disponibilité des syndicats d’enseignants œuvré à résoudre la crise de l’école et sauver l’année scolaire.

Boubou SIDIBE/Maliweb.net

Commentaires via Facebook :

1 commentaire

  1. “qu’il n’est pas un président mal élu ni honteux, le président IBK lui-même ”
    IBK FERAIT MIEUX DE SE TAIRE, CAR SA LANGUE LE TRAHIT TOUJOURS. SOUVENEZ-VOUS QUAND IL DECLARAIT EN REPONSE A hERVE LADESOUS QUE “NOUS NE SOMMES PAS DES GUEUX” . C’ETAIT UNE TRAHISON DE SA LANGUE CAR DANS SON SUBCONSCIENT, IBK SAIT PERTINAMENT QU’IL A AGIT EN GUEUX EN COURANT DERRIERE LE PRESIDENT MAURITANIEN POUR QUE CE DERNIER AILLE “PRIER” LES REBELLES DE NE PLUS AVANCER DANS LEUR CONQUETE.
    DANS LE CAS PRESENT, QUI LUI A DIT QU’IL EST “MALI ELU” SINON SA PROPRE CONSCIENCE QUI SE MANIFESTE BRUYAMENT? ON DIT QUE “MEME SI LE GRIOT N’A PAS HONTE, SON FRONT SE COUVRE EN TOUT CAS DE SUEUR” EN REALITE, CETTE PHRASE (“président mal élu ni honteux”) TRADUIT LE SENTIMENT QU’EPROUVE IBK DANS SONS SUBCONSCIENT.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here