2ème Assemblée plénière du Comité interparlementaire du G5-Sahel : La gouvernance passée à la loupe des parlementaires

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L’Hôtel de l’Amitié a abrité, le lundi 5 juillet, la cérémonie d’ouverture de la 2ème assemblée plénière du Comité interparlementaire du G5-Sahel. La rencontre se déroulera du 5 au 9 juillet dans la capitale malienne. Au début des travaux, le 1er vice-président du Conseil national de transition (CNT), Assarid Ag Imbarcawane, a invité les parlementaires concernés à des débats francs pour améliorer les questions essentielles de la gouvernance de nos pays.

« Honorables parlementaires, permettez-moi au nom du président du CNT, Malick Diaw, des membres du Bureau et de la Conférence des présidents, de vous remercier encore une fois pour le choix porté sur notre pays, en ce moment délicat de son histoire », a-t-il introduit. Avant d’ajouter que  l’importance des commissions, dans le travail parlementaire n’est plus à démontrer. « Vous le savez autant que moi, les commissions parlementaires sont les organes essentiels du fonctionnement quotidien des chambres des parlements, pour l’élaboration des politiques notamment. Elles jouent également un rôle de contrôle de l’activité gouvernementale et de consultation publique sur les différentes questions qui animent la société », a souligné Assarid Ag Imbarcawane.

Et de préciser que le Comité Interparlementaire du G5 Sahel, dans son Chapitre III qui traite des organes et des attributions en son Article 11, cite les Commissions permanentes parmi les organes après, l’Assemblée plénière, la Conférence des Présidents, le Bureau, et avant, le Secrétariat exécutif. « Votre Règlement Intérieur en son Article 18 énumère les Commissions permanentes du CIP G5-Sahel qui sont entre autres :

  • La commission défense et sécurité ;
  • la commission affaires sociales et migrations ;
  • la commission développement, infrastructures et environnement ;
  • la commission économie, finances et budget ;
  • la commission politique, justice et droits humains ».

Et l’honorable Assarid Ag Imbarcawane d’indiquer qu’en tant que parlementaire, il sait que conformément au Règlement Intérieur, les participants à cette rencontre ont l’obligation d’élaborer des rapports sur l’objet des réunions du genre. Lesdits rapports seront présentés lors des séances plénières pour adoption. « Vous pouvez aussi organiser des missions d’informations et de contrôle sur les projets, programmes et activités du G5-Sahel relevant de vos compétences », a-t-il expliqué. Avant de mettre l’accent sur le travail important qui attend les parlementaires du G5-Sahel dans le cadre de cette 2ème assemblée plénière. » Et, je sais que vous serez à hauteur des attentes que les peuples du G5 placent en vous », a-t-il déclaré.

Il a ensuite présenté succinctement le programme de cette journée assez chargée, qui prévoyait la présentation du déroulement général des travaux (commissions et plénières), la mise à jour de la répartition des membres par commission. A savoir le Burkina Faso avec la Commission Economie, Finance et Budget, qu’il préside ; la Mauritanie avec la Commission Gouvernance, Justice et droit Humains, présidée par elle ; le  Mali avec la Commission défense et sécurité, le Niger pour la Commission, Affaires sociales et migration ; et le Tchad pour la commission Développement, infrastructures et environnement.

La journée se poursuivra, a indiqué Assarid Ag Imbarcawane, avec les Communications introductives. Avant de citer Charles Péguy, un intellectuel engagé qui disait « Le gouvernement parlementaire n’est pas tant le gouvernement de la tribune ; et même, il n’est pas tant le gouvernement des commissions; il est le gouvernement des couloirs.», le 1er vice-président du CNT a assuré ne point douter que les débats se poursuivraient, dans les couloirs de l’hôtel de l’Amitié et autour du déjeuner.

Il faut signaler que la cérémonie solennelle d’ouverture de ces travaux du CIP-G5 Sahel se déroulera sous la présidence du président du CNT, Colonel Malick Diaw demain jeudi dans la salle Djéli Baba Sissoko du CICB.

Rappelons que dans le plan stratégique 2021-2025, il est fait mention de la création d’un environnement juridique et institutionnel favorable à la réussite des initiatives entrant dans le cadre du G5 Sahel, le renforcement de la gouvernance au sein de cet espace, le renforcement des relations de confiance entre les populations locales et acteurs de développement et de paix, la facilitation du dialogue entre acteurs, l’amélioration de l’articulation entre l’offre d’intervention et les besoins locaux.

Bruno D SEGBEDJI

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