Adp-Maliba face à la presse : « Plus jamais ça a son siège », a dit Aliou Boubacar Diallo

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Pendant que le parti au pouvoir se réjouit du  travail des forces de sécurité, le 02 juin 2018, le parti ADAP-MALIBA et son candidat aux élections présidentielles du 29 juillet 2018, Aliou DIALLO,  sont entrain de panser les coups et blessures perpétrées par les forces de l’ordre, qui leurs ont infligés le jour de la marche pacifique de la plateforme pour le changement.   Pour constater les faits, ADP-MALIBA a invité les journalistes et hommes de média à une Conférence de Presse le 03 juin 2018 à son siège.

Devant un parterre de militants et sympathisants, l’Honorable Moussa Oumar DIAWARA dit « Bathy », du mouvement Mali Emergence, et son staff, les journalistes nationaux et internationaux et les curieux du quartier, l’Honorable Amadou THIAM et son staff ont lu, le communiqué de leur Président candidat et répondu aux questions des journalistes.

 Le constat était amer. Les traces de sang jonchaient encore le sol ainsi que les tee-shirts et la banderole affichée. Les étuis de gaz lacrymogène étaient perceptibles à l’œil nu à l’intérieur comme à l’extérieur du bâtiment.

La plupart des militants étaient encore sous le choc à l’heure où se tenait cette Conférence de Presse.

Comment le pouvoir en place a-t-il fait une chose pareille ?

Se demandait une militante choquée et traumatisée.

Pour l’Honorable Moussa Oumar DIAWARA dit « Bathy », du mouvement Mali Emergence : « La riposte sera à hauteur de l’acte qui a été posé le 02 juin 2018. Notre riposte n’est pas forcement de la violence,  mais ce serait une riposte de conviction et d’engagement. Au niveau de Mali Emergence, nous sommes déterminés à continuer le combat pour un changement pour l’alternance.

Nous voulons dire au candidat IBK, que la génération qu’il a opprimée en 1994, est devenue une génération de responsables et de leaders politiques. Ce qui s’est passé en 1994, quant nous étions au lycée, ne se reproduira pas le 29 juillet 2018 ».

ADP-MALIBA envisage une plainte contre le gouvernement malien

Dans son allocution à la foule, l’Honorable Amadou THIAM a d’abord lu le communiqué du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Guteres, ensuite, a salué le courage des uns et des autres et celui des journalistes, avant d’ajouter : « Nous avons demandé aux huissiers de faire le constat, et le comité exécutif du parti a décidé de porter plainte contre le gouvernement pour tous les dégâts matériels causés, les personnes blessées et traumatisées ».

Communique de Monsieur Aliou DIALLO candidat de l’ADP-MALIBA

Voici un extrait du communiqué.

« La répression violente de l’initiative pacifique de marche pour les élections libres et transparente et pour la pluralité des opinions à la télévision nationale est symptomatique du rapport du pouvoir à la société malienne.

Ce samedi 02 juin 2018, le siège de l’ADP-MALIBA a été ciblé délibérément par des tirs de gaz lacrymogène et par ce qui apparait comme des tirs de balles en caoutchouc. Le gouvernement du mali a donc assiégé et attaqué le siège de l’ADP-Maliba alors qu’aucun trouble à l’ordre public n’a été déploré. En agissant ainsi de la sorte, les autorités font une nouvelle fois la preuve de leur faiblesse.

Sous couvert de l’état d’urgence, notre initiative paisible et démocratique avait tout d’abord été abusivement interdite avant d’être violemment réprimée, malgré les appels de la Commission Nationale des Droit de l’Homme. L’intérêt supérieur de la nation commande que l’Etat d’urgence soit au service de la sécurité et de la tranquillité des Maliens. Pourtant, aujourd’hui, les autorités détournent et abusent de ce cadre à des fins purement politiques. L’état d’urgence est brandi comme argument de manière sélective pour réprimer les forces vives de la nation, particulièrement l’opposition au Président sortant.

Qui n’a pas le souvenir des campagnes électorales déguisées, organisées à Koutiala ou à Ségou sur fonds publics pour promouvoir l’image du Président sortant et lui offrir des tribunes pour insulter des responsables politiques ? Dans ces moments, jamais il n’est question d’un quelconque état d’urgence. Qui ne se souvient pas du dernier rassemblement organisé à Kangaba pour, soi-disant célébrer les paysans, tandis qu’à nouveau le Chef de l’Etat sortant nous rappelait « qu’il ne lâcherait le pouvoir pour le père de personne » ? Dans chacune de ses sorties sans jamais faire référence à l’état d’urgence, ce sont nos propres enfants et nos petits-enfants qui sont contraint manu-militari de sortir pour occuper les bordures de route ».

 

 

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