La foule, ce n’est pas le peuple

6

La République a tremblé, la démocratie a vacillé, pour autant l’éternel Djoliba reste dans son lit ; et le Président IBK toujours aux commandes du bateau-Mali ! Pour paraphraser cet autre président victime du déchaînement des foules instrumentalisées, le navire a subi des bourrasques, ‘’le bateau Mali vient d’essuyer une lame d’une violence inouïe, mais il n’a pas chaviré et il ne coulera pas’’. Si tant est que son capitaine du jour, Ibrahim Boubacar KEITA, puisse pouvoir compter sur chacun et tous pour l’amener à bon port conformément à la devise de notre cher pays ; un peuple, un but, une foi !

Est-ce objectivement la situation de IBK, Président d’un pays en guerre, et résolument en guerre « contre tous les manques, contre la précarité, contre le faible taux d’éducation, contre le faible accès aux centres de santé et à l’eau potable, contre la corruption et l’injustice » ? Nul ne conteste aux contestataires leurs diatribes et fulminations contre l’insécurité, les hypothèques sur la souveraineté, les risques de partition du pays, la gangrène corruptrice, le laisser-aller, le l’impunité… sur fond de clientélisme et clanisme.

Pour autant, pour autant ! A la base de notre contrat social, chacun convient et défend comme verset de coran (ou parole d’évangile) que ‘’la souveraineté́ nationale appartient au peuple tout entier qui l’exerce par ses représentants ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice’’ ! Dès lors, comment des leaders dit-on très éclairés, très sages et très respectés peuvent remettre en cause notre contrat social à travers une imposture républicaine sans pareille en se proclamant « peuple » sans aucun mandat du peuple souverain du Mali ?

Les temps changent, le Mali demeure, et dans ses frontières. « L’homme d’acier trempé » qui embastillait à tour de bras les opposants et les déportait à travers le pays pour leur rappeler ce qu’est l’autorité de l’Etat est aujourd’hui «l’aîné sans être le plus âgé » qui accepte « d’être l’aiguille » pour coudre et recoudre « le tissu national » et dis, comme son aîné et prédécesseur « à tous les Maliens et à toutes les Maliennes de la classe politique, des organisations de la société civile, à nos corps en tenue…: Si tous oublient leur ego, si tous oublient leurs appétits, leurs ambitions, leurs calculs et leurs supputations du moment, alors ils seront sans aucun doute ce fil dont l’aiguille a besoin pour coudre » !

Que ceux qui se refuseront d’aventure à s’insérer dans cet impératif national et républicain se souviennent que le 5 juin est passé ; le ‘’18 heures’’ fixé comme ultimatum est passé ; 18 autres heures sont passées ; 18 autres heures passeront… Mais le Mali restera et force restera, inch’Allah, à la Nation et à la République. Et le Président, jusqu’à la fin du mandat que le peuple souverain du Mali a bien voulu lui donner restera à la tête du Mali. In en est ainsi en la démocratie.

Les bravades, les défiances, les provocations de rue, les appels à la subversion et au pronunciamiento ne changeront rien. Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. A ces hybrides qui ont carotté aussi le fruit de la rapine, le peuple demande des réponses : comment appelle-t-on celui qui accepte le bien volé du peuple ? Qui parmi ceux qui crient aujourd’hui n’a pas bénéficié de ce régime ?

Don ka djan a sebali tè ! Un jour viendra, où beaucoup de gens, des deux côtés, répondront de leur forfaiture contre la République et la Nation !

 

PAR BERTIN DAKOUO

Commentaires via Facebook :

6 COMMENTAIRES

  1. CE JOURNALISTE DAKUO EST UN INDIGNE CHRETIEN, UN BOBO APATRIDE.
    TU VEUX DIRE AUSSI QUE LA FOULE DU 26 MARS 1991 N’EST PAS LE PEUPLE AUSSI ;
    CE GENRE DE JOURNALISTE MERITE LA PENDAISON ;
    TU ES INDIGNE CAR TU AS INSULTE LE PEUPLE

  2. *cet autre président victime du déchaînement des foules instrumentalisées,*

    Ce journaliste est atteint d’une cecite couplee de malhonnetete incurable,il ose utiliser le mot “VIICTIME” pour un traite vautre dans le luxe en abandonnant son peuple dans le deshonneur total.
    Quelle honte !

  3. Mr le journaliste si vous prétendez que la foule n est pas le peuple mais il est évident qu’ elle est une partie du peuple Ne minimisez pas les centaines de milliers de manifestants sortis le 5 Juin dernier si c est vous personne ne peut dire qu’ ils ne sont pas le peuple

  4. En 2018,aux termes du premier quinquennat d’IBK, les maliens ont ils élus un président de la république?
    SOUMAILA CISSE, le challenger d’IBK, l’a t’il félicité comme il en a fait en 2002 pour ATT, en 2013 pour IBK?
    POURQUOI A T’IL CONTESTÉ LES ÉLECTIONS DE 2018?
    Est-il possible qu’un président sortant soit sanctionné par les maliens avec le système électoral malien?
    La cour constitutionnelle, structure chargée de juger la sincérité des élections, est elle CRÉDIBLE?
    La souveraineté populaire est exigée pour exprimer les préoccupations de la population au sommet de l’État.
    En d’autre terme, la souveraineté populaire est la concrétisation des espoirs placés à l’homme politique élu.
    Ça veut dire, si cet espoir n’est pas exprimé, la souveraineté populaire disparaît.
    IL NE SUFFIT PAS D’ÊTRE ÉLU POUR FAIRE CE QU’ON VEUT AU SOMMET DE L’ÉTAT.
    On n’est pas élu pour un mandat, on l’est pour un travail.
    Si ce travail n’est pas réalisé, on part à tout moment.
    Comment déterminer que le travail n’est pas accompli?
    On travaille pour soulager la souffrance de la population.
    Si elle pense que l’espoir n’est plus permis, elle peut le manifester par divers moyens jusqu’à bloquer les activités.
    Il va de soit, si un monde ne sort pas, le bloquage ne se fera pas.
    Le cas contraire, le blocage des activités oblige le pouvoir à négocier.
    C’est ce qui est arrivé l’année dernière aboutissant à la signature d’un accord politique avec une partie de l’opposition.
    Si le pouvoir pense que la majorité est avec lui, que son travail est apprécié par une grande majorité, il peut laisser le mouvement mourir de sa belle mort.
    ALPHA OUMAR KONARE l’a fait en 1997.
    Si la majorité est avec les contestataires, le pays va être bloqué aboutissant nécessairement à une crise économique avec toutes les conséquences connues:insurrection populaire pour s’emparer de la présidence obligeant l’autorité politique à utiliser la méthode forte.
    Le signe que la majorité est avec les contestataires conduits par les trois structures est l’intervention de la communauté internationale après la marche du 5 juin.
    La situation sociale du Mali fait que le mouvement est parti pour durer,si IBK pense qu’il peut laisser le mouvement mourir de sa belle mort comme il l’a vécu en 1997.
    Dans les pays où le système électoral est viable, un référendum est organisé pour départager les deux camps.
    En 1968,DEGAUL,constatant que le mouvement contre lui est populaire, a proposé un référendum accepté par les contestataires.
    La victoire de ces derniers a provoqué sa démission.
    En suisse, le référendum est organisé régulièrement pour départager les camps.
    Tout le monde sait que si IBK propose un référendum à ses contestataires, il sera rejeté.
    Notre système électoral ne permet pas d’accepter le résultat du référendum.
    C’EST POURQUOI, IL EST NÉCESSAIRE QUE LE POUVOIR ACCEPTE UNE TRANSITION REFONDATRICE DE L’ÉTAT DU MALI AFIN D’EN FINIR DÉFINITIVEMENT AVEC LA CRISE MALIENNE.
    Les élections organisées dans les conditions actuelles ne peuvent pas signifier la souveraineté populaire.
    C’est une illusion de penser qu’Ibk est un président démocratiquement élu.
    IBK, lui-même, a contesté toutes les élections qu’ils a perdues depuis 2002.
    Ce qui prouve que le système électoral n’est pas fiable.
    Osons franchir le pas d’abréger le mandat d’un président qui a énormément déçu car incapable de satisfaire ne serait-ce qu’une de ses promesses faites.
    L’immense GENERAL DEGAUL est arrivé au pouvoir à la suite d’une contestation populaire.
    Il est parti aussi à la suite d’une contestation populaire l’obligeant à proposer un référendum.
    Le mouvement populaire contre IBK n’est pas comparable à celui contre ALPHA OUMAR KONARE en 1997,ni contre ATT en 2012.
    Ce mouvement est très populaire car IBK a tellement promis et tant fait espérer après une humiliation aboutissant à l’intervention française que sept ans après la déception est immense après avoir constaté qu’Ibk ne pense qu’à sauvegarder son pouvoir,qu’il s’est fait entourer par les membres de sa famille,qu’il est soumis aux séparatistes soutenus par la France,qu’il s’apprête à passer le témoin à un homme de confiance pour éviter d’être poursuivi.
    Qu’Ibk resiste, il n’y a pas de doute qu’Ibk sera confronté à un choix terrible; massacrer la foule ou fuir comme BLAISE COMPAORE.
    C’est un mythe de penser qu’Ibk est élu.
    Il s’est imposé en 2018 après l’avoir été en 2013 par les putschistes.
    Nous avons une occasion de moderniser notre démocratie avec cette mobilisation populaire permettant une organisation sincère et transparente des élections notamment des référendums pour débloquer certaines situations.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here